Fatou Diallo, détective

Fatou diallo détectiveMoi, c’est Fatou Diallo, 9 ans et demi. Avec mon associé Max (oui, bon, c’est un hamster, on fait comme on peut !), bref, avec Max, nous avons créé l’agence de détective FDD. Dès qu’il y a une enquête à mener, un mystère à élucider, on m’appelle. Pour me trouver, c’est simple : cité des Violettes, bâtiment D, à côté de l’escalier.

Fatou sait marchander ! Elle sait ce qu’elle veut et elle ne travaille pas pour rien. Bref, elle connaît sa valeur. Elle n’a pas non plus la langue dans sa poche. D’origine sénégalaise, voilà trois générations que sa famille a immigré en France. Au début du roman, Fatou affirme : « Si je n’avais pas la peau noire, j’aurais sans doute rougi jusqu’aux oreilles de mon impertinence » (p.15). À la lecture de cette phrase, je me suis demandée s’il n’existait pas une autre manière de décrire les sentiments du personnage, une manière qui ne serait pas hégémonique. En effet, on prend la réaction physique d’une personne blanche pour décrire les sentiments d’une personne noire. Pourquoi ?

À la page 49, le voisin arabe de Fatou affirme ne pas être responsable du vandalisme qui a eu lieu dans l’immeuble, mais est persuadé qu’on va lui mettre ça sur le dos à cause de son origine ethnique : être Arabe en France fait de lui la tête de Turc idéale. À ses propos, Fatou répond « Oh, tu sais, ce n’est pas toujours drôle non plus d’avoir la peau noire… » (p.50) Enseignants: si vous lisez ce roman avec vos élèves, demandez-leur ce que Fatou aurait bien pu vouloir dire par là.

Chaque chapitre est une nouvelle enquête de Fatou que l’on s’amuse à suivre dans ses aventures. Le récit m’a intrigué, mais j’ai été agacée des petites pointes de sexisme laissées ici et là (par exemple, que le « foot » n’est pas un sport de fille). Bien sûr, ce sexisme existe dans la réalité, mais comme il s’agit d’une œuvre de fiction pour les enfants, je ne vois pas trop l’intérêt de réitérer ce genre de stéréotypes. La société se débrouille très bien pour nous les resservir à tout moment sans que les artistes s’y mettent aussi. Contexte français.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Emmanuel Trédez
Maison d’édition: Nathan Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782092558232
Public cible: À partir de 8 ans
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Loula part pour l’Afrique

Loula part pour l'AfriqueLoula est une petite fille bien seule. Bien sûr, elle a trois frères, mais ils sont insupportables. Quant à ses parents, ils sont bien trop préoccupés par leur carrière. Sa mère est chanteuse d’opéra et son père fabriquant de moustaches. Un jour n’y tenant plus, elle décide de quitter la maison et de partir pour l’Afrique. Elle emporte avec elle l’essentiel: son service à thé, un dessin et son chat en peluche. Installé devant la maison, dans la grande voiture noire de la famille, Gilbert le chauffeur lui propose de la conduire en Afrique puisque tel est son désir. La petite fille et l’homme vont ainsi à travers la ville faire un magnifique voyage imaginaire en Afrique grâce à la puissance de Gilbert de raconter ce pays, ses paysages, sa végétation, sans oublier sa faune terrifiante.

Quel bonheur de retrouver Loula, que je connaissais déjà et que j’apprécie beaucoup pour la capacité de l’auteure à capter l’imagination des enfants. Dans Loula part pour l’Afrique, la petite fille blonde, mécontente, décide que ça en est assez et qu’elle partira en Afrique, tiens, ça lui fera des vacances. Loula, accompagnée du majordome de la famille, passera l’après-midi à se croire en Afrique. Dans sa tête de petite fille, l’Afrique, c’est loin (très loin!), on y trouve des chimpanzés, des serpents, une jungle, des girafes, un désert, des piranhas et des chameaux. Au final, l’Afrique, c’est aussi un endroit entouré d’eau où on peut admirer les plus beaux couchers de soleil. Et, qui sait, ce n’est peut-être pas si loin que ça finalement… Même si l’imagination de la petite Loula est en quelque sorte un prétexte pour sortir quelques clichés sur le continent noir et qu’il s’agit clairement d’un point de vue d’une fille blanche de classe aisée, Loula part pour l’Afrique est une belle histoire sur l’autonomie, l’imagination et les repères familiaux. À noter qu’il n’y a pas de personnages noirs dans cet album.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Anne Villeneuve
Maison d’édition: Bayard Canada Bouton acheter petit
Année de publication: 2013
ISBN: 9782895795612
Public cible: À partir de 3 ans
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Je blogue chez Planète Diversité !

Salut à tous ! 🙂

Je suis très heureuse de désormais compter le site Planète Diversité parmi mes partenaires. En effet, j’y publie de temps en temps des articles (pour le moment, surtout des critiques de livres) sur la thématique de la diversité raciale et sexuelle en littérature jeunesse (particulièrement pour le lectorat adolescent et jeune adulte).

YAY ! 😀

Sur Planète Diversité vous retrouverez tout ce qui concerne la littérature YA [Jeunes adultes] et la diversité : des chroniques, des discussions et des infos sur les sorties et les adaptations cinématographiques.

Mistikrak et Planète Diversité

Je vous invite à y faire un tour, à suivre le blogue sur wordpress ou par courriel, ainsi que sur Twitter pour être tenu(e) au courant de tous les nouveaux articles !

Merci Planète Diversité pour la belle collaboration 🙂

Valérie

20, allée de la Danse : La tournée au Japon

20 allée de la danse tournée au japonLes élèves de l’École de Danse vont partir au Japon ! Ils se donneront en spectacle dans plusieurs villes. Depuis qu’elle le sait, Maïna ne pense qu’à une chose: elle va enfin rencontrer Daisuke, un Japonais de son âge, avec qui elle correspond sur un site consacré aux figurines porte-bonheur. Daisuke par-ci, Daisuke par-là… Ses copains finiraient presque par être jaloux !

Sixième titre d’une série issue d’une partenariat inédit permettant de rendre compte fidèlement du quotidien des élèves de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris, 20, allée de la Danse : La Tournée au Japon se lit très bien sans avoir lu les tomes précédents. En effet, l’auteure Élizabeth Barféty raconte ici une histoire qui se tient bien en elle-même sur une troupe de danse qui part en voyage en Asie. Dès les premières pages, les personnages nous sont présentés et les membres de la bande de Maïna nous semblent déjà familiers: Constance la brune sérieuse, Zoé la rousse malicieuse, Sofia la timide Italienne, Colas le blond secret et Bilal, le brun qui s’amuse de tout. Malgré leurs différences individuelles, j’ai trouvé les personnages secondaires assez unidimensionnels: Sofia n’est que timide, Bilal n’est que farceur, etc. Cela dit, je ne doute pas qu’à la lecture des autres tomes, chaque personnage gagnera à être reconnu avec plus de profondeur. Maïna est collectionneuse, martiniquaise et douce. Elle parle anglais et un peu de japonais. Elle sait gérer les situations stressantes avec calme et de manière réfléchie. Sa famille ne vit pas en France. Maïna s’interroge sur l’amour et sur sa relation avec Daisuke. D’ailleurs, la complexité des émotions rendent le récit vivant et réaliste. L’auteure nous fait vivre sa passion et son excitation pour la danse et le ballet. Chaque jour, elle fait ce qu’elle aime et elle a les meilleurs amis du monde. Et puis, une danseuse de ballet noire, on n’en voit pas tous les jours, pourtant elles existent et chamboulent les stéréotypes, dont celui, tenace, que le ballet est une danse « pour les blanches ». Pensons à Misty Copeland, Michaela DePrince ou à Alison Stroming.

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« Et quand le cours se termine, elle ressent une joie pure. Simple. « Je ne pourrais pas vivre sans danser », songe-t-elle en se rhabillant. Elle se fait souvent cette réflexion, mais ne cesse jamais de s’émerveiller. « J’ai tellement de chance !  » se dit-elle en se dirigeant vers une autre salle, où aura lieu le second cours de l’après-midi. » (p.24)

J’ai adoré l’atmosphère de camaraderie et l’amitié qui uni tous les membres de la bande de danseurs. Quel plaisir de partager avec Maïna sa fébrilité avant un spectacle, son excitation face aux costumes, son intérêt pour les pièces et les mouvements, les répétitions, les morceaux joués par les pianistes accompagnateurs, le voyage. À noter que les garçons font aussi du ballet et c’est tout à fait normal dans ce livre. J’ai voyagé en même temps que la troupe de danse au Japon en apprenant sur le Meiji-Jingu, un sanctuaire religieux de Tokyo, les ryokans, des auberges traditionnelles de Kyoto, les cerfs de Nara et le métro de Tokyo.

« Lors de son premier spectacle à l’École, sa peau de Martiniquaise lui avait brusquement rappelé sa différence. La couleur des collants « chair », le maquillage que les autres s’échangeaient… Rien n’était adapté à elle ! (…) Maïna sourit en vérifiant son apparence dans le miroir. Elle est habituée maintenant, elle sait mettre ses yeux en valeur pour que son visage soit le plus expressif possible sur scène, et aucune mèche rebelle n’oserait plus frisotter sur son chignon. Elle est prête à entrer en scène.  » (p.85-86)

On retrouve à la fin du récit deux pages informatives sur l’école de danse national de Paris, dont un paragraphe sur son caractère cosmopolite. Un roman très réussi qui nous fait vivre de belles émotions tout en nous faisant découvrir l’univers de la danse classique ! Je recommande !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Élizabeth Barféty & Magalie Foutrier
Maison d’édition: Nathan Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782092572573
Public cible: À partir de 9 ans
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J’adore être papa

J'adore être papaDes créatures mythiques s’amusent dans une contrée magique… jusqu’à ce que le Sasquatch se prenne le pied dans un tronc d’arbre, que la corne de la licorne passe à travers une table et que le bras-en-scie du robot rouille sous la pluie. Mais pas de panique ! Papa est là pour arranger tout ça, même quand un vilain pirate-alligator-volant menace de tout gâcher.

Ahahahah ! Cette histoire est HI-LA-RAN-TE ! On y rencontre des créatures mythiques qui nous racontent à quel point c’est génial d’être qui elles sont, mais aussi ce qui est embêtant quand on est ce qu’elles sont. Sasquash, licorne, montre du Loch Ness, etc. Les personnages se rencontrent l’un l’autre et c’est amusant de les suivre de saynettes en saynettes. Les personnages ne sont jamais tout à fait ce qu’on pense qu’ils sont et ils ne font jamais tout à faire ce qu’on s’attendent à ce qu’ils fassent. Le texte répétitif et humoristique fera la joie des tout-petits qui adoreront découvrir les personnages et faire des prédictions sur ce qui va arriver dans l’histoire. Certains gags passeront inaperçus auprès des enfants, mais feront rire les parents !

Les personnages humains de ce livre sont de toutes origines et les personnages humains principaux ont le teint brun et les cheveux lisses. La petite fille de la famille adore être une « maman-fée-ballerine-médecin » (GIRL POWER! 🙂 ) et le petit garçon aime être un « pirate-alligator-volant ! Cet album est vraiment fantastique; encore une fois, les éditions Scholastic ne déçoivent pas. Bravo !

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Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Dan Bar-el & Gina Perry
Maison d’édition : Éditions Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication : 2017
ISBN : 9781443159876
Public cible : À partir de 3 ans

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La faune et la flore des Antilles: Deux livres publiés chez Auzou

Avec les collections « Mon premier animalier » et « Mes premières plantes », les enfants découvrent les animaux, les fleurs et les arbres à travers des textes simples et de magnifiques photos. Le bananier, l’hibiscus, le palétuvier, le manicou, la queue en ciseaux ou le dynaste n’auront plus de secret pour eux !

 

La flore des antillesTitre : La flore des Antilles
Auteur(s) / Illustrateur(s)
: Jean-Pierre Chaville
Maison d’édition : Éditions Auzou
Année de publication : 2018
ISBN : 9782733858776
Public cible : À partir de 3 ans

 

Les animaux des antilles françaises
Titre
: Les animaux des Antilles françaises
Auteur(s) / Illustrateur(s)
: Patrick David
Maison d’édition Éditions Auzou
Année de publication : 2014
ISBN : 9782733832424
Public cible : À partir de 3 ans

 

J’apprécie beaucoup cette collection de documentaires simples et accessibles. Aujourd’hui, j’ai lu « Les animaux des Antilles françaises » et « La flore des Antilles » . Les livres ont une couverture matelassée et de jolies pages en papier glacé. Les photographies sublimes sont savamment choisies et de qualité. On y voit les sujets photographiées en détails et souvent en gros plan; les enfants adorent! On y retrouve toujours un sommaire au début du livre, ce qui est vraiment fantastique lorsqu’on désire faire une recherche sur un sujet (surtout auprès des enfants de première ou deuxième année du primaire !). Les enfants peuvent ainsi s’initier à l’utilisation d’un sommaire et à la recherche documentaire.  Le sommaire de « La flore des Antilles » inclus une traduction en créole, même si le texte du livre est en français. Particulièrement bien adapté pour une exploitation en classe, j’aime bien intégrer de temps en temps les documentaires de cette collection des éditions Auzou dans les boîtes à lire que je confectionne pour les enseignants dans le cadre de mon travail. Les enfants adorent, surtout au premier cycle du primaire ! Voici d’ailleurs un aperçu du catalogue 2018-2019 de la collection:

Auzou Premier animalier

Idée pour une exploitation en milieu scolaire

Mettez le nez dehors ! Rendez-vous avec vos élèves dans la cours de récréation pour observer la flore et la faune locale. Formez des groupes d’environ cinq enfants. Chaque groupe doit trouver une plante, un insecte ou un animal que vous allez par la suite photographier. N’oubliez pas de noter à quelle équipe appartiennent les photos ! Ensuite, travaillez ensemble pour faire une recherche sur les sujets photographiés par les enfants. Pendant ce temps, imprimez les photos. En grand groupe, formez un livre documentaire à la manière des livres des éditions Auzou que vous pourrez garder dans votre salle de classe ! Les enfants développeront leur sens de l’observation, les bases de la recherche documentaire, le travail d’équipe et même, si vous le voulez, des bases en photographie (ce projet pourrait en être un commun entre le cours de sciences, d’arts plastique et de français !) Enseignants, avez-vous utilisé ces livres avec votre groupe classe ?

Je remercie les éditions Auzou de m’avoir offert ces livres.

 

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Dandara et les esclaves libres

Dandara et les esclaves libresEn pleine forêt tropicale brésilienne, au 17e siècle, des dizaines de milliers d’esclaves fugitifs regroupés dans le camp quilombo de Palmares résistèrent aux Portugais pendant un siècle. Zumbi en fut le chef mythique et Dandara, sa compagne, resta pendant longtemps dans son ombre. L’histoire authentique d’une cheffe rebelle, qui a tenu tête aux colons Portugais contre la barbarie de l’esclavage.

Le livre débute par une introduction par la traductrice et éditrice Paula Anacaona où elle explique comment les premiers Noirs d’Afrique sont arrivés au Brésil, ainsi que le contexte du roman qui se déroule dans le Brésil colonial entre 1680 et 1695. On retrouve ensuite une préface de l’auteure Jarid Arraes où elle présente comment est né l’idée d’écrire l’histoire de Dandara. D’ailleurs, Arraes a beaucoup écrit sur les femmes Afro-Brésiliennes qui ont marqué l’Histoire mais ont été injustement oubliées. J’ai aimé son approche: Alors que plusieurs contestent l’existence même de Dandara, Arraes a décidé de confronter cette idée qu’il ne s’agit que d’une légende. Car même s’il s’agissait que d’une légende, quelqu’un doit l’écrire ! Pourquoi laisser le machisme et le racisme effacer cette histoire ? On sait que Dandara a été l’une des cheffes du quilombo de Palmares, qu’elle a été la compagne de Zumbi, et qu’elle n’acceptait pas le rôle féminin imposé par la société de l’époque. Trois ingrédients qui ont inspirés Arraes à l’écriture de ce roman.

Dandara avait désormais conscience du rôle de chacun, et de l’importance de chaque rôle dans le fonctionnement et la défense de Palmares. Sans personne pour préparer les repas, les guerriers ne pouvaient pas lutter ; sans personne pour cueillir les herbes curatives, les Palmarinos ne pouvaient pas être soignés… Elle avait également réalisé que ces tâches n’étaient pas plus faciles ou exemptes de dangers que les autres – le risque mortel que Bayô avait couru, et la crainte que les guerriers du quilombo avaient manifestée à l’idée de retourner à la rivière, montraient bien que les rôles attribués aux femmes n’étaient pas des rôles de figuration. Même si Dandara préférait s’entraîner au maniement des armes, cette constatation s’installait peu à peu dans son esprit. (p.43-44)

Dandara et les esclaves libres m’a captivée du début à la fin. L’auteure a un style vif et entraînant; difficile de lâcher le livre une fois qu’il est entammé. Aussi, l’inconnu et la découverte m’ont gardé en haleine tout au long de ma lecture. J’admets en connaître peu sur l’histoire des Afro-brésiliens, même si je la sais liée à la mienne, à cette Grande Histoire des populations afro-descendantes. Je connaissais déjà les orixas (divinités originaires d’Afrique qui représentent les forces de la nature) et j’ai été émerveillée de constater que l’auteure s’en est inspiré pour ajouter un élément de fantastique à ce roman. Quel bonheur d’y retrouver Iansà, Oxum, Nana, Iemanja, Xango et Ogum ! Dandara a la peau sombre et les cheveux crépus. Elle porte et sait manier l’épée, elle est courageuse et héroïque. C’est une guerrière vraiment badass, quoi ! 🙂

Ce livre mélange habilement fiction et réalité dans un format agréable. Chaque chapitre est titré et se déploie sur une dizaine de pages. Le fait que les femmes soient au centre du récit rend ce livre audacieux et captivant. Les femmes y sont partout, elles font tout et il n’y a rien qu’un homme puisse faire qu’elle soient incapable d’accomplir. Loin des stéréotypes, les personnages de ce livre sont authentiques, pluriels, uniques. Action, fantastique, éléments historiques, mythologie, romance, suspense… tout est là pour faire de ce roman pour enfant un succès ! Dandara et les esclaves libres est un roman audacieux, palpitant et incontournable. D’ailleurs, les adultes le liront aussi avec beaucoup d’intérêt. Du coup, pourquoi ne pas lire Dandara et les esclaves libres en même temps que votre enfant ? Achetez deux copies et cela vous permettra d’en discuter ensemble au fur et à mesure que votre lecture avance !

Les esclaves fugitifs de Palmares (ainsi que les hommes et femmes nés au quilombo, donc nés libres) vivaient en liberté et semaient la terreur dans la région, adoptant une véritable tactique de guérilla. Ils pillaient les entrepôts, volaient du bétail, incendiaient des propriétés agricoles – et surtout, fait hautement symbolique, libéraient leurs frères et sœurs dans des razzias qui auraient touché plus de 60 plantations de canne à sucre. Il n’en fallait pas plus pour créer le mythe de Palmares, premier royaume Noir hors d’Afrique. (Introduction de Paula Anacaona)

Un livre jeunesse pour souligner le mois de l’histoire des Noirs.

Jarid Arraes est une auteure brésilienne.

Jarid-Arraes

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jarid Arraes
Maison d’éditionAnacaona Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782918799979
Public cible: 11 ans et plus

Je remercie les Éditions Anacaona de m’avoir offert ce livre.

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