Petit oursin

Petit oursinJustine est bien malheureuse. Jamais elle n’aura de beaux cheveux bien lisses comme ceux de son amie Mélodie. Avec ses cheveux qui gonflent tout le temps, Justine ressemble à un petit oursin…

Les cheveux de Justine sont crépus; ils ne coopèrent que très rarement ! De plus, cela prend du temps pour les coiffer et ils ne volent pas au vent comme ceux de ses amies. La pluie les fait friser encore davantage. Tout ceci est le quotidien de bien des fillettes noires qui ont naturellement les cheveux frisés ou crépus, qui se reconnaitreront dans ce livre.

Alors que Justine n’aime pas ses cheveux, ses amis de l’école les admirent, les trouvent beaux et les jalousent. Certains veulent même les toucher (ne vous inquiétez pas, ils demanderont à Justine avant de passer leurs mains dans sa chevelure !) Un livre qui se termine bien et qui accompagnera les petites filles noires vers l’acceptation de leurs cheveux naturels.

Sophie Mondésir est une illustratrice française d’origine guadeloupéenne. Elle est décédée en 2008.

 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Martine Lagardette & Sophie Mondésir
Maison d’édition: Flammarion Jeunesse
Année de publication: 2002
ISBN: 208161412X
Lectorat cible: 5 à 8 ans.
Vous aimerez peut-être: Frisettes en fête, un livre pour développer l’amour de ses cheveux crépus, ou encore Aïxa : Châteaux de Sable, un livre où une filette correspond avec sa grand-mère.

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Tamina couleur soleil

tamina couleur soleil

Tamina est triste car elle ne comprend pas pourquoi elle n’a pas, comme les autres enfants, la peau claire des matins d’hiver. Elle se réfugie au creux de la ramure du laurier-tin et confie son chagrin à son amie la pie. D’oiseau en oiseau, le souci de Tamina parvient aux oreilles du soleil. C’est ce dernier qui expliquera à la petite fille le secret de sa couleur.

J’ai été émue par cette histoire. Tamina est une fille noire qui se demande pourquoi elle est la seule a avoir la peau si foncée. L’histoire débute avec son chagrin, sans qu’on en sache la raison. Le texte, tout en poésie, nous révèle peu à peu ce qui fait pleurer la jeune fille. Les plantes, les étoiles et les animaux sont dotés de raison dans cet univers et c’est auprès de la nature que Tamina tentera de trouver réponses à ses questionnements.

Lorsqu’elle rencontre un corbeau, noir de jais et magnifique, qui lui dit qu’il est tout à fait satisfait de la couleur de son plumage car « le jaune de son bec est bien plus éclatant sur le noir que sur le blanc », Tamina a la réplique facile: elle n’a pas de bec jaune pour justifier l’avantage d’avoir la peau noire et puis, tous les corbeaux sont noirs ! S’il existaient un corbeau au plumage blanc, ce dernier la comprendrait peut-être. C’est ainsi que l’auteur parvient à aborder les enjeux entourant l’identité raciale et le statut minoritaire dans ce livre auprès des enfants.

Au final, c’est le soleil (oui, oui!) qui parviendra à consoler Tamina. Le soleil lui explique qu’à la naissance de la fillette, il la trouvait si belle qu’il n’a pas pu s’empêcher d’attacher son regard à sa beauté. Ainsi, c’est parce que Tamina était le plus beau bébé que la Terre n’ait jamais portée qu’elle a le teint foncé. Joli, non ?

Les illustrations angulaires et aux couleurs franches sont très jolies. Voilà donc un bel album qui sauta apaiser certains maux liés à la couleur de peau chez les enfants noirs ou métissés de descendance africaine ou caribéenne. Recommandé !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ghislaine Biondi & Laurent Corvaisier
Maison d’édition: Gautier Languereau
Année de publication: 2001
ISBN: 9782013908825
Lectorat cible: 7 à 12 ans
Vous aimerez peut-être: Peau noire, peau blanche, un album idéal pour entamer une discussion sur les préjugés raciaux auprès des enfants d’âge scolaire.

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Le pelleteur de nuages

le pelleteur de nuagesElliot adore les nuages, mais il déteste les taches blanches qui sont apparues sur ses mains et grandissent un peu plus chaque jour. À l’école, ses camarades de classe, intrigués, commencent à poser des questions. — Pourquoi changes-tu de couleur ? Vas-tu devenir tout blanc comme Michael Jackson ? Elliot a honte de ses mains qui se décolorent, mais il est aussi inquiet : « Jusqu’où cela ira-t-il ? Si toute ma couleur disparaît, est-ce que je vais disparaître, moi aussi ? » se demande-t-il. Grâce à son imagination débordante, celui que son père surnomme affectueusement « le pelleteur de nuages » trouvera enfin un sens et une beauté à cette différence…

Cette histoire m’a émue. Elliot est un garçon sensible à la beauté du monde, de la nature, et surtout, des nuages. Il entretient une belle relation avec son père avec qui il observe le ciel et marche jusqu’à la confiserie du coin pour déguster de la barbe à papa. Ce dernier aime jardiner, alors que la maman d’Elliot répare des voitures. Mais Elliot s’inquiète: sa peau se décolore. D’abord, des tâches blanches sur les doigts, puis jusqu’au poignet. Si toute sa couleur disparait, est-ce qu’il va disparaitre lui aussi ?

Le printemps, l’été et l’automne, quand il fait beau, Elliot et son père se couchent le dos contre l’herbe. Ils pointent un index vers les nuages. Le doigt du papa est brun chocolat, avec de la terre sous l’ongle. Celui d’Elliot est presque de la même couleur, mais par endroits, le chocolat au lait de sa peau semble taché de gouttes de chocolat blanc. (p.4)

Les douces illustrations de Josée Bisaillon accompagnent le texte en un équilibre parfait. Encore une fois, Simon Boulerice ne déçoit pas. En postface, il écrit avec doigté: « Ceux qui [souffrent de Vitiligo] ont parfois honte de leurs taches. Ils ne devraient pas, car ce sont souvent nos petites imperfections qui nous rendent uniques. » Le pelleteur de nuages est un livre jeunesse qui plaira aussi aux adultes. Il s’agit d’un conte empli de grâce et de poésie.

Je remercie les éditions La Courte Échelle de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Simon Boulerice & Josée Bisaillon
Maison d’édition: La Courte échelle Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782897740979
Public cible: À partir de 6 ans.
Vous aimerez peut-être: De la même illustratrice, il y a Les poupées. Le livre La voix d’or de l’Afrique, qui s’intéresse à l’albinisme, pourrait aussi vous plaire.

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Les incroyables aventures de Baba Wildy

Les incroyables aventures de Baba WildyBaba Wildy est un jeune homme orphelin afro-américain. Son frangin à lui c’est son meilleur copain : un petit hamster au très « très » fort caractère qu’il a surnommé Trombone. Ensemble ils vont devoir affronter les pires individus, les pires situations, frôler la mort et le désespoir ; mais leur amour de la vie les amènera à surmonter les épreuves et faire une découverte extraordinaire à laquelle ils ne s’attendaient plus !

Ce que j’ai aimé

Ce livre a été une découverte pour moi car je ne connaissais pas Sister and Brother, une toute jeune maison d’édition qui se spécialise en littérature jeunesse. « Les incroyables aventures de Baba Wildy » mélange les genres: c’est à la fois un roman et un scénario de film qui d’ailleurs est en préproduction. Le texte est ainsi entrecoupé de scénarimages qui nous indiquent les séquences, les mouvements de caméra, les déplacements des personnages sur l’image et les plans prévus.

Le récit plein de rebondissements plaira aux amateurs d’aventure. Le rythme, soutenu, nous tient en haleine du début à la fin ! De plus, l’amitié entre Baba Wildy et Trombone est touchante. Baba Wildy est un personnage intéressant. Antihéro, il ne se trouve pas particulièrement beau ni intéressant et manque de confiance en lui. Il fera toutefois face à certaines épreuves qui feront de lui un homme plus sûr de lui. Un bon modèle pour les jeunes ! Et puis, je préfère les histoires qui finissent bien et c’est justement le cas dans ce roman.

Ce que j’ai moins aimé

Les femmes ne sont présentes que rarement dans le récit, et lorsqu’elles le sont, cette présence prend soit la forme d’un intérêt amoureux soit celle d’une distraction. Par exemple, lorsqu’on découvre Trouyanov (le vilain de l’histoire) assis à son bureau entouré de « quatre créatures de rêve : une Baba wildyblonde aux yeux verts, une brune aux yeux bleus, une asiatique aux yeux noirs et une métisse aux yeux jaunes » (p.157). J’ignore si je suis plus découragée par l’usage de l’expression « créatures de rêve » (aussi utilisée aux pages 194, 196 et 198) pour faire référence à des personnes humaines, par l’absence de femmes noires dans l’imaginaire de ce que puisse être une femme désirable ou par le fait que la seule utilité de ces femmes est d’être au service d’hommes (notamment en leur servant de la vodka en silence). J’hésite.

Autre exemple: lorsqu’un missile muni d’une caméra dirigé à distance par des agents secrets à l’aide d’un joystick se faufile dans un magasin, se retrouve au milieu du rayon des sous-vêtements féminins et en profite pour stopper sa trajectoire afin de zyeuter les femmes occupées à essayer certains modèles :

Il a les yeux exorbités à la vue de cette foule féminine à moitié déshabillée.
– Oh j’y crois pas. Reluque-moi ça !!! s’esclaffe-t-il.
– Vas-y FREINE !!! hurle Le Hibou
Soudain, le missile s’arrête.
Il reste figé au beau milieu des femmes médusées. Il fait un clin d’œil à Pivert.
– Regarde !!! Les cabines !!!
– Où ??!!!
– Là !!!
Il lui montre un des écrans du doigt.
[…]
– Wahouh !!!! T’as vu les bombes ???!!!! bave Pivert.
Le Hibou découvre une femme à la poitrine imposante.
– Oouhhff le canon !… T’as vu ses boulets?!
(p.45-46)

De plus, l’une des victimes de ce voyeurisme, dont le « soutien-gorge a la graine généreuse » fait même un « sourire un peu effrayé à l’énorme bombe pointée devant elle » (p.46). Sourire bêtement à une arme capable de vous tuer, c’est quand même assez étrange. L’auteur utilise aussi à l’occasion le terme « donzelle » pour faire référence à Blanche, une jeune femme aveugle dont Baba est secrètement amoureux (p.116). Bref, usage de ces termes péjoratifs et irrespectueux envers les femmes, ainsi que leur représentation plutôt paternaliste m’a dérangé.

Avis aux parents: À noter qu’on fait usage d’armes à feu dans le récit, que des personnages abusent de l’alcool fort (on affirme d’ailleurs que l’alcool est un remède « très, très efficace […] contre la solitude » (p.193)) et qu’il y a présence de quelques vulgarités. Pour lecteurs avertis.

Je remercie les éditions Sister and Brother de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Éric Atlan
Maison d’édition: Éditions Sister and BrotherBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 295633400X
Public cible:  Ados

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On est pas des super-héros / On n’est pas des poupées / Ni poupées ni super-héros

On n'est pas des super-hérosOn n’est pas des super-héros

Un album sur les stéréotypes sexistes où des garçons racontent entre autres qu’ils n’aiment pas se battre, aiment les câlins et sont admiratifs devant l’intelligence des filles.

Ce livre est une pépite d’or. Il est tout désigné pour parler du sexisme auprès des enfants en s’adaptant à leur ton, leur vision du monde et leurs préoccupations. J’ai aimé qu’on s’adresse aux garçons, car il est faux de penser que le féminisme ne concerne que les femmes. Des personnages de toutes origines sont présent dans ce livre, dont un garçon noir. Le livre aborde un féminisme plutôt occidental, mais ne prétend pas non plus être universel dans les enjeux qu’il aborde. En fin d’album, une petite présentation du féminisme d’hier à aujourd’hui, avec un focus très français (d’ailleurs on n’a inclus que des hommes blancs dans les courtes présentations biographiques: Nicolas de Condorcet, Victor Hugo, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Auguste Bebel, Friedrich Engels, François Poullain de la Barre, Michel Montaigne).

On n’est pas des poupées

On n'est pas des poupéesOn n’est pas des poupées s’attaque de manière frontale aux stéréotypes de genre, sans périphrases ni métaphores mais avec beaucoup d’humour, de tendresse et de fantaisie ! On n’y trouve pas de clichés, mais des clins d’œil au mouvement féministe, et des petites filles pétillantes qui, au fil des pages, fournissent aux jeunes lecteurs et lectrices des outils pour être soi-même, et non pas ce que les autres voudraient que l’on soit.

J’ai noté la présence de plusieurs personnalités connues dans ce livre, dont Angela Davis qu’on reconnait sur le chandail d’une fille qui a grimpé dans un arbre. Ce livre inclut lui aussi une courte présentation biographique de quelques figures féministes: Olympe de Gouges, Georges Sand, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Virginia Woolf, Rosie la riveteuse, Simone de Beauvoir. Très bien fait, ce livre jeunesse rappelle aux filles qu’elles doivent être libres d’être ce qu’elles sont et de ne pas s’enfermer dans des stéréotypes.

Ni poupées ni super-héros

Ni poupées ni super-hérosParce qu’il n’est jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes Pour que filles et garçons puissent, ensemble, construire un monde antisexiste et égalitaire, On n’est pas des poupées et On n’est pas des super-héros, déjà parus dans cette collection, sont maintenant réunis en un seul livre. Ni poupées ni super-héros, en avant les super-égaux !

Après la lecture de On est pas des super-héros, puis de On n’est pas des poupées, j’ai trouvé dommage la séparation du lectorat: l’un vise les garçons et l’autre, les filles, un peu comme les collections de livres commercialisés pour un genre uniquement. Cette séparation m’a toujours dérangée car il oblige les enfants à choisir entre dragons et princesses, super-héros et animaux, licornes et voitures en fonction de leur genre. Dans Ni poupées ni super-héros, on retrouve une sélection de quelques-unes des pages des deux autres livres de la série. Même si les deux autres livres ont aussi leur utilité, Ni poupées ni super-héros comble le besoin d’un livre jeunesse antisexiste que garçons et filles pourront consulter ensemble. Petit bémol: Ce livre n’ajoute aucun nouveau contenu aux précédents. Très bon quand même ! Dans chacun des livres, on retrouve des enfants noirs ou racisés.

Alors, au final, on achète lequel puisque le contenu est quasiment le même ? Achetez donc les trois. Ça vaut la peine !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Beauvois, Delphine & Claire Cantais
Maison d’édition: La ville brûle Bouton acheter petit
Année de publication: 2014 / 2013 / 2015
ISBN: 9782360120482  / 9782360120369  / 9782360120666
Public cible: À partir de 10 ans
Vous aimerez peut-être: Histoires du soir pour filles rebelles, 100 destins de femmes extraordinaires.

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Histoires du soir pour filles rebelles: 100 destins de femmes extraordinaires

VHistoires du soir pour filles rebelles - 100 destins de femmes extraordinaireséritables contes de femmes – et non simples contes de fées, ces Histoires du soir pour filles rebelles permettront à tous les enfants de se rêver un destin extraordinaire et sans limites. Pirates, scientifiques, romancières, sportives, guerrières, reines et chanteuses, les 100 femmes d’hier et d’aujourd’hui qui figurent dans ce brillant et splendide livre ont eu l’audace de franchir des obstacles et de combattre les injustices pour réaliser leurs rêves. Ces Coco Chanel, Frida Kahlo, Serena et Venus Williams, Hillary Clinton, Marie Curie, Rosa Parks, etc., sont autant de preuves qu’un cœur confiant a le pouvoir de changer le monde. Grâce à ces pionnières inspirantes et déterminées, garçons et filles fermeront leurs yeux le soir venu avec la ferme conviction qu’ils peuvent devenir qui ils veulent, peu importe leur couleur, leur statut, leur âge ou leur sexe. N’est-ce pas là la plus merveilleuse façon de s’endormir ?

Wow. Ce livre est fabuleux ! Écrit et illustré uniquement par des femmes, il présente une centaine de filles et de femmes qui ont pris en main leur destin. Chaque double page s’intéresse à une personne et raconte un pan de sa vie ou ce qu’elle a fait qui se démarque des autres. Les personnalités les plus connues comme Coco Chanel, Cléopâtre, Maire Curie et Rosa Parks côtoient des personnes moins connues mais non moins importantes tel que Ashley Fiolek, une pilote de motocross américaine, Coy Mathis, une élève du primaire transgenre, Jacquotte Delahaye, une pirate haïtienne du 17ème siècle ou Manal Al-Sharif, une militante pour le droit des femmes vivant en Arabie Saoudite. La diversité des femmes présentées et des illustratrices les ayant dessinées donne toute sa force à ce livre merveilleux. Des femmes noires sont aussi incluses dans ce recueil: Alek Wek (top model), Ameenah Gurib-Fakim (présidente et scientifique de la république de Maurice), Balkissa Chaibou (militante nigériane), Fadumo Dayib (femme politique somalienne), Harriet Tubman (combattante pour la liberté américaine), Mae C. Jemison (astronaute et médecin américaine), Maya Angelou (écrivaine américaine), Melba Liston (tromboniste américaine), Michaela Deprince (danseuse de ballet née en Sierra Leona, adoptée par des américains), Michelle Obama (avocate et première dame américaine), Miriam Mekeba (militante et chanteuse sud africaine), Misty Copeland (bellerine américaine), Nanny des marrons (reine jamaïcaine, Nina Simone (chanteuse américaine), Rosa Parks (militante américaine), Serena et Venus Williams (joueuses de tennis américaines), Simone Biles (gymnaste américaine), Wangari Maathai (militante kényane) et Yaa Asantewaa (reine guerrière ghanéenne).

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Petit bémol: malgré un soucis d’inclure des femmes du monde entier, la majorité sont occidentales. Mais ce n’est pas si grave, car la dernière femme de ce recueil n’est nul autre que la lectrice du livre ! Elle pourra écrire son histoire et dessiner son portrait, s’insérant ainsi dans une longue lignée de femmes et de filles fortes, indépendantes et courageuses. Une lecture incontournable.

Un livre jeunesse pour souligner le Mois de l’Histoire des Noirs.

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Elena Favilli & Francesca Cavallo
Maison d’édition: Guy Saint-Jean Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782897584627
Public cible: À partir de 10 ans

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L’ours brun qui voulait être blanc


ours-brun-qui-voulait-etre-blancUn ours brun qui s’ennuie seul dans sa forêt décide de partir à l’aventure. Baluchon sur le dos, il observe plusieurs choses qu’il n’a jamais vues auparavant. Mais c’est une fois arrivé au pôle Nord qu’il fait une découverte des plus surprenantes: là-bas, tous les ours sont blancs.

Ce livre n’est pas qu’une histoire sur la l’identité raciale. C’est avant tout une histoire sur l’ouverture sur le monde, sur le départ du cocon familial et sur l’autonomie. C’est l’histoire d’un ours brun, oui, mais aussi l’histoire d’un ours qui apprend à se débrouiller seul. Il est très sûr de lui, d’ailleurs, jusqu’à ce qu’il rencontre pour la première fois une ourse blanche et ses amies (blanches également) qui insiste un peu trop sur la couleur de sa fourrure. Intimidé par toute cette attention, l’ours décide de se mettre à l’abri des regards indiscrets. Jamais auparavant la couleur de sa fourrure avait-elle été un élément distinctif de sa personne. Et même si les commentaires des ourses blanches et des pingouins sont positifs (« Ça amincit! », « C’est original! », « Le foncé [est] aussi beau que le pâle »), l’ours prend soudainement conscience de sa différence. Il n’est pas qu’un ours. Il est un ours BRUN. Heureusement, il finit par renouer avec l’ourse blanche pour faire plus ample connaissance. Voilà une histoire sur la découverte de l’Autre. Couverture matelassée.

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Jean Leroy & Bérengère Delaporte
Maison d’édition: Éditions les 400 Coups
Année de publication: 2012
ISBN: 9782895406044
Public cible: 3 à 5 ans
Vous aimerez peut-être: Le mouton un peu différent, un livre d’images qui met en scène des animaux de la ferme, ou encore Fourchon, un livre jeunesse qui parle de la différence et de l’acceptation de soi.

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