Ma famille 3 + 1 = 7

Ma famille 3 + 1 = 7.jpgInspiré d’une histoire vraie, ce livre raconte les petites difficultés et les grands bonheurs d’une famille reconstituée… pas comme les autres! On y apprend que le bonheur a la tête dure, que l’espoir a toujours sa raison d’être, et que trois (deux enfants et une maman) plus un (nouveau papa) égale parfois sept. Et même plus, qui sait?

Ce livre est basé sur l’histoire de l’enfance de l’auteure Isha Bottin, qui a changé de pays pour aller vivre au Rwanda avec sa mère et sa petite sœur après le départ de leur père. Les personnages se plaisaient bien en Afrique, là où les gens « rient et sourient tout le temps ». Leur arrivée en occident sera difficile car tout y semble plus triste et terne. D’autant plus que les enfants de l’école se moquent d’eux et les perçoivent comme étrange avec leur accent et leurs histoires d’Afrique. Les enfants feront alors front commun pour traverser cette épreuve ensemble et la famille en sera d’autant plus forte. Puis, la maman tombe enceinte et le bébé ne présage que du bonheur.

Très jolies illustrations et album à couverture rigide en grand format.

 

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Isha Bottin & Gaspard Talmasse
Maison d’édition: Éditions de la Bagnole Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782897141875
Public cible: À partir de 5 ans
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[DÉCOUVERTE] Magazine Ti Racoonteur

ti racoonteur 3

Le magazine Ti Racoonteur a vu le jour en Guadeloupe.  Au travers de ses histoires, jeux et anecdotes, Ti racoonteur transmet l’importance des valeurs familiales et invite votre enfant à découvrir son environnement proche pour mieux le respecter. On retrouve dans chaque numéro trois personnages principaux (Jude, Mesmin et Dania, 3 ans) et leur famille. Ensemble, ils invitent le lecteur à partir à la découverte des îles tropicales. Les personnages humanisés sont magnifiquement illustrés et attachants. Petit bémol: j’aurais par contre aimé plus de diversité capillaire pour la petite famille de raton laveur (tous ont les cheveux lisses blonds, roux ou bruns). Cela dit, le design des personnages est réussi !

Chaque numéro est constitué de plusieurs sections amusantes dont une grande histoire, des jeux et des activités. Par exemple, dans le numéro d’octobre 2018, on apprend à faire pousser un ananas à la maison et on découvre un paysage propre aux Antilles: les cascades ! Les jeux de qualité aideront votre enfant à développer son sens de l’observation, à faire des déductions, à reconnaître et tracer les lettres de l’alphabet et les chiffres et à former des associations logiques.

Au delà du magazine, Ti Racoonteur, c’est aussi un site web complémentaire où l’on retrouve une foule d’information (dont les modalités d’abonnement!), une page Facebook où se réuni toute une communauté, ainsi que diverses animations qui se déroulent en Guadeloupe et en Martinique. L’équipe de Ti Racoonteur est formée de professionnels passionnés d’animations en tout genre et souhaite vous faire passer de bons moments en famille ! Une belle découverte. Pour s’abonner, c’est ici !

Je remercie l’équipe de Ti Racoonteur de m’avoir offert un exemplaire de ce magazine.

Créateurs : Karine Cécé, Marveen Kawamura, Véronique Séguin-Cadiche
Périodicité: 10 numéros par an.
Pays d’origine: France (Guadeloupe).
Public cible: 2 à 6 ans.

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Les poupées

Qles poupées de luca bisaillonuand elle sera grande, Lucie voyagera. Elle dansera au son du tam-tam. Elle sera libre. Elle apprendra peut-être même à lire aux enfants ou soignera les malades, qui sait. Une chose est sûre : elle ne sera pas comme les adultes qu’elle connaît, ces gens prévisibles qui mettent les enfants dans des moules.

Les premières pages du livre ont su capter mon attention. On y découvre une petite fille blanche, Lucie, qui en sait déjà beaucoup sur les grands, par exemple qu’ils sont « extrêmement prévisibles. » Elle sait donc d’avance que sa tante Agathe lui offrira une poupée pour son anniversaire. Sauf que Lucie n’aime pas les poupées, pas plu qu’elle n’aime le rose et les robes. Lucie aime les livres, surtout ceux qui racontent des histoires de petites filles indépendantes et courageuses. Lucie aime aussi la géographie, l’aviation, les inventions, la science, marcher sous la pluie, grimper aux arbres, apprendre. En débutant ma lecture, je me suis dit « Ah, oui ! Un album féministe !  Allez, Lucie, détruis-moi les stéréotypes de genre! » Sauf que Les Poupées, ce n’est pas vraiment ça. Oui, Lucie n’est pas comme les autres filles, mais j’aurais tellement aimé que l’auteur creuse davantage ce sujet plutôt que de se perdre dans toutes les directions. Je m’explique. Lorsque la mère de Lucie lui dit « Mais toutes les petites filles aiment jouer à la poupée ! » et que Lucie s’étonne et répond « Je ne suis pas une petite fille alors ? » (p.8), sa mère est troublée et puis c’est tout. Lorsque Lucie explique que les « grands aiment les choses figées, et quand, par exemple, Lucie a besoin d’un nouveau vêtement ou d’une nouvelle paire de chaussures, samaman essaie toujours de l’influencer. « Tu ne préfères pas cette jolie robe avec des nœuds? », Lucie soupire et puis c’est tout. Lorsque Lucie tente de faire pousser des roses bleues car elle trouve qu’il n’y a pas assez de couleurs dans le jardin de sa mère, cette dernière dit: « Quelle drôle de petite fille j’ai là! » et puis c’est tout.

Ensuite, l’auteur brise le rythme du récit en racontant l’histoire d’une petite fille inventée, Kalina, qui vit en Afrique et qui n’a pas la chance d’avoir des poupées. 13 pages sur les 57 pages du livre lui sont consacrées, comme si c’était un livre à l’intérieur d’un autre. Kalina vit dans un village, sa maison est une case faire de terre séchée et de tiges de paille, elle va cherche de l’eau au puit, sa mère passe la majeure partie de sa journée à écraser des grains de mil pour faire de la farine, elle n’a pas de jouets car sa famille est trop pauvre pour lui en acheter et elle s’éclaire à la lumière d’une chandelle la nuit. Au final, Kalina confectionne elle-même une poupée avec de la paille, du coton, des feuilles de maïs et de la liane. Kalina aime beaucoup sa poupée et ne manifeste pas vraiment le désir d’en avoir une autre, plus occidentale. Toutefois, Lucie va quand même entreprendre d’envoyer toutes ses poupées à Kalina par la poste, sans succès.

les poupées 2

Je n’ai pas aimé ce livre à cause de son côté décousu, malgré la présence d’un texte de qualité, de propos intéressants et d’une mise en page dynamique. Dommage.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Françoise de Luca & Josée Bisaillon
Maison d’édition: Marchand de feuilles Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782923896700
Public cible: À partir de 7 ans.
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Le toboggan

le toboggan fouquierDéjà fini ? Non, encore un tour ! 

Ce livre cartonné pétille et explose de couleurs vives et nettes, parfois fluos (ce rose: quel éclat !). Elsa Fouquier capture un moment de jeu et de découverte, de l’arrivée au centre aquatique jusqu’au moment où il faut se sécher et partir, en passant bien sûr par les descentes follement amusantes dans la glissade du grand bain.

On retrouve dans ce livre une fillette noire coiffée de deux jolies couettes crépues. Il y a aussi des enfants au teint brun, d’autres au teint très pâle, et toutes les couleurs au milieu. Je trouve cela fantastique que l’auteure ait ainsi représenté la diversité dont est constituée notre société. On le sait, ce n’est pas tous les créateurs qui le font !

Ici et là, on retrouve des onomatopées qui rendent la lecture tout à fait plaisante: Snif ! Ça sent le chlore. Pfiou ! Dans le vestiaire, il fait trop chaud. Brrr! la douche est un peu froide. Splash ! Le premier pas dans l’eau. Clac! des lunettes de bain sur le nez. Zip ! Coucou ! Pfff! Houaaa! Hiiii ! Ouf ! Ouhou ! Fshhh ! Ziou ! Woosh ! Youpi ! Plouf ! Un véritable hommage à tous les toboggans aquatiques qui useront encore longtemps nos maillots de bain ! Un livre adorable qui fait sourire. Les enfants en redemanderont !

Dites donc. C’est moi ou ça sent déjà l’été ? 😉

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Elsa Fouquier
Maison d’édition: Marcel et JoachimBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9791092304534
Public cible:  4 à 7 ans.
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Les bananes

Je sais ce que je mange les bananesCrue, en gâteau ou purée, la banane se décline à volonté. Une fois dévorée, elle nous donne pleine d’énergie ! Mais avoir la banane, ça se mérite. Avant d’arriver dans nos assiettes, elle a fait un long voyage…

Publié dans la collection « Je sais ce que je mange », ce livre regorge d’informations sur la banane. Saviez-vous, par exemple, que la banane à l’état sauvage contient de nombreux et minuscules pépins, qu’il s’agit du fruit le plus consommé dans le monde, que le bananier n’est pas un arbre, mais bien une herbe géante qui pousse extrêmement rapidement et qu’il existe 1 500 variétés de bananes ?

Point positif: on aborde aussi les dangers de la culture intensive de la banane Cavendish et des insecticides. On mentionne aussi les ravages de l’utilisation intensive de pesticides notamment en Guadeloupe ou à la Martinique où une partie de la surface agricole a été contaminée.

Dans le texte, on fait notamment référence à Josephine Baker, même s’il ne s’agit pas d’une personnage récurrent. Plutôt, on suit une petite fille noire et un garçon blanc dans diverses scènes de la vie quotidienne avec des bananes.

À la fin du livre, on retrouve une variété de faits divers sur la banane dans de courts paragraphe à la typographie cursive. Les enfants pourront ainsi pratiquer leur lecture en lettres attachées ! Bref, ce livre est très informatif et offre une représentation des personnages noirs qui est normalisée. À noter que le point de vue est Français (on aborde les îles françaises mais pas vraiment les autres, on parle de l’Union Européenne mais pas de l’Amérique). Ce livre est aussi bien adapté à une exploitation en milieu scolaire !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Anne-Claire Lévêque & Nicolas Gouny
Maison d’édition: Les éditions du RicochetBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782352632306
Public cible:  8 à 12 ans.
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Les incroyables aventures de Baba Wildy

Les incroyables aventures de Baba WildyBaba Wildy est un jeune homme orphelin afro-américain. Son frangin à lui c’est son meilleur copain : un petit hamster au très « très » fort caractère qu’il a surnommé Trombone. Ensemble ils vont devoir affronter les pires individus, les pires situations, frôler la mort et le désespoir ; mais leur amour de la vie les amènera à surmonter les épreuves et faire une découverte extraordinaire à laquelle ils ne s’attendaient plus !

Ce que j’ai aimé

Ce livre a été une découverte pour moi car je ne connaissais pas Sister and Brother, une toute jeune maison d’édition qui se spécialise en littérature jeunesse. « Les incroyables aventures de Baba Wildy » mélange les genres: c’est à la fois un roman et un scénario de film qui d’ailleurs est en préproduction. Le texte est ainsi entrecoupé de scénarimages qui nous indiquent les séquences, les mouvements de caméra, les déplacements des personnages sur l’image et les plans prévus.

Le récit plein de rebondissements plaira aux amateurs d’aventure. Le rythme, soutenu, nous tient en haleine du début à la fin ! De plus, l’amitié entre Baba Wildy et Trombone est touchante. Baba Wildy est un personnage intéressant. Antihéro, il ne se trouve pas particulièrement beau ni intéressant et manque de confiance en lui. Il fera toutefois face à certaines épreuves qui feront de lui un homme plus sûr de lui. Un bon modèle pour les jeunes ! Et puis, je préfère les histoires qui finissent bien et c’est justement le cas dans ce roman.

Ce que j’ai moins aimé

Les femmes ne sont présentes que rarement dans le récit, et lorsqu’elles le sont, cette présence prend soit la forme d’un intérêt amoureux soit celle d’une distraction. Par exemple, lorsqu’on découvre Trouyanov (le vilain de l’histoire) assis à son bureau entouré de « quatre créatures de rêve : une Baba wildyblonde aux yeux verts, une brune aux yeux bleus, une asiatique aux yeux noirs et une métisse aux yeux jaunes » (p.157). J’ignore si je suis plus découragée par l’usage de l’expression « créatures de rêve » (aussi utilisée aux pages 194, 196 et 198) pour faire référence à des personnes humaines, par l’absence de femmes noires dans l’imaginaire de ce que puisse être une femme désirable ou par le fait que la seule utilité de ces femmes est d’être au service d’hommes (notamment en leur servant de la vodka en silence). J’hésite.

Autre exemple: lorsqu’un missile muni d’une caméra dirigé à distance par des agents secrets à l’aide d’un joystick se faufile dans un magasin, se retrouve au milieu du rayon des sous-vêtements féminins et en profite pour stopper sa trajectoire afin de zyeuter les femmes occupées à essayer certains modèles :

Il a les yeux exorbités à la vue de cette foule féminine à moitié déshabillée.
– Oh j’y crois pas. Reluque-moi ça !!! s’esclaffe-t-il.
– Vas-y FREINE !!! hurle Le Hibou
Soudain, le missile s’arrête.
Il reste figé au beau milieu des femmes médusées. Il fait un clin d’œil à Pivert.
– Regarde !!! Les cabines !!!
– Où ??!!!
– Là !!!
Il lui montre un des écrans du doigt.
[…]
– Wahouh !!!! T’as vu les bombes ???!!!! bave Pivert.
Le Hibou découvre une femme à la poitrine imposante.
– Oouhhff le canon !… T’as vu ses boulets?!
(p.45-46)

De plus, l’une des victimes de ce voyeurisme, dont le « soutien-gorge a la graine généreuse » fait même un « sourire un peu effrayé à l’énorme bombe pointée devant elle » (p.46). Sourire bêtement à une arme capable de vous tuer, c’est quand même assez étrange. L’auteur utilise aussi à l’occasion le terme « donzelle » pour faire référence à Blanche, une jeune femme aveugle dont Baba est secrètement amoureux (p.116). Bref, usage de ces termes péjoratifs et irrespectueux envers les femmes, ainsi que leur représentation plutôt paternaliste m’a dérangé.

Avis aux parents: À noter qu’on fait usage d’armes à feu dans le récit, que des personnages abusent de l’alcool fort (on affirme d’ailleurs que l’alcool est un remède « très, très efficace […] contre la solitude » (p.193)) et qu’il y a présence de quelques vulgarités. Pour lecteurs avertis.

Je remercie les éditions Sister and Brother de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Éric Atlan
Maison d’édition: Éditions Sister and BrotherBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 295633400X
Public cible:  Ados

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Pas de deux

TPas de deux éditions de la gouttière Delphine Cuveele Dawidaali, un nouvel élève, arrive dans la classe de Luce. En fin d’après-midi, lorsque retentit la sonnerie, tous deux partent dans la même direction, mais pas sur le même trottoir. En chemin, ils tombent sur une drôle de petite souris. Ni une, ni deux, Luce et Taali la suivent et vont vivre, ensemble, plein de joyeuses péripéties. La petite souris va leur en faire voir de toutes les couleurs !

Quelle belle bande dessinée sans texte ! Encore une fois, Delphine Cuveele et Dawid nous offre un petit bijou de littérature, après Dessus Dessous que j’ai d’ailleurs beaucoup aimé. Taali deviens rouge par colère ou lorsqu’il est gêné, bleu lorsqu’il est frigorifié, blanc lorsqu’il a peur et vert lorsqu’il est malade d’avoir mangé trop de sucreries. Pour ne rien rater, l’enfant lecteur devra comprendre quelques codes narratifs propres au genre littéraire de la bande dessinée: un tourbillon au dessus de la tête signifie l’énervement, une ampoule, la réflexion, etc.

On ne peut passer sous silence la petite souris verte qui est présente dans les cases de ce livre, qui coure dans l’herbe et qui est trempée dans l’huile. La référence à la comptine « Une souris verte » est bien là. Une bande dessinée excellente que je recommande vivement !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Delphine Cuveele & Dawid
Maison d’édition: Éditions de la gouttière Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9791092111750
Public cible: 5 ans et plus

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