Toc toc toc, Papa, où es-tu ?

Toc toc toc, papa où es-tuChaque matin, je joue au même jeu avec mon père. TOC, TOC, TOC, il frappe à ma porte, je fais semblant de dormir, jusqu’à lui sauter dans les bras. Mais, un matin. Silence. Papa n’est plus là… Une histoire vraie, un album poignant sur l’absence du père salué par le New York Times.

Je dois absolument débuter cette critique en soulignant la qualité des illustrations de Bryan Collier. Faites de photographies, de collages et d’aquarelles hyper-réalistes, elles témoignent d’un minutieux  travail d’artiste. Tout s’emboîte parfaitement et les techniques mixtes se côtoient comme si elles étaient faites pour être ensemble tout en soutenant habilement le texte. Celle que je préfère, c’est celle où on voit une peinture du jeune garçon devant un miroir où son visage photographié est reflété dans un cadre en bois. Le texte, puissant, ira chercher auprès du lecteur quelques larmes par l’authenticité des émotions véhiculées. L’amour, l’attente, la déception, le manque, l’absence, le vide, l’oubli, l’incompréhension, la perte. En épilogue, l’auteur Daniel Beaty raconte comment la visite de son père en prison a été traumatisante pour lui et comment son absence a créé un énorme vide dans sa vie. L’illustrateur, qui a été touché par le texte de Beaty lorsqu’il l’a entendu sur scène, explique son processus artistique. Cet album fabuleux est à mettre entre toutes les mains.

* Salué par le New York Times.

* Prix Coretta Scott King 2014.

Coup de cœur !

Daniel Beaty est un auteur noir américain.

Daniel Beaty

Bryan Collier est un illustrateur noir américain. 

Bryan Collier

Auteur(s) / illustrateur(s) : Bryan Collier & Daniel Beaty
Maison d’édition: Little Urban Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782374080123
Public cible: 8 à 12 ans.
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La haine qu’on donne

La haine qu'on donneLa jeune noire Starr Carter, 16 ans, vit entre deux mondes : le quartier pauvre où elle habite et le lycée blanc situé dans une banlieue chic qu’elle fréquente. Cet équilibre difficile est brisé quand Starr voit son meilleur ami d’enfance, Khalil, tué par un policier trop nerveux. Son quartier s’embrase, Khalil devient un symbole national. Starr doit apprendre à surmonter son deuil et sa colère.

Ouf. Quelle lecture intense ! Résolument ancré dans son époque, La Haine qu’on donne (version française de The Hate You Give) m’a tenu en haleine du début à la fin. Les personnages sont authentiques et attachants, si bien qu’on a l’impression de pouvoir les rencontrer dans la vraie vie. Je me suis énormément reconnue dans le vécu de Starr qui doit jongler entre son identité noire et sa vie dans un système scolaire majoritairement blanc. Selon elle, « pour les Blancs, être noir c’est la classe jusqu’au jour où ça devient un problème » (p.18). Il est difficile pour elle  de jumeler ses deux univers qu’elle tient à garder séparés car autrement, elle ignore quelle Starr elle est censée être. Puis le racisme ordinaire, elle connaît, par exemple lorsque tout le monde s’attend à ce qu’elle sorte avec Ryan, le seul autre Noir en onzième année. Ou encore lorsque tout le monde suppose que son ami Khalil était un dealer parce qu’il était noir. Ou encore la croyance que la violence envers les Noirs ne concerne que les Noirs.

La star de Williamson ne parle pas en slang — tout ce qu’un rappeur dirait, elle évite, même si ses copains blancs l’utilisent. L’argot, ça leur donne l’air cool. À elle, ça lui donne l’air de sortir d’un quartier mal famé. La Starr de Williamson tient sa langue quand les gens l’énervent pour que personne ne la voie comme une « Noire en colère ». La starr de Williamson est accessible. Pas de sales regards ni de regards en coin — rien. La Starr de Williamson ne fait pas de vagues. En gros, la Starr de Williamson ne donne à personne des raisons de penser qu’elle sort d’un ghetto. Je me déteste d’agir comme ça, mais je le fais quand même (p.82)

 

Face au racisme d’une amie, Starr décide de mettre son pied à terre et de la rayer de sa vie. Pour se donner du courage, elle forme même une « Alliance des minorités » avec Maya, son amie d’origine chinoise. Angie Thomas a écrit ce roman sur une communauté noire américaine et ne fait pas d’excuses: elle dit les choses telles qu’elles sont et avec beaucoup de doigté. Une Noire qui écrit au sujet des Noirs, moi, ça me fait du bien. Un peu moins rythmée, la troisième partie m’a cependant moins plu et la finale m’a semblée racoleuse. Malgré tout, je suis sortie de la lecture de ce roman avec toute sorte d’émotions et le sentiment d’avoir lu quelque chose d’important, de beau et de nécessaire. Par rapport à la violence policière envers les Noirs et ces policiers Blancs qui souhaitent « faire une différence dans la vie des [gens du ghetto] », Starr dit:

C’est drôle. Les esclavagistes eux aussi pensaient qu’ils faisaient une différence dans la vie des Noirs. Qu’ils les sauvaient de leurs « manières africaines ». Autre siècle, même logique. J’aimerais que les gens comme eux arrêtent de penser que les gens comme moi ont besoin d’être sauvés. (p.272)

À noter que la version que j’ai lu a été traduite de l’anglais par Nathalie Bru et adaptée pour le Canada par Rachel Martinez. On y trouve une poignée de québécismes (« kétaine », « J’ai-tu l’air de… », « ma blonde », « c’est plate », « pourquoi que », etc.), mais l’adaptation est somme toute très réussie. Un roman incontournable à mettre entre toutes les mains. Ce roman a d’ailleurs été adapté au cinéma en 2018. #OwnVoices.

Angie Thomas est une auteure américaine.

Angie Thomas

Auteur(s) / illustrateur(s) : Angie Thomas
Maison d’édition: Nathan Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782092589274
Public cible: Ados
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Tu ne manqueras jamais d’amour

tu ne manqueras jamais d'amourTu peux manquer de biscuits, tu peux manquer de lait, tu peux manquer de bas, tu peux manquer d’argent, d’idées et d’énergie… Mais tu ne manqueras jamais, au grand jamais, d’amour. On ne peut pas le mesurer dans un récipient. Il est impossible de l’épuiser complètement. L’amour n’est pas un jeu, on ne compte pas les points. On a beau en donner, il en reste toujours plein.

Voilà le genre de livre qu’il faut lire plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités. Les phrases, succinctes, soutiennent des illustrations abondantes d’éléments narratifs complétant le récit. Deux récits sont racontés en parallèles : celui d’une fille au teint foncé, de sa petite sœur encore en couches et de leur chat noir et brun, ainsi que celui d’un garçon roux, de son chien-saucisse et de son lapin. J’aime particulièrement exploiter ce genre d’album avec les grands lecteurs de troisième ou quatrième année, ou encore avec les lecteurs récalcitrants. Car oui, l’album n’est pas réservé à la petite enfance ! N’hésitez pas à en lire avec vos enfants d’âge scolaire. Le récit est tendre, les illustrations sont touchantes, parfois drôles. Un très, très bel album que je recommande vivement !

tu ne manqueras jamais d'amour 2

* L’auteure Helen Docherty est récipiendaire de plusieurs prix littéraires pour la jeunesse.

Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Helen Docherty & Ali Pye
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443165334
Public cible: À partir de 4 ans
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Petit Robot

Petit robot Ben HatkeD’un côté, il y a une petite fille. Elle est bricoleuse et débrouillarde. De l’autre un petit robot tombé d’un camion… La rencontre a lieu et l’aventure commence. Il faut tout d’abord réparer ce petit robot qui visiblement est cassé. Mais heureusement la petite fille a de l’idée. Et les voilà bien vite à marcher tous les deux. Elle lui montre son univers. Mais à l’usine, les machines implacables donnent l’alerte. Il manque un robot… Bientôt, les deux amis jouent ensemble. Après une course dans la forêt, ils se retrouvent tous les deux face au grillage de l’usine et découvrent un énorme trou. Un énorme robot a pour mission de retrouver l’élément manquant. La course-poursuite entre les deux robots commencent. Et le duel est inégal. Petit robot se retrouve vite à l’usine, de nouveau prisonnier. C’est sans compter sur l’imagination bricoleuse de la petite qui va bien vite trouver la solution et libérer le petit Robot. Ils vont retrouver la liberté… et de nombreux amis, car la demoiselle n’a pas chômé. Elle a réparé et « redonné vie » à de nombreuses machines. La balade et la complicité entre la petite et le robot peut reprendre son cours… 

Je suis sans mots. Cette bande dessinée, presque sans texte, est géniale, loin des gros Petit Robot Ben hatke 2titres commerciaux édulcorés et sans saveur. Et elle m’a touché droit au cœur. Tout simplement sublime ! Les couleurs sont choisies avec soin, et les expressions des personnages sont réalistes et nuancées. Et voilà une bande dessinée pour les enfants avec un personnages principal noir (une fille d’ailleurs) et en plus, elle sait bricoler des robots ! Elle n’est pas parfaite, elle a un peu de mal à se faire des amis et à trouver sa place dans le monde, un peu comme ce petit robot croisé sur son chemin. Un peu comme nous tous. Ce livre est FA-BU-LEUX. Il faut absolument que vous le lisiez, vous ne regretterez pas (car oui, il vous plaira aussi en tant qu’adultes!) Et n’oubliez pas de le faire lire aux enfants de votre entourage.

Coup de cœur !

* Prix Eisner 2016 du roman graphique au Comic-Con de San Diego.

* Prix Gryphon.

* Dans la sélection « Meilleurs livres de l’année 2015 » de Kirkus Review.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ben Hatke
Maison d’édition: Éditions FrimousseBouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782352413363
Public cible: À partir de 8 ans
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Frères

JFrères Kwame Alexander.jpgosh et Jordan sont jumeaux, tous les deux stars de leur équipe de basketball. Guidés par leur père, grand joueur retraité surnommé « Le Boss », les deux frères sont inséparables, dans la vie comme sur le terrain. À mi-chemin entre le slam et le vers libre, Frères, est un texte magnifique qui utilise avec finesse les règles du basket pour dire l’importance de la famille, de l’amour et du libre arbitre.

Une fois qu’on s’est habitué à la traduction française très européenne, ce roman pour adolescents signé Kwame Alexander ne peut que nous charmer.

Josh, le narrateur, énumère en page 22 ce qu’il aime de ses cheveux qu’il porte en dreadlocks. Je ne le dirai jamais assez, mais les cheveux ont une importance capitale pour les personnes afro-descendantes. Pour Josh, ses locks sont des ailes, façonnées mèches par mèches, et constituent une partie intégrante de sa personne. J’ai trouvé cela puissant.

Mes dreads : 5 raisons

5. Certains de mes rappeurs préférés en ont:
Lil Wayne, 2 Chainz et Wale.

4. Elles me donnent l’impression
d’être un roi.

3. Personne d’autre sinon
n’en a dans l’équipe, et

2. ça aide les joueurs à nous
distinguer, moi et JB.

Mais
la vraie raison, c’est que

1. un jour j’ai vu la
vidéo de papa
qui dunk par-dessus
un pivot croate de deux mètres douze
dans l’émission Les meilleurs dunks de tous les temps…
Il décolle — ses longs
cheveux torsadés se déploient
comme des ailes
qui le portent très haut
plus haut
que le cercle.

J’ai su ce jour-là
qu’à moi aussi il me faudrait
des ailes pour m’envoler

Au niveau de la représentation, on a ici deux garçons noirs américains qui jouent au basketball et qui se passionnent pour ce sport. Leur père est présent dans leur vie et s’occupe des tâches ménagères, tandis que leur mère est directrice adjointe de l’école secondaire où ils étudient. Leurs parents s’aiment et se respectent. Ils sont studieux. Josh récolte des A+ en cours d’anglais et rêve d’étudier à l’Université Duke. Premier de classe, il fait aussi du bénévolat à la bibliothèque. Leur mère leur répète sans cesse l’importance des études et les force à livre un livre chaque soir. Ces garçons ce permettent de pleurer lors des moments difficiles et c’est normalisé dans l’histoire. Josh et Jordan grandissent et prennent en maturité au fur et à mesure que le récit avance: Le terrain de basketball est pour eux un terrain d’apprentissage du sport, oui, mais aussi de la vie. Et malgré une rivalité dans la fratrie, Josh et Jordan ont une relation saine. Leur réactions opposées face à la maladie de leur père et l’histoire d’amour de Jordan avec une fille de l’école les éloignera au début, mais finira par les rapprocher.

Le texte en vers libre, déstabilisant au départ, se révèle être une manière fabuleuse de raconter cette histoire. Cette poésie se prête tout aussi bien aux matchs de basketball endiablés qu’aux conflits entre frères. L’auteur a choisi d’inclure une série de règles léguées par leur père qui, plutôt que d’alourdir le récit, lui profère sagesse et  profondeur.

Règle no 3

Ne laissez jamais personne
baisser le panier pour vous.
Les attentes des autres
dépendent de leurs propres limites.
Le ciel, voilà votre limite, mes garçons.
Visez toujours
le soleil
et c’est vous qui brillerez.

Les chutes à la fin des chapitres nous donnent le goût de continuer notre lecture. Difficile de poser ce livre ! Ce roman est excellent et plaira tant aux adolescents récalcitrants qu’aux mordus de lecture. Fortement recommandé !

* Newbery Medal

* Prix Coretta Scott King

Coup de cœur !

Kwame Alexander est un auteur noir américain.

Kwame alexander

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kwame Alexander
Maison d’édition: Albin Michel Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782226328502
Public cible: Ados
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Mandela et Nelson

Nelson et mandelaPlus que trois jours avant le match contre les Allemands. C’est la première fois que l’équipe de foot de Bagamoyo, Tanzanie, va rencontrer une équipe européenne, avec des maillots et tout le grand jeu. En tant que capitaine, Nelson doit encore remettre le terrain en état, trouver des filets pour les buts et réunir tous les joueurs. Parmi eux, il y a Mandela, sa sœur jumelle, imbattable en défense. Leur père les a ainsi baptisés car ils sont nés le 9 mai 1994, le jour où Nelson Mandela est devenu le premier président noir d’Afrique du Sud. Mandela est très différente de Nelson. Elle se mêle toujours de tout et se bagarre à la moindre occasion. Mais dès qu’il est question de football, Nelson peut compter sur elle.

Je ne suis pas adepte de soccer. Heureusement, ce roman de 191 pages signé Hermann Schulz met en scène des personnages forts qu’on se plaît à découvrir, peu importe si ce sport nous intéresse ou pas. En prologue, il y a une liste des personnages de l’histoire, des lieux où celle-ci se déroule, ainsi que quelques mots courants en kiswahili. On y apprend notamment que « Mzungu » est un mot qui désigne tous les blancs, mais qui veut aussi dire « ceux qui ne comprennent rien » ! C’est Nelson qui raconte l’histoire et je n’ai pas senti l’adulte derrière ses mots; l’auteur parvient à se faire oublier et à laisser vivre et évoluer tous ses personnages librement.

Nelson est un garçon calme, alors que sa jumelle Mandela aime se bagarrer, papoter longuement et être au centre de l’attention. Leur père est analphabète et perd son emploi tôt dans l’histoire. Les villes où se déroulent l’histoire sont clairement nommées : Kikoka, Mlingotini, etc. (l’auteur ne se contente pas de parler de l’Afrique comme un tout homogène). L’équipe allemande est perçue par les jeunes joueurs de l’équipe de Nelson comme étant de « vrais joueurs », équipés de souliers et d’équipement spécialisés, alors qu’eux jouent pieds nus avec un ballon rafistolé sur des terrains vagues. Tout au long de ma lecture, j’attendais avec impatience le grand jour, le jour du match opposant l’équipe de Nelson et Mandela aux Allemands. Et même si c’est un homme blanc qui fait parler des personnages noirs, l’accent est mis sur le sport et les personnages sont présentés comme étant maîtres de leur destin, même s’ils sont conscients d’être moins privilégiés que les occidentaux. En somme, ce roman est bien écrit et intéressant, mais plaira surtout aux amateurs de sport. Une histoire réaliste et bien racontée !

« Je me tus. Dans notre équipe, il n’y en avait pas un seul qui soit dans une situation vraiment brillante. La majorité d’entre nous avaient du mal à se procurer des cahiers et des crayons pour l’école et dormaient par terre dans un coin de leur maison. Mais c’était particulièrement dur pour Saïd, avec son père malade et ses cinq frères et sœurs. Je n’aurais jamais imaginé que ce grand gaillard de Kassim se faisait du souci pour lui.  » (p.125)

* Prix Sorcières 2012

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Robinson & Matt De La Peña
Maison d’édition: L’école des loisirsBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782211204415
Public cible: 8 à 11 ans
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Terminus

terminus christian robinson matt de la penaLors de leur voyage en bus, Tom et sa grand-mère découvrent la beauté du monde qui les entoure…

Terminus est un album qu’on lit lentement. Pour admirer les illustrations et savourer les mots. L’illustrateur Christian Robinson utilise avec beaucoup d’inventivité des techniques mixtes telles que la peinture, le collage, l’estampe et le fusain.

Le récit est très bien mené. Au départ, on peut croire que Tom et sa grand-mère sont moins privilégiés que d’autres personnes de leur communauté et on se pose beaucoup de questions, tout comme Tom. Pourquoi prennent-ils l’autobus ? Pourquoi n’ont-ils pas de voiture ? Le quartier couvert de déchets et de graffitis est-il celui de leur maison? Se rendent-ils à une soupe populaire pour dîner ? Eh bien, non, non et non. Tom et sa grand-mère se rendent dans un quartier défavorisé après une matinée à l’église pour y faire du bénévolat. Et c’est magnifique. La grand-mère de Tom trouve toujours les réponses les plus justes, appropriées, authentiques et poétiques qu’il soit. À travers leur trajet en autobus, on découvre toute la bonté, la générosité, le respect et le don de soi dont nous sommes tous capables. Tous les éléments sont là pour faire de Terminus un album qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque personnelle. Fabuleux !

Coup de cœur !

* Médaille Caldecott 2016

* Livre d’honneur 2016 du Coretta Scott King Illustrator

* Médaille John Newberry 2016

 

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Christian Robinson est un illustrateur américain.

christian robinson

Je remercie les Éditions des éléphants de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Robinson & Matt De La Peña
Maison d’édition: Les Éditions des éléphants Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782372730273
Public cible: À partir de 4 ans
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