Disparais !

disparais escoffierCharlotte aime beaucoup ses parents, même si ce ne sont pas les siens. Car Charlotte vient d’une autre planète. De temps en temps, elle s’en souvient. Là-bas, elle faisait tout ce qu’elle voulait, c’est-à-dire n’importe quoi. Quel bonheur ! Ses parents terrestres, eux, n’ont rien compris et passent leur temps à lui donner des ordres absurdes : manger, ranger, se laver, faire ses devoirs, dormir. Aussi, Charlotte a décidé de s’en débarrasser. Mais pour ça, il lui faut une boîte de magie et une baguette…

Cet album est absolument fantastique ! Quel enfant n’a pas rêvé avoir une boîte magique ? Et quel enfant n’a pas rêvé à la liberté de faire tout ce qu’il veut quand il le veut ? Faire disparaître ses parents avec une baguette magique, cela semble de prime abord ne pas être une si mauvaise idée. Mais ce n’est pas si simple…

La famille de Charlotte est multiraciale: son père est noir et sa mère est blanche. Charlotte a les cheveux bruns, courts et lisses. Elle a énormément d’imagination. Elle se sent prête à vivre comme une grande et faire ses affaires de manière autonome, mais elle réalisera que ses parents, même s’ils imposent pas mal de règles, lui apportent confort et sécurité. Cet album est un plaisir à lire et à raconter. Il peut aussi se lire de manière autonome par un enfant en apprentissage de la lecture. Dans cet album, certains dialogues sont présentés dans des phylactères. Le rouge vif et jaune pétant donnent également fière allure à ce livre jeunesse drôle et rassurant à la fois. L’éditeur suggère de 3 à 5 ans, mais les enfants de 6 à 10 pourraient mieux comprendre le récit.

Coup de cœur !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Michaël Escoffier & Matthieu Maudet
Maison d’édition: École des loisirs Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782211231458
Public cible: 6 à 10 ans.

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Les p’tites créatrices: Le défi de Yoli

defi-de-yoli-creatricesYoli apprend que son frère Bonga assiste un célèbre styliste. Dans l’atelier de ce dernier, elle est initiée à la broderie. Pour la jeune passionnée, c’est un défi de concentration et de rapidité.

Voilà un roman d’aventures sur la mode qui saura plaire aux enfants du primaire qui lisent tout seuls. Le livre est très beau, les couleurs sont vives, la reliure est solide et les pages sont en papier glacé. Le texte est écrit suffisamment gros pour faciliter la lecture. Tous les verbes sont conjugués au présent. Le récit est divisé en chapitres, contient des dialogues et des paragraphes. Il est aussi accompagné de plusieurs illustrations en couleur qui complètent bien le texte. Petit extrait:

Yoli, tout en retrouvant ses esprits, reconnaît sa langue maternelle, le kibumdu. Même si cette langue est parlée à Luanda, il n’y a guère qu’à Malanje que les gens l’emploient aussi facilement, car en Angola, la langue la plus parlée est le portugais. (p.10-11)

Yoli, le personnage principal, est d’origine angolaise. Ses parents n’ont pas un rôle important dans l’histoire, mais ceux-ci sont illustrés à la page 49: le père est Noir et la mère, Blanche. Elle a une forte personnalité, est persévérante, intelligente, avide d’apprendre et débrouillarde. Elle apprend à se découvrir elle-même et ose prendre sa place. Un modèle positif pour les jeunes filles qui pourront facilement s’identifier à elle!

J’ai aimé qu’il s’agisse d’un roman sur la mode, mais qu’il ne se contente pas que de parler de paillettes et de beauté. Au contraire, on explique bien toute l’industrie de la mode, tout le travail nécessaire avant qu’un vêtement soit en magasin, et les rôles de plusieurs personnes qui travaillent dans le milieu (chapelier, mannequins, photographes, attaché de presse, artisan, responsable de fabrication, responsable commercial, etc.) Ce roman peut être lu dès l’âge de 7 ans pour de très bons lecteurs, autrement je recommande à partir de l’âge de 8 ou 9 ans.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Mathilde Paris & Shiilia
Maison d’édition: Auzou éditions Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782733841587
Public cible: À partir de 8 ans
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Fourchon

fourchonSa maman est une cuillère. Son papa est une fourchette. Lui, il est un peu des deux. Voici Fourchon ! Il a beau tenter de passer pour une cuillère, puis pour une fourchette, Fourchon n’est jamais choisi lorsque vient le temps de se mettre à table…

Publié dans la collection « Pamplemousse » aux éditions La Pastèque, cet album de Kyo Maclear et Isabelle Arsenault se démarque par son originalité. Il traite de la différence, quelle qu’elle soit, et chaque lecteur pourrait y voir quelque chose de différent. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu dans ce livre car j’y vois une analogie avec la mixité raciale. Une maman cuillère et un papa couteau, c’est un peu comme une maman noire et un papa blanc ou vice-versa; c’est pareil et différent à la fois. Fourchon, quant à lui, a hérité des caractéristiques physiques de ses deux géniteurs: la rondeur de sa mère et les pointes de son père. Les enfants métisses pourront s’y identifier facilement.

L’album traite aussi du sentiment d’appartenance et du rejet. Fourchon est bien embêté de n’être pas « une seule chose » et les autres ustensiles le lui font bien sentir. Autrement dit, il détonne, comme les enfants noirs grandissant dans des environnements où il n’y a que des blancs, ou comme les personnes chrétiennes qui vivent dans des pays à majorité musulmane, ou comme des hispanophones discutant dans un café où la clientèle est presque exclusivement francophone… Bref, tous ces moments où certaines personnes ne sont pas tout à fait comme les autres. Malheureux, Fourchon se dit qu’il faut choisir: soit être une cuillère, soit être une fourchette, mais pas les deux en même temps. Il fera preuve d’inventivité en portant un chapeau melon pour se donner un air de cuillère, mais les fourchettes le jugent trop rond. Il tentera alors de porter une couronne de papier pour avoir l’air d’une fourchette, mais les cuillères le jugèrent trop pointu. À la lecture de ce passage, on peut se demander pourquoi Fourchon n’a pas choisi de porter le chapeau melon auprès des cuillères et la couronne de papier auprès des fourchettes. Je pense que là n’est pas vraiment la question; être accepté au sein d’un groupe parce qu’on porte un masque n’est pas ce que veut Fourchon. Il veut plutôt être accepté tel qu’il est. Ce passage démontre tout de même comment le rejet s’articule dans la société: être trop noir(e) pour les blancs ou trop blanc(he) pour les noirs, cela c’est bien sûr déjà vu, encore aujourd’hui ! La solution que propose les auteures n’est pas de trouver un groupe d’ustensiles qui ressemblent à Fourchon (car des instruments de cuisine qui ne ressemblent ni à cuillère, ni à des fourchettes, bien sûr qu’il y en a: les couteaux, les baguettes chinoises, le presse-ail, le rouleau à pâtisserie, la théière, le malaxeur, les verres à vins, etc.) Fourchon finira plutôt par trouver sa place dans la cuisine (c’est-à-dire le monde) en réalisant que parfois, on a besoin justement de quelque chose d’un peu plus rond qu’une cuillère, mais d’une peu plus pointu qu’une cuillère…

Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont très belles, mais les couleurs choisies sont un peu fades et n’ont pas plu aux enfants à qui j’ai lu ce livre. Aussi, les pages 17-18 où l’on voit une éclaboussure de ce qu’on devine être de la sauce tomate accompagnée de fruits coupés et d’une moitié de poisson ont suscité des réactions négatives auprès d’eux: dégoût, peur, incompréhension. Les plus jeunes ont décroché à partir de ce moment-là, ne comprenant pas que « la chose malpropre » était un bébé, et encore moins pourquoi on le qualifiait de « chose » comme si c’était un objet. Les pages suivantes où la panique s’installe auprès des ustensiles tâchées de sauce rouge évoquent une scène de guerre ensanglantée. Ensuite, la scène où l’on aperçoit l’ombre de « la chose malpropre » effraie, certains enfants ont même pensé que Fourchon était en grave danger et ne comprenaient pas pourquoi il souriait à la fin. La morale de l’histoire est que Fourchon est en réalité parfait tel qu’il est. Bref, la force de l’album est un peu perdue dans la deuxième moitié un peu violente où les illustrations ne parvient pas à toucher le lectorat cible: les enfants.

Bref, aucun personnage noir n’est présent dans cet album jeunesse, même si un deuxième ou troisième niveau de lecture permet d’y voir des personnes métissées. À la toute fin, on découvre que la chose « malpropre » est un bébé blanc. Voilà donc un album au sujet intéressant et traité d’une manière intelligente et inventive, mais dont les illustrations, bien que magnifiques, semblent déplaire à certains enfants.

* Prix jeunesse des libraires du Québec

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Kyo Maclear & Isabelle Arsenault
Maison d’édition: La pastèque éditeur Bouton acheter petit
Année de publication: 2011
ISBN: 9782923841038
Public cible: 4 à 6 ans
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Uppercut

uppercut AhmedPlacé dans un internat pour garçons difficiles, Erwan est envoyé en stage dans un centre équestre, après une fugue. Ce garçon métis, né d’un père sénégalais et d’une mère bretonne, est habitué à se battre, à la moindre remarque sur sa couleur de peau. Et il rêve de devenir boxeur. Face à Gilbert, le directeur du centre, qui lance des blagues racistes sans même s’en rendre compte, il va devoir apprendre à ne plus réagir au quart de tour. Un beau portrait d’adolescent à la dérive trouvant enfin à canaliser sa violence.

On est plongé dans le récit dès les premières pages. En tant que lectrice noire, je me suis sentie très proche du personnage principal, surtout dans ses questionnements, ses doutes et ses craintes. Erwan est passionné de boxe, et surtout de boxe américaine. Il connaît sur le bout des doigts les parcours de Classius Clay, bien sûr, et de Rubin Carer, son idole. L’adolescent est très conscient de la couleur de sa peau: il sait qu’elle le suit partout, où qu’il aille et qu’elle teinte sa vision du monde. Né d’une mère bretonne et d’un père sénégalais, malgré son métissage, Erwan déplore le fait que c’est sa négritude qu’on voit en premier. Après tout, il « ne se balade pas avec un drapeau de la Bretagne dans le dos » (p.20). Le regard que lui lance un fermier blanc occupera d’ailleurs toutes ses pensées.

« Je n’ai jamais compris l’expression jeter un regard noir. Mais interpréter un violent regard de Blanc vers un Noir, oui. C’est ce que venait de faire Gilbert, le fermier. Dans la voiture qui nous ramenait au collège je me refaisais le film du moment passé au centre équestre. De l’arrivée presque insouciante à la poignée de main, ni franche ni vraiment accueillante. Et ces yeux pleins d’étonnement que j’ai traduits par des mots dans l’instant. Merde, ils m’amènent un bronzé. Vous vous rendez compte, un basané dans mes pattes! » (p.33)

L’auteur prend soin de ne pas résumer le racisme qu’aux insultes criées dans les bars ou dans la rue. Dans la première partie du récit se déploient les tentacules d’un racisme beaucoup plus complexe qui se manifeste par l’inégalité des chances, les préjugés, un système qui désavantage les personnes noires. Toutefois, dans la deuxième partie du récit, les insultes racistes sont nombreuses, sans que cela n’ajoute grand-chose au récit. Quelques exemples auraient été suffisants, afin de faire avancer le récit plus rapidement et ne pas perdre le rythme soutenu qui m’avait personnellement tant plus au début du roman.

« Au début de mon séjour à l’internat, il m’a simplement arraché le cœur un peu plus. Alors que souvent j’ai eu envie de détacher cette peau que le père Noël n’a pas. Cette peau qui a coûté la mort à neuf personnes, dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, au mois de juin 2015. Parce qu’elles étaient noires, un taré a décidé qu’elles devaient mourir. Le nom de la ville m’a sauté aux yeux, car c’est à Paterson que la vie de Rubin Carter a basculé. C’est là qu’avait eu lieu la fusillade au bar Lafayette. Dans l’Article de journal qui a attiré mon regard au CDI du collège, on dit qu’au procès, le Blanc qui les avait tués ne regrettait pas son geste. Il était écrit aussi que les juges venaient de le condamner à mort. » (p. 73)

J’ai lu ce roman en une fin de soirée chaude et humide, allongée sur ma galerie montréalaise. D’ici, la France me paraissait bien loin, tout comme les États-Unis auxquels Erwan voue une passion. Ils me paraissaient si loin, et en même temps si proches. Erwan est un personnage fictif, mais il existe aussi en chacun de nous.

Uppercut est un roman réussi, tant sur la forme que sur le fond. Des notes en bas de page qui donnent de l’information additionnelle sur les Black Panters, le KKK, l’expression « Mister Charlie », la chanson « Strange fruit » de Billie Halliday, ou la tuerie par un homme blanc dans une église afro-américaine de Charleston en 2015. J’aurais toutefois aimé plus de références au contexte français puisque c’est dans ce pays que ce déroule le récit. J’aurais aimé savoir ce qui a secoué les Noirs de France, des faits divers aux événements historiques. Les éditions de Rouergue ont également très bien choisi la page couverture; on y voit un garçon qui noue un ruban autour de sa main tel un boxeur professionnel, qui se prépare pour un combat. Pas que sur le ring; mais dans la vie aussi.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ahmed Kalouaz
Maison d’édition: Rouergue jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782812614910
Public cible: 13 ans et plus.

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Rien du tout !

rien-du-toutC’est l’été, Clara en a assez de son emploi du temps réglé comme une horloge. Elle, ce qu’elle souhaite, c’est pouvoir écouter le vent, compter les nuages, respirer la lavande et se perdre dans l’infini. Rien du tout! est un voyage onirique, une ode à la paresse et au repos qui emmènera petits et grands un peu plus près d’eux-mêmes.

Jusqu’ici, aucun livre des Éditions Isatis ne m’avait particulièrement accroché, mais j’ai eu un coup de coeur littéraire pour Rien du tout!, cet album d’une douceur infinie et d’une poésie apaisante. Le format, la poésie, ainsi que l’équilibre entre le texte et l’image m’ont rappelé certains de mes albums jeunesse préférés publiés chez La Bagnole. Le récit offre un champ lexical varié et imagé et apprend au lecteur à faire des inférences et des associations. Les plus grands remarqueront d’ailleurs la présence de personnages déjà rencontrés dans d’autres livres: Le Petit Prince de Saint-Exupéry et Alice au Pays des Merveilles de Carroll, même si ceux-ci ne sont pas explicitement nommés dans le texte.

Publié dans la collection Tourne-pierre, ce livre nous présente Clara, une fillette qui a décidé d’écouler lentement et sans tracas une belle journée ensoleillée. Le livre invite les enfants à prendre une pause en solitaire, à s’écouter, à se connaître, à découvrir le monde qui les entoure et à apprécier les petites choses de la vie qui sont présents à tout instant autour de nous mais que nous ignorons bien souvent. Les enfants d’aujourd’hui sont bien souvent constamment bombardés par toutes sortes d’exigences, ils ont un horaire du temps plus chargé qu’un président d’entreprise, et entre la pratique de hockey, la leçon de piano, le cours de danse, les devoirs, l’école, les sorties familiales et les obligations du quotidien, ils ont parfois peu ou pas de temps pour lâcher prise. Après la lecture de cet album, pourquoi ne pas dégager dans leur horaire une période intitulée « Rien du tout! » où ils pourront rêvasser et se détendre en toute tranquillité?

Pour la petite histoire, j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque pour ma petite de 6 ans, mais c’est plutôt sa petite soeur de 3 ans qui redemandait sans cesse que je la lui lise ! Bien sûr, elle n’a pas tout compris, elle a surtout apprécié les petits animaux qui se cachent à chaque page et répéter les dialogues de Clara. Et puisque Clara lui ressemble comme deux gouttes d’eau, dès qu’elle a vu le livre, ma petite de 3 ans s’est faite toute gênée et heureuse: « C’est moi !!! » s’est-elle écriée, abasourdie. Du coup, je lui lisais parfois le livre en changeant le nom de Clara par le sien! Pour elle, c’était merveilleux de se voir dans un livre. Pour moi, c’était merveilleux qu’elle puisse être représentée dans un livre de qualité en tant que fille métissée. Cela dit, pour en profiter pleinement, je suggère quand même une lecture aux 5 ans et plus, tel que suggéré par l’éditeur. Mais qu’importe! La petite de 3 ans a aimé et puis je me dis, bah, ce livre grandira avec elle si je lui achète!

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Pistes de réflexion pour une exploitation de cet album en classe

  • Pourquoi Clara dit-elle qu’aujourd’hui, elle est un « lézard paresseux »?
  • Entoure seulement les verbes qui sont présents dans le texte (rêvasser, exploser, crier, observer, énerver, rester immobile, sauter, penser, etc.)
  • Fait la liste de tous les verbes dans le texte qui décrivent ce que Clara fait. (ex.: Rêvasser, observer, imaginer, entendre, rester immobile, respirer, penser, etc.). Que remarques-tu?
  • Décris une journée où tu ne ferais rien du tout!
  • Qui sont les deux personnages issus du « monde merveilleux » que Clara à découvert? Comment penses-tu qu’elle les a découvert?
  • Selon toi, c’est quoi, « rien »?
  • Rapport au temps: Combien de temps Clara est-elle restée à ne « rien faire »?
  • À quoi ressemble le père de Clara? Est-il décrit? Est-il illustré?

J’ai adoré cet album qui nous invite à ne rien faire du tout… et d’en profiter pleinement!

Coup de cœur!

Auteur(s) / illustrateur(s) : Marie-Hélène Jarry & Amélie Dubois
Maison d’édition: Isatis Bouton acheter
Année de publication: 2016
ISBN: 9782924309872
Public cible: 6 à 8 ans
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La princesse et le poney

Lprincesse-et-le-poneya princesse Prunelle n’a qu’un vœu pour son anniversaire cette année : qu’on lui offre un cheval. Un grand cheval musclé qui serait digne d’une princesse guerrière. Or, le jour venu, on ne lui offre pas exactement le cheval de ses rêves…

Ce qui m’a d’abord accroché dans ce livre, c’est la page couverture et cette petite fille qui se tient debout, fièrement, le poing levé. Pourquoi ce geste? Ce poing levé, était-ce celui du Black Power? Du pouvoir aux femmes? Et ce titre contenant ce mot « Princesse »… Serait-ce l’histoire d’une princesse forte, maîtresse d’elle-même et de son destin? Sans mentionner les traits physiques du personnage en page couverture: loin des images de top modèles que la société de consommation nous jette en plein visage à longueur de journée, la fille est de petite taille, rondelette, a le teint brun. Cette fillette, je l’aimais déjà avant même de tourner la première page de l’album. À la lecture de son histoire, je n’ai pas été déçue !

La famille qui est mise en scène dans cette histoire est constituée d’un père blanc au teint très pâle et d’une mère non-blanche aux longs cheveux lisses. Prunelle est blonde et son grain de peau est un heureux mélange de celui de ses parents. Prunelle est futée, déterminée, joueuse. Sa chambre semble être le repère d’une adolescente; elle a certainement passé la petite enfance, même si le livre dont elle est le personnage principal semble s’adresser aux 3 à 6 ans. Il s’agit tout de même (aussi) d’une histoire de pets (oui, vous avez bien lu). Ce décalage peut sembler illogique (peut-on être préoccupé par le féminisme à un si bas âge?), et il m’a semblé qu’on perdait un peu le public cible ce faisant. La fillette de 6 ans à qui j’ai lu l’histoire ne semble pas avoir compris les enjeux antisexistes de l’histoire, mais avait passé l’âge de rire des blagues de pipi-caca-pets. J’ai tout de même sentit que la lecture du livre avait contribué à déconstruire certains de ses à-prioris (tout de suite, elle avait pensé que Prunelle VOULAIT un Poney, puisque c’est une princesse et que les princesses aiment les poneys, alors que c’est bien un grand cheval fort que Prunelle désirait).

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Il y a dans ce livre plusieurs niveaux de lecture. Les mots racontent l’histoire « officielle » si on veut, alors que les illustrations racontent une histoire parallèle, une histoire qui, sans prétention et avec humour, dénonce les stéréotypes de genre et le sexisme. Parce que les filles et les garçons sont tout autant capables d’aspirer être des guerrières ou des guerriers.

Ne vous inquiétez pas, l’histoire ne fait pas que l’éloge de la puissance physique et de la guerre; à la fin, c’est en parvenant à attendrir ses compétiteurs (une tactique efficace et sans violence!) que Prunelle gagnera le trophée des Guerriers les plus utiles. De plus, l’histoire se termine sur un gag de pet; les petits de 3-4 ans adoreront, à défaut de ne pas avoir compris le sous-texte féministe.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Beaton
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443147705
Public cible: 3 à 6 ans
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Enquête à quatre pattes

fancette quatre pattesLes aventures de Francette, une petite fille observatrice qui mène plusieurs enquêtes, sont parfaites pour les élèves de CP et de CE1. Dans Enquête à quatre pattes, Francette assiste à un concours de chiens avec Pupuce, le chien de sa grand-mère. Mais il se passe des choses bizarres et Pupuce est en danger. La petite fille réussira à éclaircir ce mystère. Chaque chapitre de 2 ou 3 pages se termine par une question à choix de réponses illustrée qui permet au jeune lecteur de vérifier sa compréhension du texte. Un glossaire clôt le livre. Une histoire amusante, pleine de rebondissements. Contexte français.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Catherine Kalengula & Isabelle Maroger
Maison d’édition: Hatier (Collection Ratus Poche)
Année de publication: 2008
ISBN: 9782218928857
Public cible: 6 à 8 ans.

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