Pas dans mon lit !!

Pas dans mon litUn petit garçon qui ne veut pas dormir tout seul invente chaque soir un nouveau problème pour que ses parents l’acceptent avec eux. Mais ces derniers trouvent toujours une solution pour déjouer ses stratagèmes. « Mon lit, je l’aime beaucoup, il est super pour y jouer : il y a une grosse couette pour se cacher ou faire des cabanes, je peux y garer mes petites voitures ou en faire un dortoir pour mes poupées… mais y dormir, quelle drôle d’idée !!! »

Ce sont d’abord les illustrations fantaisistes qui m’on charmées dans cet album en format à l’italienne. L’illustratrice y explore le monde des rêves et peint des tableaux où des licornes broutent l’herbe, des chevaliers chevauchent des tigres, des pingouins se réchauffent près d’un feu, des crocodiles vivent dans des igloos et des pirates géants débarquent sur une île peuplée de lapins. Au fil des pages, on comprend vite que le monde des rêves du personnage principal fait vivre à ses peluches et ses jouets toutes ses aventures. Son lit devient tour à tour une mer en colère, un pays de glace, une banquise gelée ou une forêt enchantée. J’ai adoré cette manière de nourrir l’imagination des enfants en les laissant découvrir à chaque relecture de nouveaux détails dans les illustrations. Les parents ne sont pas en laisse non plus, car de petits clins d’œil leur sont aussi adressés, notamment par le titre du livre que le papa lit certains soirs (« La patience ») , puis celui que la maman lit (« La persévérance ») ;).

Les personnages de ce livre jeunesse n’ont pas de noms : il s’agit simplement du papa (noir), de la maman (blanche) et de leur petit fils (métissé), une famille plein d’amour où l’enfant doit apprendre à dormir seul dans son propre lit. J’ai beaucoup aimé ce livre et j’espère qu’il vous plaira autant qu’à moi !

pas dans mon lit 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Leïla Brient & Émilie Angebault
Maison d’édition: Le buveur d’encreBouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782914686792
Public cible: 3 à 5 ans
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minucette

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En route pour la Chine

TEnr oute pour la Chine Rémi Courgeonom est un petit garçon qui rêve de partir loin, très loin de sa famille. En Chine, par exemple. C’est facile, il suffit de creuser un tunnel et de traverser la Terre. Tom prépare son sac, prend sa pelle, Et hop, en route !

J’ai tout aimé de cet album ! Déjà, la page couverture qui attire l’oeil: Mais où va donc ce si jeune garçon d’un pas si décidé ? Ensuite, le bel équilibre entre les illustrations et le texte. Les illustrations ne se contentent pas de rendre visible le récit, mais elle ajoutent une couche d’information par le biais de clins d’oeil et d’éléments inattendus. Par exemple, cet affiche de Tintin et le lotus bleu accrochée sur le mur de la chambre de Tom. Ou encore ce doudou qui garde le sourir malgré la « sévérité » de la situation. Puis, le texte est un plaisir à lire et surtout à raconter. Cet album est d’ailleurs idéal pour l’heure du conte en bibliothèque ou l’histoire du soir à la maison !

Tom est un garçon plein d’imagination et déterminé, mais on suspecte une pointe de jalousie envers son petit frère depuis l’arrivée du bébé à la maison. Ses parents semblent n’avoir d’yeux que pour ce dernier ! Tom est grand, mais pas trop: Assez grand pour partir en expédition jusqu’en Chine (en fait, il se contentera de creuser un tunnel de quelques pieds sur la plage près de la maison familiale!), mais pas tout à fait assez grand car même s’il ne l’admettra pas, ses parents lui auront beaucoup manqué pendant sa fugue d’un après-midi. Voilà un petit bonbon de livre que j’ai adoré.

Coup de coeur !

Enr oute pour la Chine Rémi Courgeon 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Rémi Courgeon
Maison d’édition: Bayard Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782747060684
Public cible: 4 à 7 ans

 

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Naïma et la magie du cirque

Naïma et la magie du cirque (Kinra Girls)Chez Naïma, la vie est gaie, entre des parents aimants et quatre petits frères turbulents. Pourtant, l’argent manque souvent… Alors, quand vient son anniversaire, Naïma ne s’attend pas à ce que son rêve se réalise : des cours à l’école du cirque ! Ce sera le début d’une grande aventure.

Les Kinra Girls sont cinq jeunes filles talentueuses venues des quatre coins du monde. Loin de chez elles, elles vont comparer leurs différences culturelles et devenir amies pour la vie. Dans La magie du cirque, on découvre l’histoire de Naïma avant leur rencontre. Je n’ai pas lu les autres titres des Kinra Girls en entier; sachez que ce titre se lit très bien indépendamment des autres.

Naïma est américaine. Son père est blanc et sa mère, noire. Cette dernière est originaire du Bénin et transmet régulièrement à ses enfants la culture de se pays: la langue fon, la caleta (danse de rue enfantine), les contes traditionnels, etc. La famille est nombreuse et a des soucis financiers. On dit d’ailleurs que le père se rend au travail à vélo, non pas par choix ou conscience écologique, mais parce qu’il n’a pas les moyens de s’acheter une voiture. 

Naïma est entourée de personnages d’origines diverses qui se soucient d’elle et avec qui elle entretient des liens sains: la voisine haïtienne qui lui chante des chansons traditionnelles et lui raconte des histoires de son pays, Fat Eddy le patron (blanc) de son père qui travaille à Coney Island, ou encore Funny Billy un afro-américain qui l’initie aux arts du cirque. Devant son talent naturel pour cette discipline, d’autres enfants commencent à éviter Naïma par jalousie. Le récit se termine toutefois avant que l’on sache comment Naïma vit cette situation. D’ailleurs, le récit, lent au début et précipité à la fin, manque d’une ligne directrice claire. On parvient tout de même a bien cerner le personnage de Naïma auquel on s’attache sans difficulté. En fin d’ouvrage, on retrouve un dossier « pour en savoir plus » où l’on parle du boubou (vêtement traditionnel) et de la tradition orale africaine.

L’univers dans lequel évolue Naïma est somme tout assez genré, et on réitère régulièrement qu’elle est une fille par toute sorte de petits clins d’œil sur ce qui est approprié ou pas pour elle de faire. Par exemple, à à l’école, ses deux frères font toujours semblant de ne pas la voire car « on ne parl[e] pas aux filles devant les copains. C’est la honte, quoi! » (p.94) Naïma n’est pas dérangée par cela et trouve cela normal. Autre exemple, on lui dit de ne pas faire la roue car elle porte une jupe (alors qu’on aurait pas l’idée de surveiller et contrôler la manière dont les garçons s’habillent ou ce qu’ils font). Troisième exemple: alors qu’un garçon (Rico) cherche la bagarre après avoir provoqué Naïma, un intervenant lui dit: « Tu ne dois pas frapper les autres, surtout pas une fille qui t’arrive à l’épaule » (p.98) C’est bien sûr à Rico de s’excuser, mais il dit simplement qu’il la pardonne (!). Naïma se défend en disant que c’est à lui de s’excuser, mais l’intervenant dit qu’au moins, Rico a « fait un effort ». Ainsi, il est acceptable pour un garçon de se montrer violent; l’important est qu’il « fasse l’effort » de se contrôler. Eh, misère…

[SPOILERS] Plus loin dans le récit, Rico tourmente Naïma et va même jusqu’à lui empoigner le bras. La jeune fille se libère de son emprise et se met à courir. Alors que Rico est à sa poursuite, il trébuche et se retrouve les pieds dans le vide du haut d’un immeuble de six étages. Naïma ne peut se résoudre a le laisser tomber à une chute qui lui serait mortelle et elle décide de lui venir en aide. Gêné et reconnaissant, Rico se traite lui-même de « gros nul » et affirme que toute personne qui s’en prend à Naïma ou lui fait des problèmes aura désormais affaire à lui. Ce qui m’a dérangé dans ce passage, c’est qu’à aucun moment Rico ne s’excuse de son comportement macho et violent. De plus, il demeure agressif envers les autres; ce n’est que Naïma qui sera épargnée car elle lui a sauvé la vie. Pis encore, Naïma aura beau lui dire que sa protection n’est pas nécessaire, Rico continuera de la suivre partout contre son gré, de se mêler de ses affaires et de la surprotéger. Bonjour l’absence de consentement. [FIN SPOILERS]

Bref, Naïma et la magie du cirque est un roman intéressant avec des personnages réalistes, mais qui véhicule des messages auxquels je n’adhère pas. Parents, vérifiez si ces messages vous conviennent ou préparez-vous à discuter de cette lecture avec votre enfant avant de lui offrir ce roman. Après tout, tout se lit; mais une bonne discussion sur ses lectures permet parfois de relativiser les choses et constitue un moment d’apprentissage privilégié pour les enfants. À vous de juger.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Moka & Anne Cresci
Maison d’édition: PlayBacBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782809661934
Lectorat cible: 8 à 12 ans
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Pain-doré

pain doré winters thisdale éditions isatisFanny, moitié jamaïcaine, moitié québécoise, déteste le surnom qu’on lui a donné à l’école, «Pain-Doré». Elle est donc épouvantée quand elle entend un camarade de classe le lui crier alors qu’elle se promène avec sa grand-mère. Pire encore, Nan-ma, qui est aveugle, veut connaitre l’origine de ce nom. Comment Fanny peut-elle décrire la couleur de sa peau à quelqu’un qui ne l’a jamais vue ? Une façon poétique et savoureuse de parler de nos différentes couleurs de peau !

Dans Pain-Doré, on rencontre Fanny, jeune métisse troublée par les surnoms que ses camarades de classe lui donnent à cause de son accent et de sa couleur de peau. Elle n’aime pas lorsque des inconnus font des commentaires sur ses cheveux ou la questionnent sur sa manière de parler. Une conversation avec sa grand-mère aveugle lui fera voir le monde d’une manière nouvelle. Pour aider sa Nan-ma a imaginer les couleurs de peau, elles trouvent ensemble toutes sorte de manières de les décrire: le thé après y avoir ajouté du lait, du yogourt à la pêche, un pain aux bananes, du sirop d’érable, noix de coco grillée, miel à la canelle, tartinade au chocolat et aux noisettes, etc. Les illustrations hyper-réalistes sont à couper le souffle et sont judicieusement cadrées. Le texte capture un moment du quotidien, une tranche de vie à laquelle bien des enfants noirs ou métisses pourront s’identifier. Au final, Fanny s’appropriera son surnom et le portera fièrement.

Pistes d’exploitation en milieu scolaire ou en famille:

  • Dans le livre, Fanny réalisera que les personnes blanches (comme sa mère, par exemple) ne sont pas vraiment blanches. Du moins, « pas de la même façon que la neige est blanche ». Que veut-elle dire par là ?
  • Repère dans le texte toutes les manières que Fanny et Nan-ma utilisent pour écrire les couleurs de peau.
  • Trouve toi aussi une manière de décrire la couleur de ta peau en utilisant des aliments.
  • Avant de lire le livre, regarde la page couverture et le titre. À ton avis, de quoi parlera ce livre ?
  • Pourquoi les enfants de l’école appellent-ils Fanny « Pain-doré »?
  • À la fin de l’histoire, Fanny est-elle toujours triste qu’on lui ait donné ce surnom ? Justifie ta réponse.
  • La mère de Fanny vient du Canada et son père, de la Jamaïque. Et toi, sais-tu d’où viennent tes parents ?
  • Penses-tu que la couleur de peau est quelque chose d’important ?
  • Combien y a-t-il de couleur de peau dans ton école ? Ta classe ? Ta famille ?

Les éditions de l’Isatis ont également dévelopé une fiche pédagogique sur ce livre. N’hésitez pas à la consulter !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kari-Lynn Winters & François Thisdale Bouton acheter petit
Maison d’édition: Éditions de l’Isatis
Année de publication: 2018
ISBN: 9782924769362
Public cible: À partir de 9 ans
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The Sun is also a star

The sun is also a star Nicola Yoon

Daniel, 18 ans, est fils de Coréens immigrés à New York. L’année prochaine, il intégrera certainement la prestigieuse université d’Harvard. Natasha, 17 ans, est arrivée de la Jamaïque dix ans auparavant. Ce soir, elle quittera peut-être les États-Unis pour toujours. Il croit à la poésie et à l’amour. Elle croit à la science et aux faits explicables. Ils ont 12 heures pour se rencontrer, se connaître, et s’aimer. Au-delà des différences.

Ce roman m’a fait vivre toute sorte d’émotions : la joie, la peine, l’indignation, l’espoir, la mélancolie. Je me suis souvent retrouvée accrochée à mon livre, les orteils crispés, à crier dans ma tête : « NON, DANIEL, NE FAIT PAS ÇA!! », ou encore « NON, MAIS À QUOI AS-TU PENSÉ, NATASHA ??! ». J’ai aimé les personnages, vrais et authentiques, que j’imaginais facilement croiser par hasard dans les rues de Montréal. Natasha est d’origine jamaïcaine et Daniel, d’origine coréenne. Natasha a l’esprit cartésien et scientifique, alors que Daniel est artiste et romantique. Leur relation, fulgurante et tumultueuse, n’aura duré qu’une journée. Elle sera façonnée par les différences, mais ce sont leurs ressemblances qui feront d’eux un couple gagnant. Et, comme dans la vraie vie, les relations ne sont pas toujours faciles ou heureuses; l’histoire de Natasha et de Daniel aussi. Ce roman nous amène avec lui dans un univers beau et dur à la fois et l’histoire nous est racontée par divers points de vue : celui de Natasha et de Daniel, mais aussi celui de l’avocat chargé du dossier de déportation de la famille Natasha, celui d’une agente d’aéroport ayant des idées suicidaire, celui du père de Natasha, et enfin celui d’un narrateur omniscient qui nous éclaire sur des sujets tels que l’histoire des cheveux au sein des populations noires ou encore l’histoire d’une famille coréenne ayant immigrer aux États-Unis. Un petit bijou de littérature pour jeunes adultes (Young adult fiction), pour ceux qui aiment les récits réalistes, romantiques (mais pas trop) doublés d’une critique sociale. Fabuleux ! J’ai hâte de voir le film. Voici un court extrait du roman signé Nicola Yoon :

Les êtres humains ne sont pas des créatures raisonnables. Au lieu d’être gouvernés par la logique, nous sommes gouvernés par les émotions. Si c’était le contraire, les gens sur cette Terre seraient plus heureux. Par exemple, à cause d’un simple coup de téléphone, j’ai commencé à espérer un miracle.
Je ne crois même pas en Dieu. (p.65)

Nicola Yoon est une auteure américaine née en Jamaïque. 

Nicola Yoon

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nicola Yoon
Maison d’édition
: Le livre de poche Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782017052111
Public cible: Ados
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La Valentine trop petite

La valentine trop petite Brandi DoughertyEmma a beau être la plus petite de la famille Valentine, elle sait qu’elle peut contribuer aux préparatifs en vue de la Saint-Valentin. Toutefois, malgré tous ses efforts, Emma a beaucoup de difficulté à accomplir les tâches qui lui sont confiées par les membres plus âgés de son entourage. Sera-t-elle en mesure de les aider ou est-elle tout simplement… trop petite?

Cet album coloré est tout désuigné pour la Saint-Valentin. On y parle d’amour, mais aussi d’amitié, d’entraide et de persévérance. Emma est la plus petite de sa famille. Trop petite pour aider son grand frère à gonfler les ballons, pour donner un coup de main à ses parents qui font des cartes, pour faire des chocolats avec ses grands-parents… Cela la rend triste car Emma veut aider ! Mais elle découvrira qu’elle n’est pas trop petite pour partager son amour ! Elle rencontrera un petit chiot abandonné qu’elle prendra sous son aile. Mignon comme tout ! N’hésitez pas à questionner votre enfant sur ce qu’il a pensé de ce livre. Demandez-lui : « Comment penses-tu qu’Emma se sentait lorsqu’elle n’arrivait-pas à aider sa famille ? » ou encore « As-tu l’impression d’être trop petit(e) toi aussi pour faire certaine choses? »

La valentine trop petite 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Brandi Dougherty & Michelle Lisa Todd
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443174060
Lectorat cible: 3 à 5 ans
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Billie Jazz (tome 1) : Les auditions

Billie Jazz les auditions 1Amies depuis toujours, Billie et Maya partagent la même passion : la danse. Elles font partie d’une troupe et, quand elles ne dansent pas, elles passent leur temps à fabriquer des costumes et inventer des chorégraphies. Leur rêve de devenir danseuses semble enfin à portée de main quand elles apprennent qu’un nouveau programme, mêlant école et danse, verra le jour à la rentrée ! Mais pour faire partie des élèves sélectionnées, elles devront beaucoup s’entraîner et, surtout, se soutenir… Le parcours qui les mènera jusqu’au jour des auditions sera parsemé d’embûches, et il faudra plus que d’ingénieuses pirouettes pour en venir à bout.

Billie Jazz est une jeune fille dynamique et attachante. Le roman de Geneviève Guilbault m’a accroché dès les premières phrases. L’amitié entre elle et Maya est absolument adorable, tout comme l’amour naissant que Billie porte pour Julien, un danseur lui aussi. Au-delà de l’histoire d’amitié, Billie Jazz est aussi un beau récit sur la persévérance et la découverte de soi. Au niveau de la représentation, on n’offre aucun description physique de Billie, mais les illustrations la montre ayant un teint visiblement plus foncé que les autres et les cheveux frisés. La dynamique familiale est saine et Billie Jazz est toujours là pour aider les autres, même si elle s’y prend un peu maladroitement parfois.  La typographie utilisée est également très variée, et cela dynamise la lecture ! Les lecteurs s’habituent à lire un livre plutôt volumineux (plus de 320 pages !), mais le termineront rapidement.  En effet, le texte est écrit très gros: il y a moins de 100 mots par pages et de nombreuses illustrations en noir et blanc ponctuent le récit. L’auteure est québécoise et on retrouve plusieurs expressions locales dans le récit (« Ben voyons donc! », « Allô! » pour dire « Salut », « peinturer » des toiles, plutôt que « peindre » des toiles, « regarde-moi bien aller! », etc.). J’ai adoré et j’ai hâte de lire la suite !

 

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Geneviève Guilbault
Maison d’édition: Boomerang
Année de publication: 2016Bouton acheter petit
ISBN: 9782897091255
Public cible: À partir de 10 ans
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