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L’heure du bain

heure du bainUn petit garçon décrit les activités qui président l’heure du bain et la fierté qui le gagne une fois qu’il les a accomplies sans l’aide de son papa.

Destiné à l’apprentissage de la lecture, ce livre issu de la collection Je veux lire ! contient 31 pages et 56 mots. Les phrases sont simples et courtes (par exemple: « Je trempe mon orteil dans l’eau ») et permettent aux jeunes lecteurs de facilement comprendre la signification des mots. Ces derniers sont d’ailleurs listés au début du livre; il serait donc facile de jouer à un jeu de reconnaissance pour les parents de très jeunes enfants (3 à 5 ans).

Le père et son fils sont représentés de manière positive dans leur quotidien. À découvrir !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jane E. Gerver & Laura Ovresat
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 2004
ISBN: 9780545998314
Public cible: 6-7 ans
Vous aimerez peut-êtreLe nouveau bébé, un livre issu de la collection Je veux lire! de Scholastic.

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Tous à l’eau !

tous-a-leauAujourd’hui, Oscar et Salomé vont à la piscine avec leur classe. C’est une première pour Axel! La maître-nageuse propose même de faire un parcours dans l’eau… Les enfants vont bien s’amuser !

J’ai lu ce livre à un groupe atypique: deux enfants de 2 ans et demi, un enfant de 3 ans, un enfant de 6 ans. Même s’ils ne sont pas tous au même niveau de développement, chacun y a trouvé sont compte. Les plus jeunes ont compris l’histoire et ont surtout été interpellés par le respect des consignes et l’expression des visages des personnages. La plus vieille a été intéressée par la continuité de l’histoire et a aimé les jeux à fin livre. Présence d’un personnage noir secondaire (la prochaine fois, on vise le personnage principal!). Le texte s’adresse à un public bon lecteur: les phrases sont longues, nombreuses par page, et il y a du dialogue.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Clémence Masteau & Caroline Modeste
Maison d’édition: Auzou
Année de publication: 2016
ISBN: 9782733839553
Public cible: Lecture à voix haute à partir de 2 ans. Lecture seule dès 6 ans.
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Cours, Ayana !

cours ayanaPetite Éthiopienne, Ayana vit sur les hauts plateaux et court tous les matins avant d’aller à l’école. Elle rêve de devenir une championne de marathon et veut remporter la prochaine course d’Addis-Abeba à laquelle elle s’est inscrite. Peut-être gagnera-t-elle assez d’argent pour s’acheter des baskets et même pour aider sa famille ? 

L’histoire est simple, séparées en chapitres et abondamment illustrée. Ayana, le personnage principal, est une jeune fille déterminée et persévérante ayant de fortes valeurs familiales. Pour sauver son père, elle se sacrifie et manque le marathon d’Addis-Abeba auquel elle rêve de participer.

Ce petit roman réjouira les jeunes lecteurs de niveau avancé qui se réjouiront d’avoir lu un premier livre à chapitres. Attention, assurez-vous que vos lecteurs ont bien compris le récit car lire est une chose et comprendre ce qu’on lit en est une autre !

Je n’ai pas décelé de clichés dans ce livre, autre le fait qu’encore une fois, on nous présente un personnage noir africain et pauvre vivant en région rurale, comme cela se fait très souvent en littérature jeunesse. Pour l’originalité, on repassera.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Agnès Laroche & Vincent Boyer
Maison d’édition: Rageot
Année de publication: 2017
ISBN: 9782700252385
Public cible: 8 à 11 ans
Vous aimerez peut-être: Si vous cherchez d’autres petits romans avec une jeune fille aux cheveux naturels, lisez Une journée à la gomme. À la recherche d’un roman pour jeunes lecteurs de niveau avancé? Je vous conseille Raconte Bouqui et Malice.

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Simon et la galette d’intelligence

Simon galette d'intelligenceSimon forme un trio inséparable avec Abid, son meilleur ami, et Lovita, la fille dont il est amoureux. Un jour, ils découvrent, dans un sous-sol, un laboratoire secret avec une incroyable machine à voyager dans le temps. Ils trouvent aussi la recette d’une mystérieuse galette d’intelligence. Simon est intrigué par la liste des ingrédients qui fait référence à des époques passées. Avide d’aventures, le garçon réussit à configurer la machine et part en quête de l’eau du glacier ayant heurté le Titanic. Commence alors une série d’expéditions où les trois jeunes se retrouvent hors du temps.

Ce petit roman plein d’aventures plaira aux enfants de 9 à 11 ans. Annie Bacon maîtrise bien la langue et tient le lecteur en haleine grâce à des péripéties courtes, un rythme soutenu et une bonne dose d’humour. Lovita est une jeune fille noire, capable d’autant de prouesse que ses deux amis et sûre d’elle. Son origine ethnique n’est pas précisée, tout comme celle des deux autres personnages, ce qui rend sa représentation égale aux autres. On la décrit simplement comme ayant de « grands yeux bruns » qui font craquer Simon. Les amateurs d’histoire seront bien servis puisque les voyages dans le temps des trois amis permettent au lecteur de découvrir brièvement le XXème siècle, les grandes explorations du XVè siècle et la révolution française du XVIIIè siècle. Des encadrés en fin de chapitre nous informent sur chacune de ces périodes historiques. Et petit bonus: Annie Bacon nous révèle la recette de la fameuse galette d’intelligence en épilogue ! Je recommende vivement.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Annie Bacon
Maison d’édition: Bayard Canada
Année de publication: 2017
ISBN: 9782897700775
Public cible: 9 à 11 ans
Vous aimerez peut-être: Si vous aimez les récits historiques, essayez Francie. Si vous cherchez d’autres histoires où un personnage blanc est amoureux d’une fille noire, lisez Princesse Nina.

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Ray Charles: Découverte des musiciens

Sray-charlesais-tu que Ray Charles a perdu la vue à l’âge de sept ans? Qu’avant de chanter, il a appris à jouer du piano, du saxophone et de l’orgue? Et qu’à 15 ans, il a quitté l’école pour ne se consacrer qu’à la musique? Et toi, as-tu déjà rêvé très fort, comme Ray Charles, d’être musicien? En écoutant ce disque, tu pourras peut-être devenir, toi aussi, un très grand chanteur de rhythm’n’blues !

J’ai été conquise par cet album dès la première page et la première note de musique sur le CD d’accompagnement. Le livre, très bien fait, est de très bonne qualité matérielle: La reliure est solide, la couverture est rigide, les pages sont glacées. Chaque double page s’intéresse à un pan de la vie ou de la carrière du talentueux Ray Charles: son enfance dans la pauvreté, ses deux frères, le début de sa cécité. De plus, de petits encadrés informent le lecteur sur le contexte social de l’époque, sur des éléments du texte (le braille, le juke-box, le blues) ou encore questionnent le lecteur (« On rêve parfois d’avoir une aussi belle voix que son chanteur préféré. Et toi, as-tu déjà joué devant la glace à imiter ton idole? »). L’histoire se termine par un dossier sur l’héritage laissé par Ray Charles, le tout accompagné musicalement par des morceaux tels que Georgia On My Mind, What I’d Say, et Hit the Road Jack. Enseignants, ce livre est idéal pour une exploitation en classe. Parents, ce livre est idéal pour les voyages en voiture: Pourquoi ne pas lire et écouter un chapitre ou deux chaque jour en allant à l’école? (Mais attention: la musique de Ray Charles donne une irrésistible envie de bouger!) J’ai adoré cet album et je le recommande vivement!

Coup de ❤ !

Un livre jeunesse pour souligner le Mois de l’Histoire des Noirs.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Rémi Courgeon (illustrations), Stéphane Ollivier (texte) & Daniel Lobé (voix).
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse Musique
Année de publication: 2015
ISBN: 9782070668564
Public cible: 6 à 10 ans
Vous aimerez peut-être: Nina.

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La princesse et le poney

Lprincesse-et-le-poneya princesse Prunelle n’a qu’un vœu pour son anniversaire cette année : qu’on lui offre un cheval. Un grand cheval musclé qui serait digne d’une princesse guerrière. Or, le jour venu, on ne lui offre pas exactement le cheval de ses rêves…

Ce qui m’a d’abord accroché dans ce livre, c’est la page couverture et cette petite fille qui se tient debout, fièrement, le poing levé. Pourquoi ce geste? Ce poing levé, était-ce celui du Black Power? Du pouvoir aux femmes? Et ce titre contenant ce mot « Princesse »… Serait-ce l’histoire d’une princesse forte, maîtresse d’elle-même et de son destin? Sans mentionner les traits physiques du personnage en page couverture: loin des images de top modèles que la société de consommation nous jette en plein visage à longueur de journée, la fille est de petite taille, rondelette, a le teint brun. Cette fillette, je l’aimais déjà avant même de tourner la première page de l’album. À la lecture de son histoire, je n’ai pas été déçue !

La famille qui est mise en scène dans cette histoire est constituée d’un père blanc au teint très pâle et d’une mère non-blanche aux longs cheveux lisses. Prunelle est blonde et son grain de peau est un heureux mélange de celui de ses parents. Prunelle est futée, déterminée, joueuse. Sa chambre semble être le repère d’une adolescente; elle a certainement passé la petite enfance, même si le livre dont elle est le personnage principal semble s’adresser aux 3 à 6 ans. Il s’agit tout de même (aussi) d’une histoire de pets (oui, vous avez bien lu). Ce décalage peut sembler illogique (peut-on être préoccupé par le féminisme à un si bas âge?), et il m’a semblé qu’on perdait un peu le public cible ce faisant. La fillette de 6 ans à qui j’ai lu l’histoire ne semble pas avoir compris les enjeux antisexistes de l’histoire, mais avait passé l’âge de rire des blagues de pipi-caca-pets. J’ai tout de même sentit que la lecture du livre avait contribué à déconstruire certains de ses à-prioris (tout de suite, elle avait pensé que Prunelle VOULAIT un Poney, puisque c’est une princesse et que les princesses aiment les poneys, alors que c’est bien un grand cheval fort que Prunelle désirait).

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Il y a dans ce livre plusieurs niveaux de lecture. Les mots racontent l’histoire « officielle » si on veut, alors que les illustrations racontent une histoire parallèle, une histoire qui, sans prétention et avec humour, dénonce les stéréotypes de genre et le sexisme. Parce que les filles et les garçons sont tout autant capables d’aspirer être des guerrières ou des guerriers.

Ne vous inquiétez pas, l’histoire ne fait pas que l’éloge de la puissance physique et de la guerre; à la fin, c’est en parvenant à attendrir ses compétiteurs (une tactique efficace et sans violence!) que Prunelle gagnera le trophée des Guerriers les plus utiles. De plus, l’histoire se termine sur un gag de pet; les petits de 3-4 ans adoreront, à défaut de ne pas avoir compris le sous-texte féministe.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Beaton
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443147705
Public cible: 3 à 6 ans
Vous aimerez peut-être: Si vous aimez les histoires drôles, essayez Maquillage à gogo. Si vous cherchez d’autres histoires antisexistes, lisez Mon dragon à moi.

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Roller girl

rollergirlAstrid, 12 ans, est inséparable de sa meilleure amie, Charlotte… Jusqu’au jour où elle découvre le Roller Derby. Astrid devra alors apprendre à surmonter ses craintes et s’entraîner dur pour devenir une véritable Roller Girl. Leur amitié survivra-t-elle à l’entrée dans l’adolescence et à leurs goûts qui se révèlent de plus en plus différents l’un de l’autre?

Dès que j’ai vu ce livre à la librairie, j’ai tout de suite pensé aux romans graphiques de Raina Telgemeier (Soeurs, Drame, Fantômes et Souris que j’ai dévorés ces derniers mois). Il y a plusieurs ressemblances avec les livres de l’auteure américaine: une héroïne (blanche), à l’aube de l’adolescence, qui apprend à grandir, à se connaître et à surmonter les difficultés. Roller Girl suit un peu le même genre de trame narrative; il s’agit d’une histoire sur le passage à l’adolescence, sur l’amitié et sur la découverte de soi. Le style graphique n’est bien sûr pas le même, mais la mise en page est dynamique et les illustrations m’ont charmée.

Astrid ne s’intéresse pas au magasinage, aux garçons et au ballet comme son amie de toujours, Charlotte. Elle ne porte jamais de rose, préfère les sciences et le sport. Les deux amies vivent leur dernier été avant le collège (l’équivalent du secondaire 2) et réalisent au fil des jours qu’elles s’éloignent l’une de l’autre. Sans compter que sa pire ennemie, la méchante et superficielle Rachel, se lie d’amitié avec Charlotte… Astrid découvre le Roller Derby, un sport de patins (surtout féminin) où les coups sont permis, lors d’une sortie culturelle avec sa mère. C’est le coup de foudre. Et ce coup de foudre pour le sport, c’est surtout grâce à Rainbow Fight (en version originale: Rainbow Bite), une jammeuse (joueuse de Roller Derby qui compte les points) afro-américaine, musclée, les cheveux crépus et des chaussettes aux couleurs de l’arc-en-ciel aux pieds. Rainbow Fight est un personnage secondaire, mais c’est elle la force qui fait avancer l’histoire. Astrid l’admire et lui demande conseil sur le sport et sur la vie via des messages laissés Roller-Girl-1anonymement dans son casier. Elle accroche même le poster de sa joueuse étoile sur le plafond de sa chambre. Et un jour, peut-être, elle deviendra aussi douée qu’elle…

Cela m’a beaucoup touché de voir un personnage noir dans un rôle si fort, même s’il est secondaire. Rainbow Fight est un guide qui aide la jeune Astrid a se découvrir elle-même, à se surpasser et à faire les bons choix. Un modèle positif, donc, que j’ai adoré admirer autant qu’Astrid. Au final, Astrid en apprend beaucoup sur la vie grâce à Rainbow Fight (à moins que ce soit le contraire…? Je ne vous gâche pas la surprise, lisez cette bande dessinée au plus vite !)  Roller Girl est un roman graphique bourré d’émotions vives qu’on dévore d’un coup.

Coup de coeur !

* Ce livre est un bestseller du New York Times.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Victoria Jamieson & Seyres, Chloé
Maison d’édition404
Année de publication: 2016
ISBN: 9781443145930
Public cible: 11 ans et plus

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