Chez le docteur

Chez le docteur claire clément popi helen oxenburyLéo va voir le docteur. Il ca l’examiner, le peser, le mesurer… Heureusement, Popi est venu aussi. C’est plus amusant ! 

Publié pour la première fois en français en 2005, ce petit livre pour les enfants de 2 ans et plus charme par la douceur de ces illustrations. Les couleurs pastel et les traits délicats de Oxenbury donnent à voir des images qui illustrent précisement le texte. Il n’y a pas de réel décodage à faire ici: le texte parle du stétoscope, il y a un stétoscope qui est illustré. Le texte est simple et accompagne les petits lecteurs à travers les étapes d’une visite habituelle chez le docteur. Cette lecture rassurera assurément les tout-petits qui sauront à quoi s’attendre.

Dans le livre, le docteur est un homme noir à lunettes et à l’air sympathique. Sa présence offre une représentation positive d’un homme noir qui exerce un métier qui aide la communauté. Le fait qu’il soit noir ne change rien au récit et il n’est pas représentré de manière exotique. Il est médecin, c’est tout, comme tous les autres médecins. Je recommande fortement la lecture de ce livre !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Claire Clément & Helen Oxenbury
Maison d’édition: Bayard Jeunesse
Année de publication: 2015
ISBN: 9782747058025
Public cible: 2 à 5 ans

Vous aimerez peut-être: De la même illustratrice, il y a Capitaine Jules et les pirates, et Deux petites mains et deux petits pieds, deux livres d’images pour la petite enfance.

capitaine-jules-pirates    deux petites mains et deux petits pieds

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Le petit jardinier extraordinaire

Le petit jardinier extraordinaireJoe est un petit garçon rêveur. Un jour, une graine d’idée germe dans son esprit… Avec patience et détermination, il va changer son monde gris et ordinaire en un endroit extraordinaire !

J’ai un faible pour les illustrateurs qui utilisent les techniques mixtes dans les albums pour enfants. J’adore ce savant mélange de textures, de couleurs, de traits, de collages, de feutres, de crayons. Dans Le petit jardinier extraordinaire, l’auteur ne raconte pas l’histoire que par le biais de mots, mais aussi par le biais des illustrations qui véhiculent toutes sortes de messages et d’informations complémentaires au récit. De plus, l’utilisation des couleurs est particulièrement réussi: je pense notamment à cette manifique double page où l’on voit l’immeuble où vit Joe et ce qu’y font ses voisins en tons de gris, alors qu’on apperçoit Joe entouré d’objets colorés par le pouvoir de son imagination.

Joe est un garçon noir aux lunettes bleues, mais sa couleur de peau ne change strictement rien au récit. Il s’intéresse aux sciences et à comment fonctionne le monde. Il aime explorer, dans la réalité ou dans le monde imaginaire des livres. Il n’a pas peur d’expérimenter des choses, et c’est d’ailleurs sa volonté de faire pousser un arbre qui nous donne ce récit fantastique, beau et touchant. Car lorsque la plante de Joe fleurira et se multiplira, il en offrira à toutes les personnes qu’ils croisent afin d’enjoliver son quartier et faire plaisir en un acte gratuit de générosité. J’ai adoré cet album !

Coup de coeur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sam Boughton
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782075122849
Public cible: À partir de 4 ans.
Vous aimerez peut-être: L’album Toc, toc, toc, papa, où es-tu ? fait aussi usage des techniques mixtes en illustration.

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Interdit aux éléphants

Interdit aux éléphants

Le problème, quand on a un éléphant à la maison, c’est qu’on n’est pas tout à fait comme tout le monde. Personne d’autre n’a un éléphant. D’ailleurs, sur la porte du Club des animaux, il est écrit : « Interdit aux éléphants ». Les deux amis ont le cœur gros. Et s’ils créaient leur propre club, un club ouvert à tous ?

Les Éditions des Éléphants ont collaboré avec Amnesty International pour nous offrir ce magnifique album sur la discrimination et la force de la solidarité. Cet album doux et tendre aborde avec finesse le rejet de l’autre et, plus important encore, le pouvoir que nous avons d’agir ensemble pour y mettre fin. Les illustrations délicates de Taeeun Yoo sont un délice pour les yeux et occupent une fonction narrative intéressante. Dans l’histoire, on rencontre une petite fille noire qui elle aussi est rejetée car son animal de compagnie est une moufette. Elle aura un rôle important dans le récit car sa présence incitera le personnage principal à former un nouveau club où tous les animaux sont acceptés.

Pistes d’exploitation en milieu scolaire:

  • Sens de la déduction: En te basant sur cette histoire, que font les bons amis ? (Ils nous aident à franchir les lignes, ils bravent les choses effrayantes pour nous, ils ne laissent jamais personne derrière eux, ils nous indiquent le chemin). Quelles sont les qualités recherchées chez les bons amis ?
  • Sens de l’observation: Durant quelle saison se déroule l’histoire ? Justifie ta réponse.
  • Faire des liens avec sa propre expérience: As-tu déjà vécu une situation similaire à cette de l’éléphant dans l’histoire ?
  • Imaginer: si tu pouvais avoir un animal exotique de compagnie, lequel choisirais-tu ? Pourquoi ?
  • Débattre et convaincre : Trouve trois raisons pour lesquelles interdire l’accès au club à certains animaux n’est pas bien.
  • Vocabulaire et compréhension: Qu’est-ce que cela veut dire, « Franchir les lignes » ? Quels éléments de l’histoire peux-tu utiliser pour t’aider à comprendre le sens de cette expression ?

Interdit aux éléphants 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Lisa Mantchev & Taeeun Yoo
Maison d’édition: Éditions des éléphantsBouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782372730143
Public cible: 5 à 8 ans
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En route pour la Chine

TEnr oute pour la Chine Rémi Courgeonom est un petit garçon qui rêve de partir loin, très loin de sa famille. En Chine, par exemple. C’est facile, il suffit de creuser un tunnel et de traverser la Terre. Tom prépare son sac, prend sa pelle, Et hop, en route !

J’ai tout aimé de cet album ! Déjà, la page couverture qui attire l’oeil: Mais où va donc ce si jeune garçon d’un pas si décidé ? Ensuite, le bel équilibre entre les illustrations et le texte. Les illustrations ne se contentent pas de rendre visible le récit, mais elle ajoutent une couche d’information par le biais de clins d’oeil et d’éléments inattendus. Par exemple, cet affiche de Tintin et le lotus bleu accrochée sur le mur de la chambre de Tom. Ou encore ce doudou qui garde le sourir malgré la « sévérité » de la situation. Puis, le texte est un plaisir à lire et surtout à raconter. Cet album est d’ailleurs idéal pour l’heure du conte en bibliothèque ou l’histoire du soir à la maison !

Tom est un garçon plein d’imagination et déterminé, mais on suspecte une pointe de jalousie envers son petit frère depuis l’arrivée du bébé à la maison. Ses parents semblent n’avoir d’yeux que pour ce dernier ! Tom est grand, mais pas trop: Assez grand pour partir en expédition jusqu’en Chine (en fait, il se contentera de creuser un tunnel de quelques pieds sur la plage près de la maison familiale!), mais pas tout à fait assez grand car même s’il ne l’admettra pas, ses parents lui auront beaucoup manqué pendant sa fugue d’un après-midi. Voilà un petit bonbon de livre que j’ai adoré.

Coup de coeur !

Enr oute pour la Chine Rémi Courgeon 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Rémi Courgeon
Maison d’édition: Bayard Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782747060684
Public cible: 4 à 7 ans

 

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La rentrée des classes

Moi je lis tout seul la rentrée des classes.jpgOscar est inquiet aujourd’hui : c’est la rentrée des classesLe petit garçon a mal au ventre, il a si peur de ne pas retrouver ses amis. Alors, lorsque le directeur de l’école oublie de l’appeler et de lui attribuer sa classe, c’est la panique !

Ce livre est issu de la collection « Moi je lis tout seul! » chez Auzou et a été pensé pour les lecteurs du Cours Préparatoire et de maternelle. Il est écrit par une enseignante et testé en classe de CP. Dans l’école d’Oscar et Salomé, il y a des enfants de toutes origines et deux enfants noirs. Ces derniers y jouent toutefois un rôle figuratif, même si on sait que le garçon noir se prénomme Samuel. On pourra d’ailleurs le retrouver dans d’autres histoires de la collection publiée chez Auzou.

L’histoire d’Oscar cerne bien les inquiétudes que peuvent avoir certains enfants à l’approche de la rentrée scolaire. Même s’il a du mal à l’exprimer, Oscar est anxieux: son mal de ventre lui mène la vie dure ! Le récit est bien mené, et alors qu’on se surprend à s’inquiéter aussi pour Oscar, on est soulagé par le dénouement de l’histoire.

En fin d’ouvrage, on retrouve une section jeux particulièrement bien pensée où on invite les petits lecteurs à remettre l’histoire dans l’ordre à l’aide de vignettes et de courtes descriptions. On interroge aussi les lecteurs sur certains détails du récit pour valider leur compréhension. Des jeux d’association et de déduction préparent les jeunes lecteurs a bien performer à l’école et à s’intéresser à la lecture. Contexte français.

Je remercie les éditions Auzou de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) :  Clémence Masteau & Caroline Modeste
Maison d’édition Auzou Bouton acheter petit
Année de publication : 2015
ISBN : 9782733833148
Lectorat cible : 6-7 ans

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Les races, ça existe ou pas ?

A59956_philo_races_COUV.inddOn pense, on vit, on agit comme si les races existaient vraiment. Le nier, c’est refuser de voir qu’elles organisent réellement le monde qui nous entoure, alors que les identités sont multiples, faites de multiples brins, tissant ainsi cet écheveau dont on ne maîtrise rien, et qu’on appelle… l’humanité. C’est cette réalité qu’il faut transformer, pour combattre les discriminations raciales et le racisme.

Ce livre débute tout de go en soulevant la polémique qui a secoué les États-Unis en 2015 autour de Rachel Dolezal, cette américaine qui s’auto-identifie comme noire malgré le fait que ses deux parents biologiques soient blancs et qui a été présidente de la NAACP alors qu’elle prétendait être noire. À partir de cette affaire, l’auteure questionne se que signifie être d’une race ou d’une autre, qui décide de quelle race sont les êtres humains et si cette catégorisation a lieu d’être ou pas. L’affaire Rachel Dolezal est présentée de manière somme tout assez simple; on ne s’attarde pas sur qui a raison et qui à tort. Plutôt, on se questionne sur la raison d’être et les origines des catégories raciales. On aborde de concepts tels que la « règle de la goutte unique » (One drop rule), la transracialité et le racisme. Par contre, l’entrée en la matière par le biais de l’affaire Rachel Dolezal et la manière dont elle est abordée laisse supposer que c’est elle qui a d’abord remis en question l’objectivité et la légitimité des catégories raciales, alors qu’on sait qu’évidement ce n’est pas le cas. À maintes reprises dans l’histoire américaine, il y a eu ce débat, Rachel Dolezal n’a rien inventé ! Et même si plus loin, on parle du « passing » (la capacité d’une personne à être considérée en un seul coup d’œil comme membre d’un groupe social autre que le sien propre, comme par exemple la race), j’ai trouvé qu’on accordait beaucoup trop d’importance à Rachel Dolezal.

Somme toute, l’auteur s’attarde beaucoup au contexte américain, même si elle n’oublie pas d’aborder au passage d’autres contextes historiques et sociaux. C’est dommage que lorsque la race est abordée, parler des États-Unis semble être un passage obligé, comme si les races et le racisme existaient d’abord et de manière plus forte dans ce pays. J’aurais aimé que l’auteur aborde le concept de races tel qu’il est perçu dans d’autres sociétés, du colorisme aux Antilles ou en Asie, par exemple.

Les races, ça existe ou pas livre jeunesse

L’auteur vulgarise pour un public adolescent des concepts complexes tels que la race et son origine historique.

… C’est ainsi qu’est née l’idée que les races étaient naturelles, qu’elles pouvait être étudiées par la biologie, la physiologie, la craniologie ou d’autres « sciences naturelles ». Elles ont été créées ou construites de toutes pièces par les hommes, mais légitimées dans la référence à la nature. Or l’histoire ne s’arrête pas là: le concept de race est utilisé pour hiérarchiser ces groupes. Dans le discours raciste en train de s’élaborer, les différences visibles sont surtout les signes des véritables différences internes: morales, émotionnelles, intellectuelles, culturelles. (p.24)

À la lecture de ce livre très intéressant, nous croisons les noms de W.E.B. Dubois, de Frantz Fanon, de François Bernier, de Kwame Anthony Appiah, de Ian Hacking, de Claude Lévi-Strauss, etc. Plusieurs questions sont posées pour inciter le lecteur à réfléchir : « Peut-on ‘passer’ à travers la ‘ligne de couleur’? », « Pourquoi l’homme a-t-il créé des catégories raciales? », « Les races se transmettent-elles? », ou « Peut-on penser un racisme sans races? ». Au final, l’auteur explique qu’on ne voit que ce qu’on a appris a percevoir dans des circonstances particulières (ça aurait bien pu être la couleur des yeux ou des cheveux ou la forme des oreilles!). Car ce n’est pas la race qui fonde le racisme, c’est plutôt le racisme qui créé les races. Ce livre de Magalie Bessone illustré par Alfred constitue une lecture très intéressante pour les adolescents.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Magali Bessone & Alfred
Maison d’édition: Gallimard jeunesseBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782070599561
Lectorat cible: Ados
Vous aimerez peut-être: Angela Davis: Non à l’oppression, un documentaire fascinant sur la militante américaine.

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Imagine… C’est tout blanc

Imagine c'est tout blancPeindre le ciel du bout des doigts, couvrir le paysage de neige, parsemer les champs de fleurs… C’est possible si tu joues avec tes doigts comme autant de baguettes magiques ! » Dans ce livre tout en carton, idéal pour les petits, Claire Dé rend hommage à la couleur blanche dans de très belles photographies d’objets, de paysages et de matière, qui incitent le lecteur à imaginer et à rêver, à partir du blanc.

Arrêtez tout et allez acheter ce livre en librairie à l’instant. Il est franchement fantastique ! Les photographies croquent des moments du quotidien, de la vie, de la nature. Un ciel bleu barré de nuages ici, une colline enneigée là, une plume sur l’oreille d’un petit garçon par là-bas… Et à chaque page, de petites mains noires qui touchent, tiennent, relâchent, montrent, se salissent, serrent le poing ou croisent les doigts. Et, à la toute fin, une liste de mots de choses blanches que l’on peut retrouver dans le livre si on le relit: une pétale, un silence, un brouillard, de l’écume, du coton, etc. Le livre laisse toute la place à l’imaginaire et dès qu’il termine, on veut tout de suite le recommencer et imaginer de nouvelles choses.

Coup de coeur !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Claire Dé
Maison d’édition: Éditions Les Grandes Personnes Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782361934187
Public cible: Bébés
Vous aimerez peut-êtreMon château, un livre cartonné avec un personnage noir.

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