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J’aime pas mes cheveux !

J'aime pas mes cheveuxLa quête ébouriffante d’une petite fille qui rêve d’avoir d’autres cheveux que les siens.

C’est depuis sa naissance que le personnage principal n’aime pas ses cheveux : même à travers son berceau d’hôpital, elle se comparait avec les autres bébés qui « avaient tous des cheveux plus longs, plus bouclés, plus blonds, plus roux, plus doux… ». Sa mère semble contribuer à ce malaise en tentant par tous les moyens d’améliorer les cheveux de sa fille, au grand désarroi de son mari. Éternellement insatisfaite de ses cheveux, le personnage principal envie les autres filles de la cours de récréation. Bref, elle aimerait n’importe quels autres cheveux que les tiens.

Les illustrations de Castellane, minimalistes sur fond blanc immaculé, sont faites de traits, des lignes, de ronds épurés qui représentent toute la diversité de la chevelure humaine. Ses traits se font parfois drôles, parfois poétiques, parfois réalistes. Ses personnages sont parfois sans corps pour mettre bien en évidence leurs cheveux. Les coiffures afro font l’envie du personnage principal, qui rêve de cheveux « très frisés, crépus, tressés avec des perles ». Elle qualifie ses propres cheveux de « tignasse pleine de nœuds ». Alors sa mère lui confie qu’elle aussi a grandi en étant insatisfaite de ses cheveux et qu’elle-même rêvait aussi de « baguettes toutes raides, d’une touffe rasta, d’une boule afro », entre autres. La grand-mère aussi a des problèmes de cheveux ! Ainsi, c’est sur trois générations qu’on découvre les relations diverses de femmes avec leurs cheveux. Au final, c’est en voyant la magnifique chevelure de sa grand-mère que le personnage principal fini par accepter les siens. Un livre très beau, même si j’aurais aimé qu’on célèbre un peu les cheveux du personnage principal vers la fin. Très bon, je recommande !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nathalie Azoulai & Victoire de Castellane
Maison d’édition: Albin Michel Jeunesse
Année de publication: 2017
ISBN
: 9782226401120
Public cible: À partir de 8 ans

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L’amour, c’est…

l'amour, c'est...En compagnie d’une fillette et de son caneton, les parents et les enfants découvriront ce qu’est l’amour, à toutes les étapes de la vie.  

Le texte se lit comme un poème qu’il faut savourer à chaque phrase. Le personnage du récit est une fillette noire aux cheveux bouclés coiffés en deux lulus. Elle semble très jeune, mais porte énormément de maquillage; l’épais mascara noir, le fard sur les joues et les lèvres rouges et pulpeuses détonnent avec la petitesse de son corps et sa dentition d’enfant dont il manque d’ailleurs les deux dents d’en avant. J’aurais aimé un peu plus de sobriété. À offrir aux enfants avec précaution car ceux-ci sont très sensibles aux images. Cela dit, j’ai adoré la douceur des illustrations et la manière dont l’auteure rend compte du temps qui passe et de la relation d’amour qui se développe entre la fillette et son canard. Cela fait tout de même du bien de retrouver un personnage noir dans un contexte autre que l’Afrique exotique peuplée d’animaux sauvages. On est ici clairement en occident, dans une grande ville, voir une métropole (probablement New York), où une jeune fille ordinaire vit son quotidien de manière semblable aux gens d’Amérique ou d’Europe. Rafraîchissant.

amour c'est 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Diane Adams & Claire Keane
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443165488
Public cible: 3 à 5 ans
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Jan des cavernes

jan des cavernesJan des cavernes est un conte préhistorique qui se passe « il y a très très très longtemps », quand « il était une fois » n’existait pas encore… Wa Wa Jan vit dans sa tribu de chasseurs-cueilleurs, il y a plus de 20 000 ans. Lorsqu’il brise par mégarde le rocher-totem de son clan, Wa Wa Jan est banni. Il se retrouve dans un pays de grottes et de volcans, où les animaux préhistoriques vont le révéler à lui-même.

Cette sympathique bande dessinée sans texte est issue de la collection « Ma première BD » chez Pouss’ de Bamboo. On y retrouve une phrase pour introduire chaque planche (une page), un atelier pour apprendre à dessiner les personnages et l’histoire dans sa version texte en fin d’album. On suggère aux enfants de 3 ans et plus, mais attention, il y a des scènes de bataille (rien de bien méchant, mais quand même), les personnages ne sont pas toujours gentils et se montrent même parfois mesquins. Une lecture accompagnée s’impose pour les plus petits. Bien que la BD soit sans texte, il faut tout de même bien connaître les codes du genre pour ne rien manquer (trois gouttes sur la tête signifie l’étonnement, mais devant la bouche, elles signifient le cri; un gribouillage
en spirale sur la tête signifie l’étourdissement; les étoiles signifient l’impact ou la douleur, etc.)

Wa wa jan se lie d’amitié avec une jeune fille rousse issue d’un clan maudit après l’avoir libérée d’une malédiction qui l’avait changée en ours. Cette dernière sera acceptée au sein du clan des Hommes Bleus de Wa wa jan et on suppose que c’est le début d’une belle histoire d’amour et d’amitié. Dans l’atelier de dessin, on nomme la jeune fille « Princesse » jan des cavernes 2
alors que rien dans le texte ne laisse suppose que c’en est une. J’ai trouvé dommage qu’on nous ressorte le vieux cliché voulant que toutes les filles sont des princesses attendant d’être sauvées, puis mariées. De plus, on parle des « Hommes » pour parler de tout le clan, comme si les femmes n’en faisait pas partie.

Le conte écrit dans la troisième partie du livre offre un texte assez dense, assez rédhibitoire pour les apprentis lecteurs. Beaucoup de mots difficiles dont aucune définition n’est incluse. Malgré tout, les phrases sont courtes et simplement écrites au présent de l’indicatif, faisant du texte une lecture somme toute assez agréable pour les lecteurs avancés.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Antoine Meunier-Gachkel & Domas
Maison d’édition: Bamboo éditions
Année de publication: 2018
ISBN: 9782818944578
Public cible: À partir de 3 ans

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Un été au chalet

un été au chaletPour la première fois de sa vie, Emma, dix ans et deux mois, doit passer trois longues semaines estivales loin de Léo, son grand frère adoré. Comble du malheur, ses parents ont loué un petit chalet dans le Bas-Saint-Laurent ! Heureusement, Emma traîne avec elle son petit carnet rouge pour relater tout ce qui marquera ces semaines chargées en émotions. Qui est ce garçon qui regarde la mer sans dire un mot ? Pourquoi les trois voisines ne l’invitent-elle jamais à jouer avec elles ? Et pourquoi la libraire du village la regarde-t-elle ainsi avec de gros yeux ? 

La lecture de ce roman m’a beaucoup plu ! Catherine Girard-Audet a une formidable capacité à se glisser dans la peau des filles de 9-10-11 ans. On ne sent pas du tout qu’il s’agit d’un adulte qui a écrit le livre; les émotions sont vraies, les personnages sont réalistes, leurs réactions sont appropriées à leur âge. Emma, le personnage principal, est une personne qui n’a pas la langue dans sa poche : elle dit ce qu’elle pense, elle est authentique, elle est sociable et courageuse. Elle entretient une excellente relation avec ses parents (surtout avec sa mère qui semble toujours la comprendre!) et son grand-frère de 16 ans. Ces deux derniers sont d’ailleurs très proches. Cela étant dit, j’ai quelques réticences quant à la représentation d’Emma, car j’ai eu l’impression que l’auteure n’avait pas imaginé son personnage comme étant une fille noire à l’écriture de son roman et cela a donné lieu à quelques non-sens. L’illustration de couverture lui a peut-être été proposée qu’au processus d’édition ?

Aucune description physique d’Emma ou des membres de sa famille n’est offerte dans le récit. Les autres personnages du récit, lorsqu’ils sont décrits, sont blancs. À plusieurs reprises, Emma rougit pour signifier son malaise, sa gêne ou son embarras :

  • « Ma mère m’a regardée en souriant. Je pense qu’elle est fière de m’avoir transmis cette assurance qui me permet de parler en public et d’aller vers les autres sans devenir rouge tomate » (p.99-100)
  • Lorsque Loïc, le gentil voisin dont elle tombera amoureuse dans la deuxième partie du récit lui dit qu’elle est « super belle », Emma écrit dans son journal : « J’ai détourné le regard en rougissant, et je me suis empressée de changer de sujet pour dissiper le petit malaise. » (p. 214).
  • « Je lui ai donc offert de jouer à la console pour éviter qu’il se rende compte de mon malaise et du fait que je ressemblais à une tomate, et heureusement pour moi, la diversion a fonctionné! » (p.246-247).

Ces trois petits passages, mine de rien, lancent le message qu’on rougit toujours lorsqu’on est embarrassé et du coup, les petites filles noires grandissent en s’imaginant que cela s’applique à elles aussi ! Or, il faut comprendre que les petites filles ne sont pas noires avant que l’on leur dise ou qu’on leur fasse sentir qu’elles ne sont pas comme les autres. Elles sont simplement des petites filles ! C’est la société qui leur force à réaliser qu’elles sont différentes, qu’elles sont « noires ». C’est toujours bien triste d’entendre une fille noire utiliser l’expression « Être rouge comme une tomate » pour parler d’elle-même, pensant que cela signifie simplement être embarrassé… !

Similairement, à la page 255, Emma mentionne qu’elle avait « les cheveux dans les yeux à cause du vent, et Loïc a gentiment repoussé une mèche pour la placer derrière [son] oreille. » Encore une fois, cela ne concorde pas avec la représentation d’Emma en page couverture où on la montre portant un superbe afro volumineux. Ai-je besoin de mentionner que les cheveux crépus ne bougent pas suffisamment dans le vent pour se rendre jusqu’au centre du visage ? Et puis, bon, j’ai encore jamais entendu parler de familles noires normalement constituées qui vont volontairement s’exiler dans le Bas-Saint-Laurent pour un été complet. C’est bizarre.

Tous ces éléments constituent une forme de microagression : On utilise l’image d’une fille noire en couverture pour faire un coup de marketing, mais ce n’est pas l’histoire d’une personne noire qui est racontée dans le livre. D’ailleurs, on ne fait pas vraiment l’effort d’offrir une représentation juste et réaliste d’une personne noire dans le récit. Ugh. Dommage.

À noter qu’il y a quelques québécismes dans le texte (« Ça n’a pas vraiment adonné », « avoir de la misère à faire quelque chose », « j’haïs », etc.), mais que le roman est tout de même fort bien écrit.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Catherine Girard-Audet
Maison d’édition: Les Malins
Année de publication: 2017
ISBN: 9782896575961
Public cible: À partir de 9 ans

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Yennega: La femme lion

Yennega femme lionUn roi rêvait d’avoir un garçon. Il eut une fille qu’il appela Yennega. Malgré tout l’amour qu’un père peut avoir pour sa fille, le roi l’éleva comme un garçon. Yennega trouva rapidement sa place dans cet univers masculin, faisant souvent preuve de plus d’audace et de courage que la plupart des garçons. Adulte, elle intégra l’armée royale jusqu’au jour où elle désira se marier et avoir un enfant.

Voilà un conte africain (écrit par un auteur blanc) que l’on prend plaisir à lire. Rien de bien original toutefois; j’aurais aimé une fin moins clichée et plus inattendue. L’auteur représente ici l’Afrique rurale et traditionnelle; on est loin du centre-ville d’Abuja. Le récit m’a semblé patriarcal et anti-féministe; le garçon est l’enfant souhaité et, pour plaire et être acceptée, la fille se comporte comme le sexe opposé. Or, elle accomplira tout de même son « rôle de femme », c’est-à-dire souhaiter et avoir des enfants. C’est doublement problématique, surtout dans la manière que c’est amené dans l’histoire: comme un cheveu sur la soupe. Ordinaire.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Yann Dégruel
Maison d’édition: Delcourt Jeunesse
Année de publication: 2017
ISBN: 9782756086880
Public cible: 10 ans et plus

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André a la peau noire

andré peau noireC’était une journée récompense à l’école de Félix. Félix et son ami André sont heureux que leur classe ait récolté assez de points au cours des derniers mois pour mériter cette activité spéciale. Les élèves ont choisi de faire de la balle molle. Alors que les enfants forment les équipes, Félix propose à sa capitaine Léa de choisir André, qui est très fort en ce sport. Mais Léa refuse catégoriquement: « Beurk! Pas question que je choisisse André. Il est noir. Je ne veux pas de Noir dans mon équipe. » Comment Félix et ses camarades de classe réagiront-il au racisme de Léa?

Il y a quelques mois, j’ai fait une revue d’un autre titre de la collection Escalire sur ce blog. André a la peau noire s’adresse à un lectorat avancé (3ème ou 4ème année du primaire). Ce petit roman de 24 pages et de 1147 mots présente occasionnellement des phrases s’étalant sur plus d’une page, un vocabulaire plus difficile et des variations dans les modes et les temps de conjugaison dans une même phrase. De plus, la relation texte-image est plus complexe; il y a notamment la présence d’éléments graphiques comportant du texte complémentaire au texte principal.

J’ai eu un malaise tout au long de la lecture de ce livre et ce, pour deux raisons principales. D’une part, parce qu’il simplifie à l’extrême ce qu’est le racisme. D’autre part, parce qu’il parle de racisme sans vraiment mettre de l’avant la personne racisée qui la subit.

D’abord, on nous présente le racisme comme étant le fait de rejeter explicitement quelqu’un à cause de sa couleur de peau. C’est parce que André est Noir que Léa ne veut pas jouer avec lui. Or, aujourd’hui, le racisme ne se présente pas ainsi. Aujourd’hui, le racisme est beaucoup plus subtil et complexe: micro-agressions, marginalisation, absence de privilège, inégalité des chances, racisme systémique, etc. Le racisme d’aujourd’hui est ordinaire, il est insidieux, présent dans la vie de tous les jours. Il est aussi souvent perpétré par des gens bien-intentionnés. Rien à voir avec « Tu es Noir, donc je ne joue pas avec toi. » Des enfants de 3ème et 4ème année du primaire sont capables d’aborder ces sujets. Pourtant, ce livre perpétue cette idée fausse que le racisme se limite aux insultes criées à tue-tête et aux groupes suprémacistes. Que les gens racistes sont mauvais et que les gens non-racistes sont bons, alors qu’il est clair que même les gens bons, ouverts d’esprit, progressifs, éduqués et bien intentionnés peuvent exhiber (intentionnellement ou non) des comportements racistes. Ce discours montre aux enfants que le racisme est un problème que seules les mauvaises personnes ont, plutôt qu’un système qui nous implique tous. Je le répète, les enfants de 8-9 ans, lectorat cible de ce livre, sont assez matures pour aborder ces sujets. En page 1, il y a Léa qui lit un livre en classe dont le titre est « Mon combat » (Référence au livre d’Adolf Hitler). Malaise. Comme s’il était nécessaire d’en rajouter une couche.

Ensuite, à la lecture du livre, j’étais à la fois heureuse que Félix défende son ami et déçue qu’André ne s’affirme pas davantage. Nous avons tous des réactions différentes face au racisme: colère, rejet, honte, tristesse… Certains bouillonnent et éclatent alors que d’autres se replient sur eux-mêmes. C’est compréhensible, mais compte tenu qu’il s’agit d’une histoire inventée, il aurait été bien qu’on ne nous serve pas encore la recette du sauveur Blanc qui part à la rescousse de personnes racisées sans défense, comme ça se fait souvent en littérature et au cinéma. En fait, on nous raconte l’histoire de Félix-et-comment-il-a-condamné-publiquement-le-racisme-de-sa-camarade-de-classe, et non l’histoire d’André-dont-la-journée-a-été gâchée-par-le-comportement-de-sa-camarade. J’ai besoin davantage de d’histoires racontées du point de vue de personnes Noires. Que nos voix soient entendues. Que notre vision des choses soit reconnue. En littérature jeunesse et ailleurs. Pour moi, pour les enfants de mon entourage, pour les enfants Noirs et pour les enfants qui ne sont pas d’origine afro-caribéenne. Pour tous!

Finalement, André a la peau noire aborde une problématique sociale et culturelle délicate, mais n’offre qu’un début de pistes de réflexion au lecteur. En troisième de couverture, 6 questions à répondre par oui ou par non sont posées au lecteur, notamment « T’est-il déjà arrivé de te sentir rejeté? », « As-tu des amis qui ne sont pas de la même nationalité que toi? » et « Aurais-tu défendu André, si tu avais été présent ce jour-là? » Je suggère donc une lecture accompagnée par un adulte.

Auteur(s): Simon Tobin, Dannie Pomerleau
Illustrateur(s) : Oana Vaida, Oana Cocheci & Anna Benczedi
Maison d’édition: Les Éditions Passe-Temps
Année de publication: 2014
ISBN: 9782896307234
Public cible: 8 à 10 ans

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London mystery club

London mystery clubQuatre collégiens, à la tête d’un blog spécialisé dans les phénomènes étranges et paranormaux, mènent l’enquête. Pour leur première affaire à résoudre, Kyle, Ashley, Zoey et Tyler vont devoir faire face à d’inquiétants loups-garous qui envahissent Hyde Park… Au fil des indices, cette aventure les mènera dans les endroits les plus mystérieux de Londres !

Les amateurs de polar seront bien servis en lisant cette bande dessinée ! L’enquête menée par les quatre enfant est captivante. Toutefois, j’ai trouvé la mise en page un peu vide; les cases sont souvent dénuées de contexte arrière. Parmi le joyeux quatuor se trouve une fille noire présente dès le début du récit. Elle est intelligente, fréquente régulièrement les musées avec son père, trouve des solutions aux problèmes. Son humour est un peu décalé; cela m’a beaucoup plu !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Davide Cali & Yannick Robert
Maison d’édition: abc Melody
Année de publication: 2016
ISBN: 9782368360842
Public cible: 10 ans et plus