Je blogue chez Planète Diversité !

Salut à tous ! 🙂

Je suis très heureuse de désormais compter le site Planète Diversité parmi mes partenaires. En effet, j’y publie de temps en temps des articles (pour le moment, surtout des critiques de livres) sur la thématique de la diversité raciale et sexuelle en littérature jeunesse (particulièrement pour le lectorat adolescent et jeune adulte).

YAY ! 😀

Sur Planète Diversité vous retrouverez tout ce qui concerne la littérature YA [Jeunes adultes] et la diversité : des chroniques, des discussions et des infos sur les sorties et les adaptations cinématographiques.

Mistikrak et Planète Diversité

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Merci Planète Diversité pour la belle collaboration 🙂

Valérie

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J’en ai assez de la 1re année !

PaJ'en ai assez de la première année .jpgrfois, le changement est difficile, mais il peut aussi avoir du bon. Stella adore être dans la classe de Mme Cartier. Elle s’inquiète quand elle apprend le départ de son enseignante. Elle craint que la personne qui la remplacera ne sache pas comment s’y prendre. Stella décide d’écrire une lettre au directeur pour lui faire part de ses inquiétudes. Elle menace d’abonner l’école si ses exigences ne sont pas satisfaites. Une histoire touchante sur la relation privilégiée entre les enseignants et leurs élèves.

Les illustrations de Tom Goldsmith, faites au pinceau avec de l’encre et de l’aquarelle selon la technique du lavis, sont douces et colorées. Ses illustrations laissent suffisamment de place au texte sans briser l’équilibre entre les deux; chaque page se lit aisément et se regarde comme un tout.

Stella est le personnage principal du récit. Débrouillarde et obéissante, mais de nature inquiète, elle n’hésite pas à se confier à ses parents sur sa crainte de voir son enseignante quitter pour le reste de l’année scolaire. Ceux-ci ont une bonne écoute et tentent de la rassurer. La famille de cet album ressemble à n’importe quelle famille occidentale: ils mangent des repas équilibrés en famille, ont un chien de compagnie et affichent les dessins de leur enfant sur le réfrigérateur. Les auteurs nous donnent également beaucoup d’information sur Stella, se qui la rend encore plus réelle, comme si elle était une petite fille comme une autre que l’on pourrait rencontrer dans la cours d’école, à la bibliothèque ou au centre commercial. Elle aime dessiner (surtout des chats) et faire de la peinture, apprécie les bonnes blagues (-Toc toc toc. – Qui est là? – Jean. – Jean qui ? – J’en ai marre des devoirs ! 🙂 ), a encore un peu de difficulté à attacher ses lacets et aime lire des livres avec beaucoup d’images. Au fond, Stella est une fille noire et cela ne change absolument rien à l’histoire. Une représentation comme je les aime. Fortement recommandé !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nancy Wilcox Richards & Tom Goldsmith
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9781443139205
Public cible: 6-7 ans
Vous aimerez peut-être: Marilou casse-cou, aussi publié chez Scholastic.

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La princesse et le poney

Lprincesse-et-le-poneya princesse Prunelle n’a qu’un vœu pour son anniversaire cette année : qu’on lui offre un cheval. Un grand cheval musclé qui serait digne d’une princesse guerrière. Or, le jour venu, on ne lui offre pas exactement le cheval de ses rêves…

Ce qui m’a d’abord accroché dans ce livre, c’est la page couverture et cette petite fille qui se tient debout, fièrement, le poing levé. Pourquoi ce geste? Ce poing levé, était-ce celui du Black Power? Du pouvoir aux femmes? Et ce titre contenant ce mot « Princesse »… Serait-ce l’histoire d’une princesse forte, maîtresse d’elle-même et de son destin? Sans mentionner les traits physiques du personnage en page couverture: loin des images de top modèles que la société de consommation nous jette en plein visage à longueur de journée, la fille est de petite taille, rondelette, a le teint brun. Cette fillette, je l’aimais déjà avant même de tourner la première page de l’album. À la lecture de son histoire, je n’ai pas été déçue !

La famille qui est mise en scène dans cette histoire est constituée d’un père blanc au teint très pâle et d’une mère non-blanche aux longs cheveux lisses. Prunelle est blonde et son grain de peau est un heureux mélange de celui de ses parents. Prunelle est futée, déterminée, joueuse. Sa chambre semble être le repère d’une adolescente; elle a certainement passé la petite enfance, même si le livre dont elle est le personnage principal semble s’adresser aux 3 à 6 ans. Il s’agit tout de même (aussi) d’une histoire de pets (oui, vous avez bien lu). Ce décalage peut sembler illogique (peut-on être préoccupé par le féminisme à un si bas âge?), et il m’a semblé qu’on perdait un peu le public cible ce faisant. La fillette de 6 ans à qui j’ai lu l’histoire ne semble pas avoir compris les enjeux antisexistes de l’histoire, mais avait passé l’âge de rire des blagues de pipi-caca-pets. J’ai tout de même sentit que la lecture du livre avait contribué à déconstruire certains de ses à-prioris (tout de suite, elle avait pensé que Prunelle VOULAIT un Poney, puisque c’est une princesse et que les princesses aiment les poneys, alors que c’est bien un grand cheval fort que Prunelle désirait).

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Il y a dans ce livre plusieurs niveaux de lecture. Les mots racontent l’histoire « officielle » si on veut, alors que les illustrations racontent une histoire parallèle, une histoire qui, sans prétention et avec humour, dénonce les stéréotypes de genre et le sexisme. Parce que les filles et les garçons sont tout autant capables d’aspirer être des guerrières ou des guerriers.

Ne vous inquiétez pas, l’histoire ne fait pas que l’éloge de la puissance physique et de la guerre; à la fin, c’est en parvenant à attendrir ses compétiteurs (une tactique efficace et sans violence!) que Prunelle gagnera le trophée des Guerriers les plus utiles. De plus, l’histoire se termine sur un gag de pet; les petits de 3-4 ans adoreront, à défaut de ne pas avoir compris le sous-texte féministe.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Beaton
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443147705
Public cible: 3 à 6 ans
Vous aimerez peut-être: Si vous aimez les histoires drôles, essayez Maquillage à gogo. Si vous cherchez d’autres histoires antisexistes, lisez Mon dragon à moi.

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Pense aux jours heureux

pense aux jours heureuxPense aux jours heureux… Ludovic se répète les paroles de cette belle chanson pour se consoler. Il pense à Fatouma, aux jours heureux quand ils étaient assis côte à côte à l’école et que tous les enfants parlaient d’eux en disant « Oh, les amoureux… ». Ils aimaient être ensemble, jusqu’à ce que tout bascule…

Mon avis

Ce petit roman de 64 pages raconte l’amitié entre un garçon et une fille de CM1. Ludovic aime beaucoup Fatouma, peut-être même plus que comme une amie, et Fatoume l’apprécie aussi beaucoup. Les chapitres, très courts, laissent peu de place au développement des personnages. Le récit se déroule sur une longue période – presque qu’un an – et tout se passe très vite. Fatouma vient du Sénégal et son origine ethnique est centrale au récit, alors que celle de Ludovic est tue. Le personnage de Ludovic est donc présenté comme allant de soi et comme étant universel, alors que le personnage de Fatouma est présentée comme s’il constituait une variation qui doit être justifiée. Or, la mention du pays d’origine de cette dernière – le Sénégal – et les illustrations montrent bien que Ludovic est blanc alors que Fatouma est noire. Ainsi, « L’Autre » est encore une fois un personnage noir, d’autant plus que ce personnage est réduit à son origine ethnique. Dommage. En somme, l’histoire est intéressante, mais manque de consistance. Extrait:

Je connais Fatouma depuis le CE1. Je ne l’ai pas aimée tout de suite. JE ne l’ai pas remarquée, au début. Dans notre école, des enfants noirs comme elle, il y en a d’autres, mais ce n’est pas la question. Je ne lui ai pas prêté attention parce que c’Est une fille timide. Pas exactement timide: discrète, plutôt. La différence? Une fille timide, on remarque sa timidité. Une fille discrète, on ne remarque rien, elle se laisse oublier. Les filles timides finissent par devenir pénible, elles font des manières, et on n’a plus envie de leur parler, alors que les filles discrètes, il y a comme un mystère en elles, qui donne envie de mieux les connaître. (p.11-12)

Auteur(s) / illustrateur(s) : Guy Jimenes
Maison d’édition: Oskar poche
Année de publication: 2011
ISBN: 9782350006727
Public cible: 7 à 11 ans.
Vous aimerez peut-être: Deux copines ont disparu, un roman qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui doit quitter la France car elle a été mariée à un inconnu dans son pays d’origine.

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