Nos boucles au naturel

nos boucles au naturel scholasticLes cheveux de Zuri n’en font qu’à leur tête. Ils s’entortillent, boudinent et frisottent dans tous les sens. Zuri sait qu’ils sont magnifiques, et cela la rend fière. Lorsque son papa intervient afin de lui faire une coiffure pour une occasion spéciale, ce dernier a beaucoup à apprendre… mais il ADORE sa fille et fera tout pour la rendre heureuse!

Nos boucles au naturel est une puissante ode dédiée à l’acceptation de soi et une véritable célébration de la collaboration père-fille! J’ai absolument adoré cet album, dont je connaissais déjà l’histoire pour avoir vu passer le court-métrage Hair Love avant même qu’il soit primé aux Oscar en 2020. Le film, muet et fabuleux, est touchant et croque une parcelle de quotidien qui m’a fait du bien de voir pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’il montre une petite fille noire, aux cheveux crépus, qui ne ressent aucun malaise ou déception face à sa chevelure. Enfin! Un produit culturel sur les cheveux crépus qui ne les présente pas comme un obstacle à surmonter ou comme quelque chose qu’il faut apprendre à aimer envers et contre tous. Au contraire, la petite Zuri veut simplement une jolie coiffure pour acceuillir sa maman à la maison après un séjour à l’hôpital.

Pour ceux et celles qui on vu le film, vous remarquerez que l’album ne raconte pas tout à fait la même histoire. C’est plutôt une sorte d’adaptation. Dans le film, la petite fille dort avec un foulard. J’ai trouvé ça génial car cela normalise le port du foulard pour dormir. En grandissant, c’était tout naturel pour moi de porter un couvre-chef pendant la nuit afin de protéger mes cheveux. J’ai été très surprise lorsques mes petites amies de l’école m’ont dit qu’elles n’en portaient pas ! Et puis, on ne voit que très rarement (pour ne pas dire jamais) un personnage dans un livre ou dans un film qui porte un foulard pour dormir. J’ai trouvé ça dommage qu’on ne le montre pas de le livre. Plutôt, on voit Zuri qui dort avec son afro NON TRESSÉ (ouf, j’en avais des frissons juste à regarder l’image). De plus, dans le livre, ont ne mentionne pas que la maman de Zuri faisait des vidéos sur le soin des cheveux naturels sur Youtube. C’est dommage car cela mettait en lumière la manière dont les communautés noires se sont soudées et ont créé une communauté de soutien, d’entraide et d’apprentissage pour et par ses membres, à défaut de trouver l’information facilement sur le marché.

nos boucles au naturel 2

Nos boucles au naturel normalise aussi le rétrécissement des cheveux (communément appelé shrinkage) qui n’a rien à voir avec le fait que les cheveux deviennent frisés lorsqu’il pleut ou que c’est humide. À mon sens, il s’agit d’un phénomène tout autre car les cheveux ne deviennent pas frisés, il rétrécissent tout en restant crépus ! Encore une fois, on n’en parle jamais en littérature jeunesse et j’ai adoré que le livre aborde cette question de manière naturelle. Quelle bouffée d’air frais ! Et que dire des illustrations très réalistes qui ont su capturer à merveille le cheveu crépu dans tous ses états (bouclé, lissé, tressé, twisté, rétréci, démêlé, hydraté, etc.) Au niveau de la représentation, on est devant une famille noire heureuse et soudée, dont la maman est diplômée, et un couple noir amoureux comme au premier jour.

J’ai trouvé l’histoire un peu courte, j’aurais tellement aimé que les personnages soient davantage développés et le récit, plus long, juste pour le bonheur de rester plus longtemps en compagnie de Zuri et de son papa. Est-ce qu’on peut avoir un autre livre jeunesse avec eux ? Une roman ? Une bande dessinée ? Ce serait franchement cool. Vous ne pouvez pas passer à côté de cet album !

Coup de coeur !

Mattew A. Cherry est un réalisateur et producteur américain. 

Mattew A. Cherry

Vashti Harrison est une auteure, réalisatrice et illustratrice américaine. 

Vashti Harrison

*Le film Hair Love a reçu l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2020.

Je remercie les Éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre. 

 

Pour vous procurer ce livre, cliquez sur le bouton ci-dessous:
Nos boucles au naturel Bouton acheter petit
Auteur(s) : Mattew A. Cherry & Vashti Harrison
Édition: Scholastic, 2020
ISBN: 9781443180412
Prix: 11, 99$
À partir de 3 ans

 

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Little Nappy

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My life matters

my life matters

Marvin et Tyler Johnson sont des jumeaux noirs américains de 17 ans. Tyler se rend à une fête organisée par un gang et Marvin l’accompagne pour veiller sur lui. Une descente de police soudaine durant la fête sépare les deux frères. Au matin, Marvin apprend la mort de Tyler mais une vidéo sur Internet montre qu’il a été abattu par la police alors qu’il rentrait chez lui. Premier roman.

Avant même de donner mon appréciation de ce roman, il faut absolument que je dise que son titre m’a beaucoup agacé. Le roman original a été publié sous le titre « Tyler Johnson was here » : il me semble qu’il s’agit d’un titre beaucoup plus approprié qu’on aurait pu simplement traduire par « Tyler Johnson était ici ». Pourquoi donc se casser la tête ? J’imagine que l’éditeur voulait faire un clin d’oeil au mouvement Black Lives Matter dont il est question dans le roman. Le résultat se révèle assez maladroit puisque « My life matters » (et ses variations telles que « All Lives Matter » ou « White Lives Matter ») est une phrase souvent répétée et un hashtag utilisé par des personnes blanches pour décrédibiliser le mouvement ou pour souligner qu’ils ne « voient pas la couleur », une manière insidieuse de nier les inégalités raciales. Après tout, on ne peut pas régler un problème (i.e. le racisme) si on décide de ne pas reconnaître son existence. De plus, une personne noire utiliserait simplement « Black Lives Matter », même pour parler de sa propre existence, et non « My Life Matters » puisqu’elle se sent naturellement comme faisant partie d’un mouvement plus large qui touche des personnes partageant le même héritage qu’elle. D’ailleurs, le titre français m’a agacé au point qu’il est la raison première pour laquelle ce roman a attiré mon attention sur l’étagère de ma bibliothèque municipale. Niveau marketing, l’éditeur a plutôt bien fait ! 🤷🏿

 

my life matters tyler johnson was here
Version originale américaine du roman de Jay Coles.

 

Voilà, c’est dit. Il fallait que ça sorte. Bon, après, j’ai bien aimé ce roman ! Qui de mieux pour raconter l’histoire d’un jeune américain noir qu’un jeune américain noir ? En effet, l’auteur Jay Coles a écrit ce roman avant d’atteindre l’âge de 25 ans. Les personnages parlent et se racontent d’une manière toute naturelle. #OwnVoices. Je me suis beaucoup attachée à Marvin et à son histoire. Son désir de réussite, de vivre une vie normale et sa capacité à faire face aux difficultés m’ont beaucoup touchée. J’ai ressenti toute sa frustration face au racisme ordinaire, aux micro-agressions et aux inégalités raciales. Je n’ai pas lu énormément de romans pour ados ayant un personnage principal baptiste, noir et geek. De plus, les meilleurs amis de Marvin sont une métisse ouvertement lesbienne et un latino originaire de la Colombie, ce qui n’est pas sans ajouter un mirroir intéressant pour les personnes racisées et issues de la diversité sexuelle qui elles aussi peinent à trouver des livres qui leur offrent une représentation positive d’elles-mêmes. Bravo !

Au ton de sa voix, je sais déjà de quoi il s’agit. Pas de roses et des choux-fleurs, non. Ce soir, on aura droit au sermon, LE sermon. Celui qu’on a déjà entendu si souvent mais jamais assez. Le sermon que toutes les mères et les pères noirs dispensent à leur progéniture au moins une fois par mois. Le sermon « tu-vis-dans-un-monde-de-Blancs-alors-sois-prudent ». Mama le veut encore plus après ce qui s’est passé hier soir. (p.29)

Dans le roman, on retrouve plusieurs allusions à la culture noire américaine comme le rappeur Tupac, l’autrice Toni Morrison et l’auteur Langston Hughes. J’aurais aimé une traduction canadienne car la traductrice de chez Hachette a opté pour un langage familier que j’imagine parisien, qui parfois clashait avec le contexte américain lorsqu’il était trop appuyé. Un « mec » ou « barge », ça passe, mais les « relou » et « ouf » m’ont fait décrocher à quelques reprises. L’histoire se lit sans difficultés, et m’a fait vivre toute une gamme d’émotions : la colère face à l’assassinat par des policiers de gamins noirs pour avoir « joué de la musique trop fort et perturbé la tranquilité » (p.91), l’exaspération face à l’absence du père condamné pour un crime qu’il n’a pas commis, la tristesse à la suite de la disparition de Tyler, la douleur d’une mère monoparentale ayant perdu un de ses fils, l’espoir lorsque Marvin sera enfin accepté à l’université de son choix. Même si l’histoire n’est pas très originale (il existe plusieurs romans sur la brutalité policière envers les afro-américains sur le marché qui suivent la même trame narrative), et que j’avais une vague impression de déjà-lu en lisant ce roman, j’ai tout de même bien apprécié ma lecture!

Y a aussi tellement de #AllLivesMatter débiles que ça me fout la tremblote. Tous ces gens qui ignorent que les Noirs n’ont jamais été inclus dans le All. All-American veut dire Blanc. All-inclusive veut dire Blanc. All lives veut dire vies de Blancs. Du pipeau tout ça. Les Blancs ne se soucient que d’eux-mêmes, ça me rend dingue qu’ils camouflent leur haine derrière ces posts. (…) Le venin anonyme des réseaux sociaux. (p.147).

Jay Coles est un auteur américain.

Jay Coles

 

Pour vous procurer ce livre, cliquez sur le bouton ci-dessous:
My life matters
Auteur(s)
: Jay Coles Bouton acheter petit
Édition: Hachette, 2018
ISBN: 9782016270158
Prix: 22,95$
À partir de 13 ans

 

Ce livre vous a plus ?
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La haine qu'on donne         Frères Kwame Alexander

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Le souhait

Le souhait NdiayeDans un pays où il neigeait toujours à Noël, où les parents achetaient avec bonheur des cadeaux pour leurs enfants, un homme et une femme souhaitaient avoir un enfant à eux, même un peu raté. Rien n’aurait pu les réjouir autant. Ils avaient rempli de jouets une chambre d’enfant mais elle restait désespérément vide. Alors, par une nuit de Noël, ils firent à nouveau ce souhait le plus cher à leurs coeurs, et Camélia, une petite fille au visage noir, apparut. n livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

Dans ce roman, le désir d’avoir un enfant est porté autant par l’homme que par la femme. L’auteur nous fait réfléchir sur l’importance de ce désir, et sur l’amour familial. Parfois, il ne suffit pas de couvrir une personne de cadeaux, il faut aussi l’aimer pour ce qu’elle est et la soutenir. L’auteure questionne également la notion de privilège: les parents ont tout ce qu’une personne pourrait espérer, c’est-à-dire une belle et grande maison, de bons boulots, etc., mais pas d’enfant alors que c’est ce qu’ils désirent le plus au monde.

Le champ lexical est riche et les phrases sont recherchées. Les jolies illustrations en noir et blanc font usage de larges traits francs. J’ai aimé le clin d’oeil à l’univers de Babar alors qu’on aperçoit l’éléphant dans un tableau accroché au mur de la chambre de cet enfant tant espérée. Cette dernière est décrit comme étant gracieuse et gentille.

« C’était une petite fille aux cheveux noirs, aux yeux noirs, à la peau noire aussi. Elle avait un visage très sympathique. Dans sa robe très blanche, avec sa peau très noire, elle était même un peu éblouissante. » (p.24-25)

Les parents ont tout prévu pour cet enfant qui ne venait pas : un tas de choses matérielles, mais ce dont un enfant à besoin, ce n’est pas de jouets, de robes, de cadeaux, mais d’amour. Les parents étaient plus préoccupés à acheter tout ce que Camilla voulait et a lui faire promettre qu’elle ne les oubliera jamais. Une belle leçon de vie.

Marie Ndiaye est une auteure française.

Marie Ndiaye

 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Marie Ndiaye & Alice Charbin
Maison d’édition: École des loisirs
Année de publication: 2005
ISBN: 9782211079624
Public cible: 8 ans et plus
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vingt petits pas vers maria

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Pour mon anniversaire

Pour mon anniversaireC’est quand mon anniversaire ? C’est bientôt mon anniversaire ? Combien de jours avant mon anniversaire ? Un album pour tous les enfants le jour de leur anniversaire ou pour les faire patienter avant de partager avec eux ce moment tant attendu !

Quel bel album ! Vous le savez, j’adore le travail d’illustration de Christian Robinson. Quel plaisir pour les yeux, tout ce collage, cette gouache, cette peinture acrylique, ces feutres, ces découpages, ces estampes. Le long format vertical du livre en fait un bel objet à avoir dans sa bibliothèque personnelle et donne toute sa longueur aux cadeaux d’anniversaire, toute sa grosseur aux cadeaux de fête, tout l’élan aux arbres et aux ballons qui volent dans le ciel. En lisant le texte, on anticipe son propre anniversaire et on partage l’excitation commune à tous les enfants de voir le grand jour arriver. Ne passez pas à côté de ce livre jeunesse !

Christian Robinson est un illustrateur américain.

Christian robinson

Auteur(s) / illustrateur(s) : Julie Fogliano & Christian Robinson
Maison d’édition: Little UrbanBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782374081229
Public cible: À partir de 3 ans
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Le petit garçon qui venait de la Jamaïque

Petit garçon qui venait de la Jamaïque

Crois-tu qu’une personne comme toi pourrait marquer l’histoire? N’en doute pas. Lis ce récit et tu découvriras comment Devon, un petit garçon qui venait de la Jamaïque, est entré dans l’histoire du Canada. Tu verras que tout est possible et que les rêves peuvent se réaliser.

L’histoire d’une personne ayant surmonté des difficultés pour atteindre l’impossible est une source d’inspiration sans pareille, surtout quand il s’agit d’un enfant. Il n’y a pas de meilleur exemple que celui de Devon Clunis, Jamaïcain élevé à la campagne sans électricité ou eau courante, pourtant devenu le premier chef de police noir du Canada. Cet album raconte une page de l’histoire de mon pays, le Canada. En ce moment au Québec, on parle beaucoup du racisme systémique et de la manière dont les élèves noirs sont défavorisés par rapport aux élèves blancs dans une même classe. En prologue à cet album, on retrouve une dédicace aux « éducateurs qui ont aidé le petit garçcon de la Jamaïque à s’épanouir », notamment Mme Ruby Hanna, enseignante de l’école primaire de Devon, et M. Bill Wedlake, M. Brian Burdy et M. Dennis Pelisek, qui ont enseigné à Devon à l’école secondaire. On les remercie d’avoir donné leur temps et énergie à façonner la vie de nombreux jeunes. J’ai été touchée par cette dédicace car les enseignants ont un rôle très important à jouer dans la vie des enfants et on ne les remercie pas assez. Il me semble que cette reconnaissance est bien méritée ! Malgré les problématiques entourant le racisme systémique dans les écoles, je pense qu’il est important de souligner le travail de ceux et celles qui enseignent avec passion et qui donnent des ailes aux Canadiens de demain, peu importe leur origine.

Les illustrations d’Émily Campbelle sont adorables et tout en douceur. J’ai aussi beaucoup aimé les photos du véritable Devon Clunis qui rendent son histoire encore plus concrète. On retient de ce livre que chaque enfant a des rêves qui peuvent se réaliser et que beaucoup de personnes sont prêtes à les aider à y parvenir. À la fin du livre, il y a une courte biographie de Devon Cunis dans laquelle on peut lire ceci:

Devon a saisi très tôt son identité d’immigrant noir vivant dans une terre de promesses. Dès le plus jeune âge, il a décidé qu’il voulait exercer un travail lui permetttant de servir de modèle aux enfants issus de minorités qui devaient relever des défis semblables à ceux qu’il avait rencontrés: intégration culturelle, inégalités sociales et rareté des possibilités offertes dans la culture populaire. Ce désir l’a amené à s’engager sans tarder sur la voie d’une carrière dans la police. Il s’agissait d’un choix remarquable, car cette profession n’était normalement pas considérée comme accessible aux personnes de couleur.

Le parcours de Devon est très inspirant. Il parle de sa terre natale, la Jamaïque, de manière positive malgré les difficultés liées au manque d’électricité et de système d’aqueduc. Tout au long du texte, il questionne le jeune lecteur et l’amène à faire des liens entre sa propre expérience et celle de Devon. Par exemple, lorsque Devon parle de son immigration à Winnipeg, il demande au lecteur si lui aussi a déjà déménagé et ce qu’il a ressenti en vivant cette expérience. Ainsi, ce livre s’utilise facilement en animation ou en contexte scolaire (pourquoi pas durant les Journées de la Persévérance Scolaire?). Franchement, cet album est un petit bijou qui faut mettre entre toutes les petites mains, dans les écoles, dans les bibliothèques, dans les chambres d’enfants. Je suis tellement enthousiaste face à cet album !! Vous devez absolument le lire !

Coup de coeur !

Devon Clunis est Canadien. Il a été le chef du Service de police de Winnipeg de 2012 jusqu’à sa retraite en 2016. Il a été le premier Canadien noir à être nommé chef de police au Canada.

Devon Clunis

Auteur(s) / illustrateur(s) : Devon Clunis, Pearlene Clunis & Emily Campbell
Maison d’édition: Éditions des Plaines

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Année de publication: 2019
ISBN: 9782896117864
Public cible: 6 à 11 ans
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Christophe change de nom

Christophe change de nom

Pourquoi se contenter d’un seul prénom lorsqu’il en existe tellement qui sont plus exotiques et excitants? Christophe en a assez de son prénom. Il est ennuyant et peu original. Il décide donc de le changer. Puis encore, et encore… pour finalement se rendre compte qu »il n’y a qu’un seul nom qui soit le bon et c’est le sien. Le problème maintenant, c’est que personne ne se souvient de son vrai prénom…

Ce petit livre contient entre 700 et 1500 mots et s’inscrit dans le niveau 4 de la collection « Je peux lire! » aux éditions Scholastic. L’histoire raconte le quotidien d’un garçon noir qui partage le même prénom que 11 personnes dans son école (dont 3 dans sa classe!). Christophe n’aime pas avoir le même prénom que d’autres. Tout au long du récit, il entrera en contact avec des personnes qui lui raconteront diverses histoires qui finiront par le faire changer d’avis : sa tante vivant à Trinité-et-Tobago lui rendra visite, sa mère lui fera découvrir qui était Elijah McCoy, un savant afro-canadien important. J’ai aimé qu’on fasse découvrir au lecteur plusieurs personnalités canadiennes importantes comme Roberta Bondar ou David Suzuki, ou encore américaines, comme Michael Jordan. Le texte constitue une source d’inspiration et d’information intéressante pour le lecteur. Au final, Christophe finira par comprendre que son nom est unique et important lui aussi : Christophe Kwame Mulamba, c’est lui et il en est fier !

Itah Sadu est une auteure canadienne.

Itah Sadu

Auteur(s) / illustrateur(s) : Fred Paronuzzi & Kris Di Giacomo
Maison d’édition: Itah Sadu & Roy Condy

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Année de publication: 2013
ISBN: 9781443124768
Lectorat cible: 7 à 10 ans.
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J comme Joie dominique et compagnie

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Ma cabane du bout du monde

Ma cabane du bout du monde agrumePas facile de choisir où et comment construire la cabane de ses rêves, dans laquelle il fera bon habiter… Avant de commencer son projet, Lucile décide de partir chercher des idées autour du monde. C’est ainsi qu’elle rencontre Erik qui vit bien au chaud dans sa cabane de bois dans une fôret de Suède, Ana et son perroquet, hauts perchés dans leur cabane nichée à la cime d’un arbre au Costa Rica, Antonio et sa cabane sur l’eau, Victor et sa cabane de pierre sur les hautes montagnes, l’igloo de Sakari, la petite isba d’Aliocha, la yourte de Gantulga… Riche de toutes ses découvertes, Lucile sait maintenant ce qu’il y aura dans sa cabane : une corde pour y monter, un téléscope, un coffre à trésor, une cheminée, un passage secret, un atlas, une guitare et beaucoup de place pour les amis…

On se régale des illustrations dxe Sarah Loulendo riches en détails et lumineuses. Le personnage principal, une petite fille noire aux cheveux crépus, aurait pu être éclipsée par le catalogue de maisons du monde qu’elle visite. Au contraire, nous savons qu’elle s’appelle Lucie et au fur et à mesure que notre lecture avance, on se rend compte qu’on n’aurait voulu faire cette tournée des cabanes du monde avec personne d’autre qu’avec elle. Chaque double page révèle un paysage magnifique qu’on ne se tanne jamais d’admirer. J’ai adoré la musicalité du texte, qui décrit bien chaque maison en peu de mots. J’ai adoré !

Coup de cœur !

Sarah Loulendo est une illustratrice française. 

Sarah Loulendo

Auteur(s) / illustrateur(s) : Emmanuelle Mardesson & Sarah Loulendo
Maison d’édition: L’AgrumeBouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9791090743915
Public cible: À partir de 5 ans
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Belle maison Sarbacane Brunet

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