Ces femmes incroyables qui ont changé le monde

Ces femmes incroyables qui ont changé le mondeConnais-tu les femmes qui ont changé le monde ? Les treize femmes présentées dans ce livre n’étaient pas destinées à entrer dans l’Histoire, mais elles accomplirent des choses extraordinaires en suivant ce que leur dictaient leur coeur, leur talent et leurs rêves. Découvre l’incroyable destinée de Coco Chanel, l’histoire émouvante d’Anne Frank, la formidable découverte de Marie Curie ou encore le merveilleux talent de la célèbre peintre mexicaine Frida Kahlo. Inspire-toi de leur destin hors du commun et de leur courage pour trouver ta propre voie !

Les femmes de ce livre sont présentées en deux pages côte-à-côte. Il s’agit d’une présentation sommaire, mais complète, qui permet aux jeunes lecteurs de bien comprendre les exploits de ces femmes, les raisons pour lesquelles elles sont célèbres et l’impact qu’elles ont eu sur le monde. Car les femmes présentées dans ce livre n’étaient pas destinées èa entrer dans l’Histoire. Elles ont simplement suivi leur coeur, travaillé fort et persévéré. Elle ont osé être différentes et ont ignorés ceux qui tentaient de les dissuader.

On découvre ainsi l’auteure Jane Austen, la nageuse Gertrude Ederle, la peintre Frida Kahlo, la couturière Coco Chanel, la scientifique Marie Curie, la paléontologue Mary Anning, l’aviatrice Amélia Earhart, la militante féministe Emmeline Pankhurst, l’agent secret Marie Christine Chilver (alias Agent Fifi) ainsi que Sacagawea et Anne Frank. Deux femmes noires sont incluses dans le livre: Mary Seacole et Rosa Parks.

Mary Seacole, d’origine écossaise et jamaïcaine, a bâti sa propre maison de soins en Crimée dans une région dangereuse déchirée par la guerre, pour aider les troupes britanniques. Après sa mort, celle qu’on surnommait Maman Seacole, est tombée dans l’oubli pendant près d’un siècle, jusqu’à ce qu’on reconnaisse sa bravoure et ses connaissances médicinales dans les années 1980. Dans les années 2000, on retrouva des portraits d’elle, et elle s’est hissée au numéro du Black Briton Poll. Dans Ces femmes incroyables qui ont changé le monde, on ne parle pas de ce qui s’est passé après sa mort, mais on célèbre les réalisations qu’elle a accomplies de son vivant. J’ai trouvé cela fantastique que cette femme, peu connue, ait trouvé sa place dans ce livre.

Certaines informations dans le livre auraient méritées d’être nuancées, par exemple lorsqu’on dit que « dans les tribus amérindiennes, les femmes étaient la propriété des hommes », alors qu’on sait aujourd’hui que certaines tribus étaient matriarcales (par exemple: les Iroquoiens et les Hopi). J’aurais aussi aimé que certaines comparaisons soient nord-américaines (par exemple, que le droit de vote fût donné aux femmes québécoises en 1940 et aux américaines blanches en 1920, et à toutes les américaines em 1965).

Les couleurs vives et les illustrations expressives de Kate Pankhurst illuminent cet album. Il y a un chemin fléché que le lecteur peut suivre au fil de sa lecture; il/elle part ainsi à l’aventure avec les 13 femmes incroyables du livre, en allant d’une page à l’autre. Les deux pages consacrées à Emmeline Pankhurst, qui lutta pour le droit de vote des femmes anglaises, doit se lire en tournant le livre à la verticale. Les lecteurs récalcitrants aimeront le côté dynamique de la lecture de ce livre !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Pankhurst
Maison d’éditionÉditions KimaneBouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782368084045
Lectorat cible: 6 à 11 ans
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Viser la lune

alô sorcières viser la luneAliénor, Itaï, Azza et Maria ont 14 ans et habitent chacune aux 4 coins de la planète, mais de leur rencontre sur un forum, naissent tout à la fois une grande amitié ET une chaîne Youtube à succès ! Des vidéos sur l’astronomie, par Aliénor, aux conseils d’Itaï en jeu vidéo,  d’Azza en pâtisserie et de Maria en photo, les filles partagent leurs passions et voient grossir leur confiance et leur communauté. Quand Itaï se voit écartée d’un championnat d’e-gaming prétendument masculin, elles ont l’outil en main pour médiatiser l’affaire et lutter contre cette injustice !

Dans la famille d’Aliénor, qui vit en Guyanne, l’espace est l’astronomie est une véritable obsession! Aliénor et son père sont très proches et partagent cette passion. La dynamique familiale est saine; ses parents s’aiment et le respect y règne. J’avais quelques appréhension avec l’amitié sur internet entre ses jeunes filles qui ne se sont jamais rencontrées, mais finalement, c’est tout mignon. Les parents sont aussi très présents pour veiller à ce que la présence en ligne de leurs progéniture soit saine et appropriée.

Tous les personnages sont intéressants et complexes. Maria vit à Montréal (Canada), Izza à Lyon (France) et Itaï en Nouvelle-Calédonie. On a voulu donner à Maria un accent et quelques expressions québécoises qui sonnent un peu faux parfois, mais ce n’est pas très grave! Les personnages sont d’origines diverses et de corpulences diverses aussi. Quel fraîcheur de voir de « vraies » filles, celles de la vraie vie! J’ai également adoré les références à Steven Universe, à Harry Potter et à Adventure Time. Les filles de ce roman ont toutes sortes d’intérêts: de l’astronomie à la culture geek en passant par la pâtisserie, la construction et le bricolage (cette passion à été transmise à Aliénor par sa tante!), ainsi que les jeux vidéo. Ce sont des filles qui sont géniales, qui ne se montrent pas modestes car elles savent qu’elles « déchirent » tout. Et puis ce sont des filles de 12-13 ans qui se comportent… comme des filles de 12-13 ans ! C’est pas mal cool ! 🙂 On y dénonce aussi le sexisme et les préjugés, sans que ce soit trop lourd. Les grand-parents d’Aliénor sont blancs et racistes. Elle décide d’aller les confronter et cela ne se passera pas tout à fait comme prévu… Je ne vous révèle pas la fin, mais sachez que ce roman est une bouffée de fraîcheur. Fortement recommandé !

viser la lune 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Anne-Fleur Multon & Diglee
Maison d’édition: Poulpe Fiction Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782377420001
Public cible: À partir de 12 ans.
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viser la lune tome 2 sous le soleil

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Les poupées

Qles poupées de luca bisaillonuand elle sera grande, Lucie voyagera. Elle dansera au son du tam-tam. Elle sera libre. Elle apprendra peut-être même à lire aux enfants ou soignera les malades, qui sait. Une chose est sûre : elle ne sera pas comme les adultes qu’elle connaît, ces gens prévisibles qui mettent les enfants dans des moules.

Les premières pages du livre ont su capter mon attention. On y découvre une petite fille blanche, Lucie, qui en sait déjà beaucoup sur les grands, par exemple qu’ils sont « extrêmement prévisibles. » Elle sait donc d’avance que sa tante Agathe lui offrira une poupée pour son anniversaire. Sauf que Lucie n’aime pas les poupées, pas plu qu’elle n’aime le rose et les robes. Lucie aime les livres, surtout ceux qui racontent des histoires de petites filles indépendantes et courageuses. Lucie aime aussi la géographie, l’aviation, les inventions, la science, marcher sous la pluie, grimper aux arbres, apprendre. En débutant ma lecture, je me suis dit « Ah, oui ! Un album féministe !  Allez, Lucie, détruis-moi les stéréotypes de genre! » Sauf que Les Poupées, ce n’est pas vraiment ça. Oui, Lucie n’est pas comme les autres filles, mais j’aurais tellement aimé que l’auteur creuse davantage ce sujet plutôt que de se perdre dans toutes les directions. Je m’explique. Lorsque la mère de Lucie lui dit « Mais toutes les petites filles aiment jouer à la poupée ! » et que Lucie s’étonne et répond « Je ne suis pas une petite fille alors ? » (p.8), sa mère est troublée et puis c’est tout. Lorsque Lucie explique que les « grands aiment les choses figées, et quand, par exemple, Lucie a besoin d’un nouveau vêtement ou d’une nouvelle paire de chaussures, samaman essaie toujours de l’influencer. « Tu ne préfères pas cette jolie robe avec des nœuds? », Lucie soupire et puis c’est tout. Lorsque Lucie tente de faire pousser des roses bleues car elle trouve qu’il n’y a pas assez de couleurs dans le jardin de sa mère, cette dernière dit: « Quelle drôle de petite fille j’ai là! » et puis c’est tout.

Ensuite, l’auteur brise le rythme du récit en racontant l’histoire d’une petite fille inventée, Kalina, qui vit en Afrique et qui n’a pas la chance d’avoir des poupées. 13 pages sur les 57 pages du livre lui sont consacrées, comme si c’était un livre à l’intérieur d’un autre. Kalina vit dans un village, sa maison est une case faire de terre séchée et de tiges de paille, elle va cherche de l’eau au puit, sa mère passe la majeure partie de sa journée à écraser des grains de mil pour faire de la farine, elle n’a pas de jouets car sa famille est trop pauvre pour lui en acheter et elle s’éclaire à la lumière d’une chandelle la nuit. Au final, Kalina confectionne elle-même une poupée avec de la paille, du coton, des feuilles de maïs et de la liane. Kalina aime beaucoup sa poupée et ne manifeste pas vraiment le désir d’en avoir une autre, plus occidentale. Toutefois, Lucie va quand même entreprendre d’envoyer toutes ses poupées à Kalina par la poste, sans succès.

les poupées 2

Je n’ai pas aimé ce livre à cause de son côté décousu, malgré la présence d’un texte de qualité, de propos intéressants et d’une mise en page dynamique. Dommage.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Françoise de Luca & Josée Bisaillon
Maison d’édition: Marchand de feuilles Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782923896700
Public cible: À partir de 7 ans.
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On est pas des super-héros / On n’est pas des poupées / Ni poupées ni super-héros

On n'est pas des super-hérosOn n’est pas des super-héros

Un album sur les stéréotypes sexistes où des garçons racontent entre autres qu’ils n’aiment pas se battre, aiment les câlins et sont admiratifs devant l’intelligence des filles.

Ce livre est une pépite d’or. Il est tout désigné pour parler du sexisme auprès des enfants en s’adaptant à leur ton, leur vision du monde et leurs préoccupations. J’ai aimé qu’on s’adresse aux garçons, car il est faux de penser que le féminisme ne concerne que les femmes. Des personnages de toutes origines sont présent dans ce livre, dont un garçon noir. Le livre aborde un féminisme plutôt occidental, mais ne prétend pas non plus être universel dans les enjeux qu’il aborde. En fin d’album, une petite présentation du féminisme d’hier à aujourd’hui, avec un focus très français (d’ailleurs on n’a inclus que des hommes blancs dans les courtes présentations biographiques: Nicolas de Condorcet, Victor Hugo, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Auguste Bebel, Friedrich Engels, François Poullain de la Barre, Michel Montaigne).

On n’est pas des poupées

On n'est pas des poupéesOn n’est pas des poupées s’attaque de manière frontale aux stéréotypes de genre, sans périphrases ni métaphores mais avec beaucoup d’humour, de tendresse et de fantaisie ! On n’y trouve pas de clichés, mais des clins d’œil au mouvement féministe, et des petites filles pétillantes qui, au fil des pages, fournissent aux jeunes lecteurs et lectrices des outils pour être soi-même, et non pas ce que les autres voudraient que l’on soit.

J’ai noté la présence de plusieurs personnalités connues dans ce livre, dont Angela Davis qu’on reconnait sur le chandail d’une fille qui a grimpé dans un arbre. Ce livre inclut lui aussi une courte présentation biographique de quelques figures féministes: Olympe de Gouges, Georges Sand, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Virginia Woolf, Rosie la riveteuse, Simone de Beauvoir. Très bien fait, ce livre jeunesse rappelle aux filles qu’elles doivent être libres d’être ce qu’elles sont et de ne pas s’enfermer dans des stéréotypes.

Ni poupées ni super-héros

Ni poupées ni super-hérosParce qu’il n’est jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes Pour que filles et garçons puissent, ensemble, construire un monde antisexiste et égalitaire, On n’est pas des poupées et On n’est pas des super-héros, déjà parus dans cette collection, sont maintenant réunis en un seul livre. Ni poupées ni super-héros, en avant les super-égaux !

Après la lecture de On est pas des super-héros, puis de On n’est pas des poupées, j’ai trouvé dommage la séparation du lectorat: l’un vise les garçons et l’autre, les filles, un peu comme les collections de livres commercialisés pour un genre uniquement. Cette séparation m’a toujours dérangée car il oblige les enfants à choisir entre dragons et princesses, super-héros et animaux, licornes et voitures en fonction de leur genre. Dans Ni poupées ni super-héros, on retrouve une sélection de quelques-unes des pages des deux autres livres de la série. Même si les deux autres livres ont aussi leur utilité, Ni poupées ni super-héros comble le besoin d’un livre jeunesse antisexiste que garçons et filles pourront consulter ensemble. Petit bémol: Ce livre n’ajoute aucun nouveau contenu aux précédents. Très bon quand même ! Dans chacun des livres, on retrouve des enfants noirs ou racisés.

Alors, au final, on achète lequel puisque le contenu est quasiment le même ? Achetez donc les trois. Ça vaut la peine !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Beauvois, Delphine & Claire Cantais
Maison d’édition: La ville brûle Bouton acheter petit
Année de publication: 2014 / 2013 / 2015
ISBN: 9782360120482  / 9782360120369  / 9782360120666
Public cible: À partir de 10 ans
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De petite à grande : Rosa Parks

RosaRosa Parks - De petite à grande La courte échelle Parks a grandi en Alabama, aux États-Unis, où elle a appris à défendre ses droits dès son plus jeune âge. Toute sa vie, elle a travaillé pour que les Noirs cessent d’être moins bien traités que les Blancs. Son courage et sa dignité ont servi d’étincelle au mouvement qui a mis fin à la ségrégation raciale dans son pays.

Cet album magnifique permet de découvrir Rosa Parks sous un angle nouveau. Plutôt que de réduire la lutte de cette femme à ce jour où elle a décidé de ne pas laisser sa place à une personne blanche dans un autobus, on s’intéresse ici à sa personnalité, à sa famille, à ses valeurs et à sa force de caractère. À la lecture de ce livre, on découvre la petite Rosa, une fillette brave qui s’efforçait toujours de faire ce qui était juste et qui savait qu’elle était une personne normale qui avait autant de valeur que n’importe qui, quelle que soit sa couleur. On parle de sa capacité à continuer à essayer et à ne pas baisser les bras.

Les phrases courtes et simples parviennent à expliquer le contexte historique de manière accessible aux enfants. On parle de sa lutte pour obtenir plus de droits pour les Noirs et de l’aide qu’elle travaillait à offrir à ceux et celles d’entre eux qui étaient mal traités. On parle de comment elle n’avait pas peur car elle savait que ce qu’elle faisait était juste. On parle de la manière dont elle a réussi à rallier des milliers de personnes à son combat. On parle de son humilité. Le tout est extrêmement bien mené.

En fin d’album, on retrouve une courte biographie accompagné d’une photo de Rosa Parks, ce qui permettra aux enfants de réaliser qu’il s’agit d’une personne qui a réellement existé.

Coup de cœur !

Un livre jeunesse pour souligner le Mois de l’Histoire des Noirs.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Lisbeth Kaiser & Marta Antelo
Maison d’édition: La courte échelle Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782897741457
Public cible:  À partir de 5 ans.
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J’adore être papa

J'adore être papaDes créatures mythiques s’amusent dans une contrée magique… jusqu’à ce que le Sasquatch se prenne le pied dans un tronc d’arbre, que la corne de la licorne passe à travers une table et que le bras-en-scie du robot rouille sous la pluie. Mais pas de panique ! Papa est là pour arranger tout ça, même quand un vilain pirate-alligator-volant menace de tout gâcher.

Ahahahah ! Cette histoire est HI-LA-RAN-TE ! On y rencontre des créatures mythiques qui nous racontent à quel point c’est génial d’être qui elles sont, mais aussi ce qui est embêtant quand on est ce qu’elles sont. Sasquash, licorne, montre du Loch Ness, etc. Les personnages se rencontrent l’un l’autre et c’est amusant de les suivre de saynettes en saynettes. Les personnages ne sont jamais tout à fait ce qu’on pense qu’ils sont et ils ne font jamais tout à faire ce qu’on s’attendent à ce qu’ils fassent. Le texte répétitif et humoristique fera la joie des tout-petits qui adoreront découvrir les personnages et faire des prédictions sur ce qui va arriver dans l’histoire. Certains gags passeront inaperçus auprès des enfants, mais feront rire les parents !

Les personnages humains de ce livre sont de toutes origines et les personnages humains principaux ont le teint brun et les cheveux lisses. La petite fille de la famille adore être une « maman-fée-ballerine-médecin » (GIRL POWER! 🙂 ) et le petit garçon aime être un « pirate-alligator-volant ! Cet album est vraiment fantastique; encore une fois, les éditions Scholastic ne déçoivent pas. Bravo !

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Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Dan Bar-el & Gina Perry
Maison d’édition : Éditions Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication : 2017
ISBN : 9781443159876
Public cible : À partir de 3 ans

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Dandara et les esclaves libres

Dandara et les esclaves libresEn pleine forêt tropicale brésilienne, au 17e siècle, des dizaines de milliers d’esclaves fugitifs regroupés dans le camp quilombo de Palmares résistèrent aux Portugais pendant un siècle. Zumbi en fut le chef mythique et Dandara, sa compagne, resta pendant longtemps dans son ombre. L’histoire authentique d’une cheffe rebelle, qui a tenu tête aux colons Portugais contre la barbarie de l’esclavage.

Le livre débute par une introduction par la traductrice et éditrice Paula Anacaona où elle explique comment les premiers Noirs d’Afrique sont arrivés au Brésil, ainsi que le contexte du roman qui se déroule dans le Brésil colonial entre 1680 et 1695. On retrouve ensuite une préface de l’auteure Jarid Arraes où elle présente comment est né l’idée d’écrire l’histoire de Dandara. D’ailleurs, Arraes a beaucoup écrit sur les femmes Afro-Brésiliennes qui ont marqué l’Histoire mais ont été injustement oubliées. J’ai aimé son approche: Alors que plusieurs contestent l’existence même de Dandara, Arraes a décidé de confronter cette idée qu’il ne s’agit que d’une légende. Car même s’il s’agissait que d’une légende, quelqu’un doit l’écrire ! Pourquoi laisser le machisme et le racisme effacer cette histoire ? On sait que Dandara a été l’une des cheffes du quilombo de Palmares, qu’elle a été la compagne de Zumbi, et qu’elle n’acceptait pas le rôle féminin imposé par la société de l’époque. Trois ingrédients qui ont inspirés Arraes à l’écriture de ce roman.

Dandara avait désormais conscience du rôle de chacun, et de l’importance de chaque rôle dans le fonctionnement et la défense de Palmares. Sans personne pour préparer les repas, les guerriers ne pouvaient pas lutter ; sans personne pour cueillir les herbes curatives, les Palmarinos ne pouvaient pas être soignés… Elle avait également réalisé que ces tâches n’étaient pas plus faciles ou exemptes de dangers que les autres – le risque mortel que Bayô avait couru, et la crainte que les guerriers du quilombo avaient manifestée à l’idée de retourner à la rivière, montraient bien que les rôles attribués aux femmes n’étaient pas des rôles de figuration. Même si Dandara préférait s’entraîner au maniement des armes, cette constatation s’installait peu à peu dans son esprit. (p.43-44)

Dandara et les esclaves libres m’a captivée du début à la fin. L’auteure a un style vif et entraînant; difficile de lâcher le livre une fois qu’il est entammé. Aussi, l’inconnu et la découverte m’ont gardé en haleine tout au long de ma lecture. J’admets en connaître peu sur l’histoire des Afro-brésiliens, même si je la sais liée à la mienne, à cette Grande Histoire des populations afro-descendantes. Je connaissais déjà les orixas (divinités originaires d’Afrique qui représentent les forces de la nature) et j’ai été émerveillée de constater que l’auteure s’en est inspiré pour ajouter un élément de fantastique à ce roman. Quel bonheur d’y retrouver Iansà, Oxum, Nana, Iemanja, Xango et Ogum ! Dandara a la peau sombre et les cheveux crépus. Elle porte et sait manier l’épée, elle est courageuse et héroïque. C’est une guerrière vraiment badass, quoi ! 🙂

Ce livre mélange habilement fiction et réalité dans un format agréable. Chaque chapitre est titré et se déploie sur une dizaine de pages. Le fait que les femmes soient au centre du récit rend ce livre audacieux et captivant. Les femmes y sont partout, elles font tout et il n’y a rien qu’un homme puisse faire qu’elle soient incapable d’accomplir. Loin des stéréotypes, les personnages de ce livre sont authentiques, pluriels, uniques. Action, fantastique, éléments historiques, mythologie, romance, suspense… tout est là pour faire de ce roman pour enfant un succès ! Dandara et les esclaves libres est un roman audacieux, palpitant et incontournable. D’ailleurs, les adultes le liront aussi avec beaucoup d’intérêt. Du coup, pourquoi ne pas lire Dandara et les esclaves libres en même temps que votre enfant ? Achetez deux copies et cela vous permettra d’en discuter ensemble au fur et à mesure que votre lecture avance !

Les esclaves fugitifs de Palmares (ainsi que les hommes et femmes nés au quilombo, donc nés libres) vivaient en liberté et semaient la terreur dans la région, adoptant une véritable tactique de guérilla. Ils pillaient les entrepôts, volaient du bétail, incendiaient des propriétés agricoles – et surtout, fait hautement symbolique, libéraient leurs frères et sœurs dans des razzias qui auraient touché plus de 60 plantations de canne à sucre. Il n’en fallait pas plus pour créer le mythe de Palmares, premier royaume Noir hors d’Afrique. (Introduction de Paula Anacaona)

Un livre jeunesse pour souligner le mois de l’histoire des Noirs.

Jarid Arraes est une auteure brésilienne.

Jarid-Arraes

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jarid Arraes
Maison d’éditionAnacaona Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782918799979
Public cible: 11 ans et plus

Je remercie les Éditions Anacaona de m’avoir offert ce livre.

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