… Et me voilà !

Et me voilàMa mère a le teint de Blanche-Neige, mon père n’est pas du tout bronzé. Et moi… j’ai la peau caramel au lait. Maman, Papa, Mamette, Papé et tous mes ancêtres m’ont donné chacun un petit bout d’eux-mêmes, et… me voilà ! mélange de toutes ces personnes-là.

Quel bel album sur la filliation, la couleur de peau et l’identité ! Le personnage de ce livre d’images a le teint caramel, des cheveux blonds crépus et des yeux bleus. Il raconte avec fierté d’où vient son nez, sa bouche, ses pommettes, son sourire, ses cheveux, sa démarche, etc. et nous parle de sa famille. On découvre que sa grand-mère est née à Tahiti et que son arrière-grand-mère est noire. Cet « enfant du monde » nous transporte dans l’Histoire de l’humanité où il s’insère tout naturellement, comme vous, comme moi. Très beau !

J’ai eu 2 parents, 4 grand-parents, 8 arrière-grands-parents et plein d’autres parents encore avant. Tous ces hommes et ces femmes-là m’ont donné chacun un petit bout d’eux-mêmes. Tous ces hommes et ces femmes-là sont mes ancêtres.

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Jean-Pierre Kerloc’h & Florence Koenig
Maison d’édition : Éditions l’élan vert Bouton acheter petit
Année de publication : 2007
ISBN : 9782844551047
Pubilc cible : 4 à 8 ans

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Le garçon qui n’était pas noir

Le garçon qui n_était pas noirFrannie vit dans le quartier noir d’une ville américaine, de l’autre côté de l’autoroute, au-delà du quartier des Blancs. Un jour, Frannie voit arriver dans son école un nouvel élève. Il est maigre, a de longs cheveux bouclés, et surtout il est blanc. Très vite, on le surnomme « Jésus », et il devient le souffre-douleur de Trevor, un jeune métis craint par tous. Frannie, elle, intriguée par cet étrange garçon blanc, tente de tisser des liens…

Parfois, on tombe sur un roman qui nous habite longtemps après en avoir terminé la lecture. Le garçon qui n’était pas noir est l’un deux. J’ai absolument adoré ce roman !

Les personnages forts et complexes évoluent dans un environnement riche et réaliste. « Jésus », ce garçon blanc adopté par une famille noire se dévoile peu à peu. Trévor, le métis en quête d’identité porte en lui le poids d’incarner deux mondes qui ne se mélangent pas. Frannie, somme tout assez à l’aise en tant que fille noire (personne ne remet sa négritude en question), doit tout de même gérer sa différence car elle parle la langue des signes avec son frère qui est sourd. L’enseignant des jeunes personnages porte la voix d’un adulte qui souhaite faire d’eux des citoyens compétents et des adultes accomplis.

Les éléments narratifs cohérents donnent du poids au récit. L’autoroute s’impose comme une barrière entre deux quartiers racialement divisés, ce qui n’est pas sans rappeler la séparation raciale présente dans plusieurs grandes villes, y compris Montréal. Chacun rêve l’autre côté par curiosité ou par nécessité. L’école secondaire où évoluent les personnages devient comme une microsociété où on retrouve de tout, même du racisme et de l’ignorance.

Et que dire de ce titre : « Le garçon qui N’était PAS noir », qui place les personnes racisées au centre du récit et leur permet de montrer le monde tel qu’elles le perçoivent. Car l’important n’est pas ce que « Jésus » était (Blanc), mais bien ce qu’il N’était PAS (noir), c’est ce qui faisait sa différence, celle-là même qui a chamboulé tant de choses pour Frannie.

Les éditions Bayard nous offre une mise en page aérée, des pages épaisses et un format robuste qui rend la lecture agréable. Il faut absolument que vous lisiez ce roman. Et ensuite, vous devez absolument m’écrire pour qu’on puisse en discuter plus longuement !

Coup de cœur !

Jacqueline Woodson est une auteure américaine. 

Woodson

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jacqueline Woodson
Maison d’édition: Bayard Éditions
Année de publication: 2011
ISBN: 9782747030182
Public cible: À partir de 10 ans
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Violette

violette Tania Duprey StehlikViolette, c’est le nom d’une fleur de couleur violette. C’est aussi le nom d’une petite fille. Violette va à l’école avec des enfants de toutes les couleurs. Certains sont rouges, d’autres sont jaunes et quelques-uns sont bleus. Mais Violette est la seule qui soit violette. Quand l’une de ses camarades fait une remarque sur la couleur de sa peau, elle comment à se demander… Pourquoi suis-je Violette ?

Cette histoire se déroule lors de la rentrée scolaire. Le personnage principal, Violette, est très nerveuse à l’idée d’aller à l’école et craint de ne pas pouvoir se faire des amis. Timide, elle fait tout pour passer inaperçue. Sa première journée d’école se passe plutôt bien. Ce n’est qu’au moment où son père vient la chercher à la fin de la journée que Violette est affectée par les commentaires des autres élèves sur la couleur de sa peau. Tous se demandent qui était cet homme bleu venue la chercher. Violette répond fièrement que c’est son père, mais les autres élèves n’en reviennent pas : « Ton père est BLEU? », « Pourquoi est-il bleu et pas toi ? » s’exclament-ils, décontenancés. Violette ne sait pas quoi répondre et s’inquiète à l’idée de retourner à l’école pour y subir de nouvelles moqueries. Et puis, elle ne comprend pas très bien pourquoi elle n’est ni rouge, ni bleue, comme ses parents.

Pour faire accepter son métissage à sa fille, la mère de Violette lui explique qu’en mélangeant du rouge et du bleu, on obtient une jolie couleur violette et que plusieurs personnes dans le monde sont violets, même s’il n’y en a peut-être pas dans la classe de sa fille. Elle conclut en disant à Violette qu’elle ne devrait pas se soucier de ressembler aux autres, qu’il faut être soi-même et que les gens devraient l’aimer pour ce qu’elle est, peu importe sa couleur. Ce message positif résonnera chez les enfants métissés qui eux aussi ont des parents de couleur différente qu’eux. Quelle bonne idée d’avoir fait cette analogie avec les couleurs: les couleurs primaires sont celles des personnes non métissées, alors que les couleurs secondaires sont celles des personnes métissées.

Les illustrations, naïves et aux traits nerveux, éclatent de couleur. On ne voit jamais entièrement les parents de Violette. On aperçoit un bout de bras par-ci, un pied par-là. Sur l’une des pages, une nouvelle amie de Violette partage son repas en lui offrant une pomme. L’enfant à qui j’ai lu ce livre a cru qu’il s’agissait une pomme pourrie et s’est demandé pourquoi on lui offrait des choses vilaines ! C’est fou ce qu’un petit coup de crayon en trop peut changer toute l’interprétation que l’on peu avoir d’une illustration. J’ai trouvé le texte un peu verbeux et long par moment. Certaines pages ont peu de texte alors que d’autres en ont énormément, ce qui mine l’équilibre global du livre dans sa mise en page. Un très bel album malgré tout, qui peut être utile pour entamer une conversation sur l’acceptation de soi.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Tania Duprey Stehlik & Vanja Vuleta Jovanovic
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2010
ISBN: 9781443101745
Public cible: 6 à 9 ans.
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Le pelleteur de nuages

le pelleteur de nuagesElliot adore les nuages, mais il déteste les taches blanches qui sont apparues sur ses mains et grandissent un peu plus chaque jour. À l’école, ses camarades de classe, intrigués, commencent à poser des questions. — Pourquoi changes-tu de couleur ? Vas-tu devenir tout blanc comme Michael Jackson ? Elliot a honte de ses mains qui se décolorent, mais il est aussi inquiet : « Jusqu’où cela ira-t-il ? Si toute ma couleur disparaît, est-ce que je vais disparaître, moi aussi ? » se demande-t-il. Grâce à son imagination débordante, celui que son père surnomme affectueusement « le pelleteur de nuages » trouvera enfin un sens et une beauté à cette différence…

Cette histoire m’a émue. Elliot est un garçon sensible à la beauté du monde, de la nature, et surtout, des nuages. Il entretient une belle relation avec son père avec qui il observe le ciel et marche jusqu’à la confiserie du coin pour déguster de la barbe à papa. Ce dernier aime jardiner, alors que la maman d’Elliot répare des voitures. Mais Elliot s’inquiète: sa peau se décolore. D’abord, des tâches blanches sur les doigts, puis jusqu’au poignet. Si toute sa couleur disparait, est-ce qu’il va disparaitre lui aussi ?

Le printemps, l’été et l’automne, quand il fait beau, Elliot et son père se couchent le dos contre l’herbe. Ils pointent un index vers les nuages. Le doigt du papa est brun chocolat, avec de la terre sous l’ongle. Celui d’Elliot est presque de la même couleur, mais par endroits, le chocolat au lait de sa peau semble taché de gouttes de chocolat blanc. (p.4)

Les douces illustrations de Josée Bisaillon accompagnent le texte en un équilibre parfait. Encore une fois, Simon Boulerice ne déçoit pas. En postface, il écrit avec doigté: « Ceux qui [souffrent de Vitiligo] ont parfois honte de leurs taches. Ils ne devraient pas, car ce sont souvent nos petites imperfections qui nous rendent uniques. » Le pelleteur de nuages est un livre jeunesse qui plaira aussi aux adultes. Il s’agit d’un conte empli de grâce et de poésie.

Je remercie les éditions La Courte Échelle de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Simon Boulerice & Josée Bisaillon
Maison d’édition: La Courte échelle Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782897740979
Public cible: À partir de 6 ans.
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Tout mélangé !

Tout mélangé Histoire de couleurs Arree ChungÀ l’origine, il y avait trois couleurs : les Rouges, les Jaunes et les Bleus. Tous uniques à leur propre façon, ils vivent en harmonie jusqu’au jour où l’un des Rouges déclare : « Les Rouges sont les meilleurs! ». Une dispute éclat alors entre les clans, et les couleurs décidèrent de vivre séparément… Qu’est-ce qui pourrait bien les réconcilier? 

Quel bel album pour la jeunesse ! Coloré, mignon, optimiste et pertinent. Mes plus jeunes adorent les livres colorés et celui-là leur a beaucoup plu ! Ils en redemandaient. 🙂 De plus, ils se sont identifiés aux personnages, ces petits bonhommes de toutes les couleurs sans aucun problème ! Je crois que toutes ces couleurs éclatantes sur fond blanc a accroché leur oeil.

Dans cette histoire, il n’y a au départ que trois couleurs: Les rouges étaient les plus bruyants, les jaunes les plus brillants et les bleus, les plus détendus. Jusqu’au jour où un Rouge s’écrie que les Rouges sont « les meilleurs ». Ainsi commença la zizanie et la séparation des couleurs: les Rouges vivent à Rougeville, les Jaunes au Mont Jaune et les bleus, à Cité Bleue. Les plus jeunes lecteurs y verront une histoire sur la dualité gentillesse/méchanceté, mais les lecteurs plus âgés seront aptes à comprendre des concepts plus complexes tels que la discrimination, le racisme et l’intolérance.

tout mélangé 2

Le récit aborde également la thématique de l’amour et de la mixité puisqu’un bleu et une jaune se rencontrent puis forment un couple heureux ensemble, qui se marie et duquel naîtra plusieurs enfants… verts ! Les couleurs découvriront alors de nouvelles possibilités (Rouge et Jaune forment Orange, Bleu et Rouge forment Violet) et se sont mélangées encore et encore jusqu’à former une véritable nation arc-en-ciel où toutes les couleurs et toutes les teintes sont permises. Puis, les Couleurs réaliseront que les vieux quartiers de Rougeville, de Cité Bleue et de Mont Jaune n’avaient plus de raison d’être. La ville sera donc reconstruite pour que toutes les couleurs puissent y vivre ensemble. Un album absolument magnifique, qui grandira avec les enfants. Un véritable baume pour le coeur. Un incontournable !!

Coup de cœur !

Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Arree Chung
Maison d’édition: ScholasticBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443169677
Public cible:  3 à 8 ans
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Moi aussi je suis triste

Moi aussi je suis tristeAs-tu déjà perdu ton jouet préféré ? Serais-tu triste sans ton animal familier ? Comment te sentirais-tu ? Tes yeux se rempliraient-ils de larmes ? L’histoire d’Omar et de Chloé t’apprendra comment on peut réagir quand on est triste. La collection Moi aussi, je… aide les enfants à comprendre ce qu’ils ressentent et, ainsi, à vivre plus sereinement de nouvelles émotions et de nouvelles expériences.

Les histoires de Chloé et d’Omar sont distinctes; il s’agit de deux cas de figure où un enfant s’est senti triste. Alors que Chloé a perdu son jouet préféré, Omar est contraint de se départir de son chat car sa mère en est devenue allergique.

Féminine et sociable, Chloé est une petite fille noire au teint foncé. Malheureuse de ne pas pouvoir apporter son jouet à l’école comme à l’habitude, Chloé est consolée par sa mère et se confie à ses amis dans la cour de récréation. Sept pages sont consacrées à son histoire dans cet album qui en contient 24. En plus de l’histoire d’Omar, on retrouve une section « Se sentir mieux » qui explique comment les deux personnages principaux sont parvenus à surmonter leur tristesse. On retrouve également en fin d’album un glossaire ainsi que des trucs et astuces pour aller plus loin où l’éditeur suggère des activités à faire avec les enfants pour les aider à comprendre le sentiment de tristesse et à explorer ensemble cette émotion à partir de l’histoire. Dans ce livre, Chloé n’a pas plus ni moins d’importance qu’Omar. Elle vit une situation du quotidien à laquelle plusieurs enfants pourront s’identifier. Elle est noire, oui, mais au fond, elle aurait pu ne pas l’être et cela n’aurait rien changé au récit. Ce genre de représentation est extrêmement positif : le personnage noir n’est ni exotique ni représentatif de toute une population. Son existence n’est pas justifiée par la présence de difficultés raciales ou par sa différence par rapport aux personnages blancs, comme c’est souvent le cas en littérature jeunesse. En fait, sa couleur de peau n’a absolument rien à voir avec ce qui lui arrive. Cela normalise sa présence en tant que personnage racisé dans un livre pour enfant. Bravo !

moi aussi je suis triste 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Moira Butterfield & Holly Sterling
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9781443152747
Public cible: 4 à 8 ans.

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Les Belles

Les bellesDans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences. Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses sœurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

Ugh. J’ai vraiment eu du mal à terminer ce roman, mais j’aurais tellement voulu l’aimer !! L’histoire m’a plu: un univers dystopique, la quête de la beauté, des êtres gris obsédés par leurs apparences… J’aurais aimé que le propos soit porté un peu plus loin car l’intrigue autour de la princesse qu’il faut (ou pas) aider de manière illicite m’a laissé de glace. Des femmes qui détiennent un pouvoir convoité dans un monde où les races telles qu’on les connaît n’existent pas (les Belles peuvent former de A à Z le physique d’une personne, ce dernier suit d’ailleurs les modes: les longs cous aujourd’hui, les cheveux roux demain, la peau ivoire ou ébène le mois suivant…), c’est vachement intéressant comme prémisse !

La page couverture m’a accroché dès le départ: une femme, noire, au teint foncé, aux cheveux crépus si soigneusement coiffés et ornés d’une fleur, les teintes de rouge sur sa robe blanche… au fond, je m’étais peut-être fabriqué moi-même toute une histoire, ce qui a inconsciemment construit des attentes assez élevées dans mon esprit. Je n’ai pas lu l’histoire que je voulais lire et ça m’a agacé. Je relirai sans doute ce roman à un autre moment de ma vie, en tâchant de garder l’esprit plus ouvert la prochaine fois, histoire d’éviter les déceptions !

Cela dit, les critiques pour ce roman sont excellentes et j’ai appris avec bonheur que l’auteure a fondé CAKE Literary, une entreprise dédiée à la défense de la diversité en littérature. YAY! Et vous, il vous a plu, ce roman ? Dites-moi tout ! 🙂

Dhonnielle Clayton est une auteure américaine.

Dhonnielle Clayton

Auteur(s) / illustrateur(s) : Dhonnielle Clayton
Maison d’édition: Robert Laffont Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782221215937
Public cible: Ados

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