Feya (tome 1)

feya tome 1Dans une luxuriante forêt hors du temps, vivent des créatures étranges : un magicien poilu, un petit fantôme gourmand et un renard cueilleur de champignons. Cet univers plein d’humour et de loufoquerie n’est pas dérangé par une quelconque humanité puisque celle-ci a disparu. Mais un jour, les bestioles découvrent sous terre un laboratoire secret où hiberne une jeune humaine, Feya. Son réveil malencontreux va provoquer l’apparition d’autres endormis, secte magique et robots géants, ordinateur malveillant et espion au masque de lion, qui souhaitent tous mettre la main sur la dernière (?) survivante de notre race éteinte. Une grande aventure commence !

Assurément, cette bande dessinée en deux tomes plaira aux amateurs de mangas ! J’ai énormément aimé l’aventure, les bagarres, la magie et la technologie dans ce livre destiné aux enfant mais qui plaira à tous. L’auteur Marc Lataste y aborde des thématiques importantes comme l’amitié, la fraternité, l’identité et l’opposition entre la nature et l’avancement de la technologie.

On rencontre Feya pour la première fois alors qu’elle est extirpée par la curiosité d’un renard qui parle et d’un robot volant. Elle ne sait ni qui elle est, ni d’où elle vient. Elle sauvera ses futurs amis d’une attaque d’un monstre affamé. Et déjà, je me suis dit: « Wow, elle est tellement cool! » Le design du personnage est aussi vraiment super, avec son undercut, son tatou sur le crâne et sa combinaison noire. Feya est courageuse, loyale et a soif de comprendre ce qui lui arrive. La dernière représentante du genre humain est une personne noire. Une fille !! Vraiment. Cool.

À la fin de ce premier tome, on découvrira que [SPOILER] Feya n’est qu’un être de synthèse parmi d’autres, construits par l’étrange Doc Bot, dernier véritable humain sur Terre. Elle a été créee pour apporter la paix et est un symbole du métissage entre humains, êtres magiques et robots. Alors, oui, c’est un robot, mais c’est aussi une fille noire, même si dans le monde où elle vit, les humains ont disparu. [FIN SPOILER] À découvrir au plus vite !

Coup de coeur !

feya tome 1 extrait

Auteur(s) / illustrateur(s) : Marc Lataste
Maison d’édition: Vide CocagneBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9791090425903
Lectorat cible: 8 ans et plus
Vous aimerez peut-être: Petit robot, une bande dessinée avec une héroïne noire, écrit par Ben Hatke.

SUIVEZ MISTIKRAK! SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

logo livreaddict  logo facebook

Publicités

Max et Koffi sont copains

Max et Lili sont copainsA la récréation, Koffi se fait injurier parce qu’il est noir et son ami Max s’en mêle… Comment vont-ils se défendre ? Ce petit livre de « Max et Lili » parle de l’amitié et du racisme. Tous pareils et tous différents, les hommes ont le même droit de vivre dignement sur la Terre, sans souffrir du mépris.

Ahhhhh… Max et Lili… Ces petites bandes dessinées adorées des enfants que je dois racheter à l’infini pour ma bibliothèque car ils sont littéralement dévorés par nos petits lecteurs ! La recette est gagnante: des situations du quotidien des enfants, une petite bande dessinée, des personnages face à un dilemme éthique, des questions et mises en situations pour se faire sa propre opinion. Personnellement, je dois admettre que je trouve ces livres parfois un peu moralisateurs, hétéronormatifs et s’adressant plutôt à un lectorat européen blanc. Mais les enfants les aiment, bon ! Et puis les illustrations de Serge Bloch sont vraiment fantastiques. À ce niveau, rien à redire; Serge Bloch est une valeur sûre. Le texte de Dominique de Saint Mars aussi est bien et j’apprécie qu’elle parvienne à intéresser les enfants à la philosophie. C’est plutôt le ton ou la manière dont certains sujets sont abordés qui me chicotte un peu parfois.

La scène phare dans « Max et Koffi sont copains » est ce moment où Koffi se fait apostropher par un camarade de classe dans la cours de récré, alors qu’il s’occupait tranquille de ses affaires avec son ami Max sur un banc. Le camarade en question, bien peu sympathique, lui réclame la place en prétextant qu’elle lui appartient. Puis, il lance: « C’est pas ton banc, pas ta cour, et en plus, c’est pas ton pays ! D’abord, t’es qu’un SALE NOIR!  »

Max et Koffi sont copains 3

Ce genre de représentation laisse supposer que le racisme, ce sont les insultes lancées à tue-tête par des Blancs méchants en manque d’attention. Bien sûr, les insultes racistes, ça arrive. Mais aujourd’hui, le racisme est beaucoup plus pernicieux, implicite et systémique. Je le dit et le redis, les enfants de 7, 8, 9 10 ans sont assez matures pour aborder ces sujets, il suffit que les livres choisis soient adaptés à leur âge. Ce livre a d’abord publié en 1995 et les choses ont bien changé depuis, j’en conviens. Mais rien n’aurait empêché une réédition mise à jour, histoire de s’éloigner de cette idée que les gens racistes sont mauvais et que les gens non-racistes sont bons, alors qu’il est clair que même les gens bons, ouverts d’esprit, progressifs, éduqués et bien intentionnés peuvent exhiber (intentionnellement ou non) des comportements racistes. Ce discours montre aux enfants que le racisme est un problème que seules les mauvaises personnes ont, plutôt qu’un système qui nous implique tous.

Premier petit malaise en page 18 lorsque la maman de Max, voyant Koffi pour la première fois, s’exclame, étonnée « Mais il est noir ! ». Oui, et alors ? J’ai attendu une suite qui n’est jamais venue. Juste « Mais il est noir! » Point. Bizarre. Cela dit, passé son étonnement initial, elle se montre très ouverte à l’amitié de son fils pour Koffi. Au départ, je me suis dit: « Bon, ok, les auteurs font sûrement questionner les enfants sur la réaction de la mère à la fin de la bande dessinée. Ils ont toujours de bonnes questions pour faire réfléchir les enfants ». Et malheureusement, aucune question n’est posée en lien avec cette scène.

Deuxième petit malaise en page 23 lorsque Koffi présente à Max son petit frère d’un mois et déclare, tête basse : « Sa peau est claire parce qu’il est bébé ! Il a de la chance!  » Que veut-il dire par là ? Qu’avoir la peau claire est mieux que d’avoir la peau foncée ? Et encore une fois, les auteurs ne questionnent pas les enfants sur le colorisme ou le racisme intériorisé à la fin du livre. Cela dit, la mère de Koffi répond du tac-au-tac: « Mais elle est belle ta peau noire, mon doudou ! », ce qui est positif. C’est à ce moment que Max semble réaliser la différence de son ami et déclare « C’est marrant, j’avais jamais fait attention ! On dirait qu’elle est teinte! » en lui touchant la main pour l’observer. Dois-je mentionner que ce n’est pas apprécié d’être perçu comme une bête de foire qu’on peut toucher, palper et observer avec curiosité à cause de sa couleur de peau ? On peut se dire qu’il ne s’agit que de la curiosité naturelle des enfants, mais dans le livre, Koffi ne manifeste pas la même curiosité envers Max, laissant supposer que la peau blanche est normale et n’a pas besoin d’être touchée, palpée et observée avec curiosité. Koffi exprime enfin son malaise d’être traité différemment en disant qu’il « en a marre de ne pas être comme les autres et de se faire traiter [de sale noir] », donnant ainsi une voix aux minorités visibles qui peuvent ressentir ce genre de malaise intérieur.

Max et Koffi sont copains 2

J’ai aimé qu’à la fin de l’histoire, ce soit le pardon qui l’emporte lorsque Koffi vient en aide à son camarade de classe l’ayant insulté au début du livre alors que celui-ci est victime d’intimidation par des plus vieux de l’école. Par contre, cela m’a dérangé que le personnage ne s’excuse pas pour les propos racistes qui a tenus envers Koffi. Il dit qu’ils sont « plus forts ensemble », demande s’ils peuvent « rester copains », veut « faire la paix » et qu’il a « été bête », mais les mots JE M’EXCUSE ne sortent pas de sa bouche. Ugh.

En épilogue, des questions intelligentes sont posées aux enfants: « Quand tu as peur de quelqu’un, essaies-tu de le connaître ou t’enfermes-tu dans ta coquille? », « Connais-tu des exemples de racisme dans l’histoire? As-tu des idées sur les façons de le combattre? », « Est-ce que cela te rend triste d’être différent? Ou est-ce que cela te fait « grandir dans ta tête »? « , « Trouves-tu difficile de parler de ses différences? Est-ce que ça te rend aggressif? » Ou encore « As-tu souffert de racisme? As-tu été rejeté ou injurié par les autres? Ou est-ce arrivé à un ami? »

D’autres questions, toutefois, le sont beaucoup moins, par exemple: « Et toi… Est-ce qu’il t’est arrivé la même histoire qu’à Max? » (Ah, parce que quelque chose est arrivé à Max? J’ai manqué ce bout de l’histoire, car il m’a semblé que c’était plutôt à Koffi qu’il était arrivée quelque chose.) Ou encore « Est-ce que ça existe pour toi le racisme ? » (Cette question n’est pas valide. Ça existe, point.)

Eh, misère…

Auteur(s) / illustrateur(s) : Dominique de Saint Mars & Serge Bloch
Maison d’édition: Calligram
Année de publication: 1995
ISBN: 2884452508
Lectorat cible: 7 à 12 ans
Vous aimerez peut-être: Pour le traitement similaire de la différence raciale, il y a André a la peau noire.

SUIVEZ MISTIKRAK! SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

logo livreaddict  logo facebook

 

« Croque la vie ! » : Les livres avec Samira

La collection Croque la vie ! met en scène plusieurs enfants que l’on suit dans leur quotidien et qui font face à des problèmes et de nouvelles situations d’apprentissage. À noter que les livres issus de cette collection utilisent plusieurs procédés narratifs et intègrent plusieurs éléments propres à la bande dessinée. Il est donc recommandé aux enfants exposés à la littérature dès leur plus jeune âge et ayant déjà lus une multitude de livres d’images. En effet, le sens de lecture n’est pas quelque chose qui va de soit: pas si facile de comprendre que les images se « lisent » de haut en bas, de gauche à droite et de savoir quelles images lire en premier ! Recommandé aux 3 à 6 ans, oui, mais surtout à ceux qui sont de bons lecteurs.

Samira s’habille toute seule

Samira s'habille toute seuleLa petite Samira est très heureuse d’aller à la piscine avec sa classe aujourd’hui. Sa maman l’aide à s’habiller avant de partir et à enfiler ses chaussures, même si Samira sait le faire elle-même. Après tout, elle a bien trop hâte d’aller à la piscine pour le faire elle-même! Samira étant top excitée d’aller se baigner, elle n’écoute pas les consignes et ne range pas ses vêtements sur le banc du vestiaire. Ainsi, non seulement elle doit chercher ses vêtements à la fin de la journée, mais elle n’arrive pas à s’habiller seule. Au bout d’un moment, tout le monde est prêt, sauf elle. Cette courte histoire sur l’apprentissage de l’autonomie a pour personnage principal une petite fille noire aux cheveux crépus. Sa mère a également des cheveux naturels. Il est assez rare de voir des personnages de fiction noirs coiffés de plusieurs petites tresses. Or, plusieurs petites filles noires portent cette coiffure au quotidien. La lecture de ce livre contribue donc à offrir à toutes les fillettes noires une représentation positive et réaliste d’elles-mêmes.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Lamblin, Régis Faller & Charlotte Roederer
Maison d’édition: Nathan
Année de publication: 2002
ISBN: 209211056X
Lectorat cible: 3 à 6 ans


Samira fête son anniversaire

Samira fête son anniversaireDans ce livre, Samira invite toute sa classe à son anniversaire car elle ne souhaite pas décevoir ses camarades, même si les places sont limitées. J’ai trouvé le ton vraiment moralisateur dans ce livre et limite sexiste. Lorsque Samira déballe ses cadeaux, on insiste sur le fait qu’un robot n’est pas un cadeau approprié pour une petite fille alors que des colliers et des bijoux, oui. Ugh.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Lamblin, Régis Faller & Charlotte Roederer
Maison d’édition: Nathan
Année de publication: 2002
ISBN: 2092110535
Lectorat cible: 3 à 6 ans


Samira se moque des gros

Samira se moque des gros Ce livre aborde le thème de l’intimidation. Samira se montre très méchante avec son camarade de classe, Elvis, qui a un surplus de poids. C’est sa sœur qui lui fera réaliser qu’elle aussi a une différence: elle est noire et pourrait elle aussi être la cible de moqueries ! Sa mère lui explique qu’on peut ne pas aimer quelqu’un, mais qu’on n’a pas le droit de se moquer de lui parce qu’il est différent. À l’issue de l’histoire, Samira ne s’excuse pas auprès d’Elvis même si elle préfère désormais jouer avec lui, comme pour se faire pardonner. Il y a un livret à la fin du livre à l’attention des parents et qui explique assez bien pourquoi les enfants sont si dérangés par les différences. J’ai eu un gros malaise à la lecture de cette phrase, par contre: « Le « gros », c’est un « bon vivant », mais aussi quelqu’un qui compense en général un besoin d’affection insatisfait. Aussi essaie-t-il de plaire aux copains: c’est un enfant serviable, qui fait beaucoup d’efforts pour être accepté. » Franchement, niveau préjugés, on ne fait pas vraiment mieux. On mentionne tout de même que chaque enfant doit tirer fierté de sa différence et qu’il faut toujours la valoriser.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Lamblin, Régis Faller & Charlotte Roederer
Maison d’édition: Nathan
Année de publication: 2003
ISBN: 2092111760
Lectorat cible: 3 à 6 ans

Vous aimerez peut-être: Mariétou Kissaitou, un album sur une petite fille noire qui apprend à apprivoiser ses peurs.

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

8 personnages de mangas afro

On retrouve des personnes noires sur tous les continents (eh oui, même au Japon !) Nous consommons des produits médiatiques de partout, incluant les mangas et les animes. Pourtant, il y existe peu de personnages noirs. De plus, le Japon est plutôt mauvais élève quand vient le temps d’aborder la question de la diversité raciale. Que leur identité noire soit clairement mentionnée ou pas dans le récit, voici quelques exemples de personnages afro-descendants ou ayant simplement une peau plus foncée que celle des autres que l’on peut retrouver dans des mangas.

Par Mistikrak! Littérature Jeunesse.

Mohamed Avdol de « JoJo’s Bizarre Adventure: Stardust Crusaders »

1987. L’histoire de JoJo’s Bizarre Adventure tourne autour des aventures de la lignée Joestar, une famille issue de l’Angleterre victorienne. Voici la destinée de Jotaro, lycéen voyou et caractériel, qui il est enfermé en prison lorsque son grand-père, appelé en urgence, arrive. Dio, ennemi héréditaire de leur lignée, s’est réveillé d’entre les morts, amenant avec lui des mystérieux pouvoirs appelés des Stands. Seul problème, une terrible fièvre chez la mère de Jotaro, causée par l’apparition des Strands, menace sa vie. Si Dio n’est pas annihilé d’ici cinquante jours, elle en perdra la vie ! Parti avec deux compagnons eux aussi possesseurs d’un Stand, Joseph et Jotaro partent pour l’Égypte afin de réaliser le but de leur destinée : détruire le démon une bonne fois pour toutes et sauver celle qu’ils aiment. Dans ce manga, il y a Mohammed Avdol, un garçon intelligent, à l’esprit cartésien plein de ressources. Il se montre particulièrement héroïque et sa nationalité égyptienne n’est pas un facteur important de l’histoire.

Mohamed Avdol

Auteur(s) / illustrateur(s) : Araki, Hirohiko
Maisons d’édition: J’ai lu manga, puis Tonkam
Années de publication: 1986 – (en cours)


Afro de « Afro Samurai »

Dans un Japon médiéval alternatif, le jeune Afro assiste au meurtre de son père par un assassin mystérieux portant un bandeau Numéro 2. Ces bandeaux (Numéro 1 et 2), sorte de récompense ultime pour les combattants, auraient été créés par les dieux eux-mêmes. Le détenteur du bandeau Numéro 1 est au sommet de la hiérarchie et ne peut être défié que par le porteur du bandeau Numéro 2. Afro part à la recherche de l’assassin de son père pour comprendre les raisons de ce crime et pour se venger. Il offre une représentation positive d’un personnage noir dans un manga, même si Afro est probablement le premier (et le seul) exemple de personnage noir dans le genre qui vient à l’esprit des gens. Assez violent et ayant quelques scènes de sexualité, il est à noter que ce manga s’adresse aux adolescents de 16 ans et plus et aux adultes.

Afro samurai

Auteur(s) / illustrateur(s) : Okazaki, Takashi
Maisons d’édition: Génération comics
Années de publication: 1999-2000


Ken Matsushiro de « Yakitate!! Japan »

Kazuma Azuma, le héros, dispose des « mains solaires » : ses mains sont plus chaudes que la moyenne et favorisent la fermentation du pain qu’elles pétrissent. Sa grande quête est de créer un pain typiquement japonais, qui convienne aux Japonais, et qui fasse partie de l’identité du pays, comme le sont le pain français ou le pain allemand… Ce pain, c’est le « Ja-pan » ! Tout au  long du manga, Ken Matsushiro, le patron de Kazuma, explique les nombreuses techniques de fabrication du pain ainsi que leur usage en boulangerie. Il est tout simplement le meilleur boulanger du Japon ! Toutefois, les auteurs utilisent régulièrement son afro pour créer un effet comique à la limite de la dérision.

Yakitatte Ja-pan Ken Matsushiro

Auteur(s) / illustrateur(s) : Hashiguchi, Takashi
Maisons d’édition: Delcourt
Années de publication: 2005-2010


Kaname Tousen de « Bleach »

L’histoire de Bleach se déroule dans une version alternative de notre monde où des shinigami, les anges de la mort, protègent l’espèce humaine et les âmes des morts des hollows, forme bestiale des âmes perdues. Cette réalité alternative est constituée de plusieurs mondes parallèles parmi lesquels, outre la Terre, se trouvent entre autres la Soul Society, le monde des shinigamis (alias le paradis), le Hueco Mundo, le monde des hollows (les âmes torturées) et l’Enfer (là où vont les mauvais esprits qui ont accompli des actes néfastes dans leur vie terrestre). Kaname est un antagoniste très fier de sa personne qui se montre même arrogant parfois. C’est un leader qui tente de minimiser le nombre de victimes sur son sillage, même s’il est prêt à prendre des décisions difficiles lorsqu’il le faut.

kaname tosen bleach

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kubo, Tite
Maisons d’édition: Glénat
Années de publication: 2001-2016


Yoruichi Shiouin de « Bleach »

Toujours dans Bleach, on retrouve également Yoruichi, une noble qui a horreur qu’on la traite comme tel car elle n’aime pas les marques de respect trop prononcées. Elle a le pouvoir de se transformer en chat, et préfère observer de loin plutôt que de se battre (non pas qu’elle n’aurait pas la force de le faire, au contraire !). Très puissante, elle maîtrise de nombreuses techniques de combat. Dans l’anime, sa voix est très masculine et on pourrait à prime abord penser qu’il s’agit d’un homme. Même si elle est une antagoniste du récit, elle aide tout de même Ichigo, le personnage principal, à quelques reprises.

Yoruichi Shiouin de Bleach

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kubo, Tite
Maisons d’édition: Glénat
Années de publication: 2001-2016


Miyuki Ayukawa de « Basquash! »

L’histoire se déroule dans un monde alternatif futuriste où les gens pratiquent un sport très populaire appelé BFB (Big Foot Basketball, ou le Basket aux grands pieds). Les joueurs conduisent un « Big Foot » et jouent sur un terrain de basketball géant. Miyuki est une mécanicienne, ce qui est super car cela déconstruit les stéréotypes de genre. Elle est aussi noire, ce qui est rare dans l’univers des mangas japonais. Très mignonne, ses attributs physiques sont souvent mis de l’avant. Bon, après, j’espère que les auteurs n’ont pas fait de Miyuki une fille noire simplement à cause de la thématique de basketball…

Miyuki dans Basquash

Auteur(s) / illustrateur(s) : Hayashi, Tetsuya
Maisons d’édition: Kadokawa Shoten
Années de publication: 2009


Dutch de « Black lagoon »

Dans Black Lagoon, Rokuro Okajima, jeune employé japonais d’une grande entreprise, est chargé de voyager sur les mers d’Asie du Sud-Est pour livrer un disque contenant des données secrètes et capitales sur la société pour laquelle il travaille. Malheureusement, son bateau se fait attaquer par une bande de pirates voulant récupérer son bien et lui-même sera pris en otage sur leur bateau, le Black Lagoon, un vieux torpilleur. Dans ce manga, on retrouve Dutch, un homme ayant son service militaire dans la marine américaine en tant que capitaine durant la guerre du Vietnam. Désormais, il détient sa propre compagnie, la Lagoon Company, qu’il a nommée en l’honneur de son bateau, le Black Lagoon. Dutch, d’allure intimidante, reste calme en tout temps. Plus tard dans le récit, on apprendra que son passé n’est pas celui qu’il prétendait avoir…

dutch black lagoon

Auteur(s) / illustrateur(s) : Hiroe, Rei
Maisons d’édition: Kabuto, puis Kazé
Années de publication: 2002 – (en cours)


Kilik Lunge de « Soul Eater »

Plusieurs jeunes élèves de l’école Shibusen apprennent à devenir des Meisters dont le but est de faucher des âmes, d’éviter la renaissance du Grand Dévoreur qui menace d’engloutir le monde, et de d’accéder au rang de Death Scythe. Malheureusement atteindre cet objectif n’est pas si simple, et de nombreux obstacles barreront la route des protagonistes. Agé d’une douzaine d’années, Kilik est optimiste, déterminé et fait preuve de leadership. La rumeur veut que l’auteur, Atsuhi Ôkubo, ait créé Kilik dans le but de palier au manque de diversité raciale dans le monde des mangas. Le prénom de Kirik est inspiré du conte ouest-africain « Kirikou et la sorcière » (son nom peut aussi se lire « Kirikou »). À noter que Soul Eater est un manga truffé d’épisodes de voyeurisme et d’attouchements de personnages féminins. Ces dernières sont d’ailleurs souvent réduites à leur sexualité.

Kilik Lunge dans Soul Eater

Auteur(s) / illustrateur(s) : Atsushi Ōkubo
Maisons d’édition: Kurokawa
Années de publication: 2004 – 2013


 

Quels personnages de mangas ajouteriez-vous à cette liste ?

 

SUIVEZ MISTIKRAK! SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

logo livreaddict logo facebook

Le garçon sorcière

Garçon sorcièreDans la culture du jeune Aster, treize ans, toutes les filles sont élevées pour devenir des sorcières et les garçons, des métamorphes. Toute personne qui ose contrevenir à cette tradition est exclue. Malheureusement pour Aster, il demeure incapable de se métamorphoser… et il est toujours aussi fasciné par la sorcellerie, bien qu’elle lui soit formellement interdite. Lorsqu’un danger mystérieux menace les autres garçons, Aster sait qu’il peut aider… avec la sorcellerie. Avec les encouragements d’une nouvelle amie excentrique, Charlie, Aster se laisse enfin convaincre d’exercer ses talents de sorcière. Mais il aura besoin d’encore plus de courage pour sauver sa famille… et en réalité, se sauver lui-même.

C’est d’abord le titre qui m’a interpellé lorsque j’ai aperçu ce livre sur une étagère de ma bibliothèque de quartier. Le « garçon sorcière » ? N’est-ce pas simplement un sorcier ? Puis, les illustrations m’ont beaucoup plu et j’adore les bandes dessinées à tome unique. J’ai commencé ma lecture dès que je suis arrivée à la maison et je n’ai pas pu m’arrêter avant d’avoir terminé ! L’histoire est fascinante. Il s’agit d’un monde différent du nôtre, mais en même temps, assez semblable. Du fantastique, de la magie, du suspense ! Tous les ingrédients sont là pour me plaire. Au début du livre, il y a un arbre généalogique où ont découvre la famille d’Aster. Son père est noir et sa mère, blanche. Sa tante a marié une femme. Son grand-père est absent de l’arbre généalogique et à la lecture de la bande dessinée, ont découvrira pourquoi.

Le garçon sorcière 2

Dans l’histoire, on ne remet pas en question le métissage d’Aster, ni l’homosexualité de sa tante. Toutes ces différences sont normalisées. Toutefois, la différence d’Aster (à savoir qu’il s’intéresse à la magie malgré le fait qu’il soit un garçon) est au centre de l’histoire. C’était intéressant de voir cette dualité de point de vue. La normalité est bien relative !

AsterLe garçon sorcière witch boy 3 fera très tôt dans l’histoire la connaissance de Charlie, une voisine humaine. Elle est noire, a les cheveux crépus ornés de perles, et s’intéresse au basketball et au baseball. Or, son école vient de séparer les activités de gars et de filles. Du coup, les garçons font beaucoup plus de sport que les filles et elle ne pourra sans doute pas jouer cette année, alors que c’est le sport que Charlie aime faire ! Ainsi, Aster et Charlie créeront des liens sur leurs frustrations et leur conviction que tous devraient avoir le droit de faire les choses dans lesquelles ils sont doués. Car Aster est doué pour la magie. Il n’est pas bon dans les « activités de garçons » (c’est-à-dire la métamorphose), mais est persuadé que son don pour la magie pourra aider à élucider le mystère de la disparition de son cousin. Il prendra d’ailleurs confiance en lui lorsqu’il parviendra avec succès à guérir la jambe cassé de Charlie à l’aide de la magie.

Bref, c’était absolument rafraîchissant de voir autant de diversité raciale et sexuelle dans une bande dessinée adressée aux enfants et aux adolescents. Molly Knox Ostertag est une bédéiste à surveiller ! Le garçon sorcière est sa première bande dessinée en tant qu’auteur-illustratrice.

Coup de cœur !

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Molly Knox Ostertag
Maison d’édition : Éditions Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication : 2018
ISBN : 9781443168809
Lectorat cible : 10 à 17 ans

Vous aimerez peut-être : Roller Girl, une bande dessinée en un tome avec un personnage noir fort quoique secondaire.

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Pas de deux

TPas de deux éditions de la gouttière Delphine Cuveele Dawidaali, un nouvel élève, arrive dans la classe de Luce. En fin d’après-midi, lorsque retentit la sonnerie, tous deux partent dans la même direction, mais pas sur le même trottoir. En chemin, ils tombent sur une drôle de petite souris. Ni une, ni deux, Luce et Taali la suivent et vont vivre, ensemble, plein de joyeuses péripéties. La petite souris va leur en faire voir de toutes les couleurs !

Quelle belle bande dessinée sans texte ! Encore une fois, Delphine Cuveele et Dawid nous offre un petit bijou de littérature, après Dessus Dessous que j’ai d’ailleurs beaucoup aimé. Taali deviens rouge par colère ou lorsqu’il est gêné, bleu lorsqu’il est frigorifié, blanc lorsqu’il a peur et vert lorsqu’il est malade d’avoir mangé trop de sucreries. Pour ne rien rater, l’enfant lecteur devra comprendre quelques codes narratifs propres au genre littéraire de la bande dessinée: un tourbillon au dessus de la tête signifie l’énervement, une ampoule, la réflexion, etc.

On ne peut passer sous silence la petite souris verte qui est présente dans les cases de ce livre, qui coure dans l’herbe et qui est trempée dans l’huile. La référence à la comptine « Une souris verte » est bien là. Une bande dessinée excellente que je recommande vivement !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Delphine Cuveele & Dawid
Maison d’édition: Éditions de la gouttière Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9791092111750
Public cible: 5 ans et plus

Vous aimerez peut-être: Petit Robot, une bande dessinée sans texte avec un personnage principal noir.

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Un voyage sans retour

Un voyage sans retour Gaspard Njock« De Gaule », « Mitterrand », les gosses désœuvrés du quartier populaire de New Bell, à Douala, rêvent d’Europe. Malik, 17 ans, se laisse entraîner dans ce voyage à haut risque. Du Cameroun à Lampedusa, en passant par les côtes libyennes, les évènements dramatiques se succèdent. Jusqu’au jour où Malik est recueilli par une association humanitaire. mais lorsque la nostalgie du pays le gagne, Malik se demande s’il a fait le bon choix. Sera-t-il heureux en Europe, soudain devenu moins accueillante ?… Que sont devenus sa famille, ses amis avec qui il a tenté la traversée vers un Eldorado plus fantasmé que réel?

C’est à son arrivée en Europe que le personnage principal, Malik, ressasse ses souvenirs de sa vie à New Bell, au Cameroun. Les festivités, le travail des femmes, les chants de labeur, les couleurs du marché, les conversations des foules, les chorégraphies funéraires, le ciné-club du quartier, les vacances chez ses grands-parents. Ennuyé, la perspective d’un monde nouveau, avec des usages et des coutumes différents l’excite: Il fallait qu’il parte, même si son père ne le comprenais pas. Il découvrira plus tard que son départ a complètement chamboulé sa famille… Au milieu du récit, on fait référence à Mami Water lorsque Malik raconte comment son ami a été englouti par la mer des eaux. Une bande dessinée du quotidien qui nous aspire dans son univers et nous fait découvrir des personnages plus grands que nature. L’auteur s’est légèrement inspiré de son vécu. Il a réalisé de nombreuses recherches graphiques et photographiques dans son pas d’origine, le Cameroun. Les illustrations à l’aquarelle sont magnifiques. On retrouve un dossier photo documentaire à la fin du livre. Un docu-fiction à lire !

Un voyage sans retour gaspard njock

Gaspard Njock est un auteur et illustrateur camerounais.

Gaspard Njock

Auteur(s) / illustrateur(s) : Gaspard Njock
Maison d’édition: Nouveau Monde éditionsBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782369425014
Public cible: Ados

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook