Harriet et la Terre promise

Harriet et la terre promise Jacob LawrenceVoici l’histoire d’Harriet Tubman, née esclave dans le Maryland vers 1820, et de son échappée héroïque vers le Nord et la liberté. Au risque de sa vie, elle est revenue dix-neuf fois pour mener plus de trois cents des siens jusqu’à la « Terre promise ».

Ce livre est une œuvre d’art. Jacob Lawrence l’a conçu en 1968 et l’a dédié aux femmes courageuses d’Amérique, et des 17 peintures originales, 2 ont disparu (« Slave at Work » et « The North Star »). Laissez-moi vous dire que cet album sublime plaira aussi aux adultes (après tout, le travail de Jacob Lawrence a été exposé au Philips Memorial Gallery, la Downton Gallery à New York et le Moma, et a été consacré comme artiste le plus prometteur des États-Unis. Il a d’ailleurs été honoré à plusieurs reprises, notamment par le National Institute of Arts and Letters. Son travail, son « cubisme dynamique » met en image la vie et l’histoire de la communauté afro-américaine, et le courage d’Harriet Tubman.

En lisant ce livre, prenez le temps d’observer longuement les peintures de l’auteur. Regardez les couleurs, admirez les techniques utilisées, réfléchissez à ce qu’elle représente et à la manière dont l’art transmet des messages. Interrogez-vous sur la place de l’art comme technique de lutte. Informez-vous sur le contexte d’où sont issues ses œuvres. Apprenez à connaître l’héritage de Jacob Lawrence (on retrouve à la fin de ce livre un texte d’introduction de l’auteur, ainsi qu’une biographie, ce qui est un bon départ). Mais creusez. Découvrez. Puis écrivez-moi pour qu’on en discute plus longuement. Un incontournable.

Coup de cœur !

* Le travail de Lawrence a été honoré par le National Institute of Arts and Letters.

Jacob Lawrence est un peintre et auteur noir américain.

Jacob Lawrence

Je remercie Ypsilone Éditeur de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jacob Lawrence
Maison d’édition: Ypsilone Éditeur Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782356540799
Public cible: À partir de 9 ans
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Toc toc toc, Papa, où es-tu ?

Toc toc toc, papa où es-tuChaque matin, je joue au même jeu avec mon père. TOC, TOC, TOC, il frappe à ma porte, je fais semblant de dormir, jusqu’à lui sauter dans les bras. Mais, un matin. Silence. Papa n’est plus là… Une histoire vraie, un album poignant sur l’absence du père salué par le New York Times.

Je dois absolument débuter cette critique en soulignant la qualité des illustrations de Bryan Collier. Faites de photographies, de collages et d’aquarelles hyper-réalistes, elles témoignent d’un minutieux  travail d’artiste. Tout s’emboîte parfaitement et les techniques mixtes se côtoient comme si elles étaient faites pour être ensemble tout en soutenant habilement le texte. Celle que je préfère, c’est celle où on voit une peinture du jeune garçon devant un miroir où son visage photographié est reflété dans un cadre en bois. Le texte, puissant, ira chercher auprès du lecteur quelques larmes par l’authenticité des émotions véhiculées. L’amour, l’attente, la déception, le manque, l’absence, le vide, l’oubli, l’incompréhension, la perte. En épilogue, l’auteur Daniel Beaty raconte comment la visite de son père en prison a été traumatisante pour lui et comment son absence a créé un énorme vide dans sa vie. L’illustrateur, qui a été touché par le texte de Beaty lorsqu’il l’a entendu sur scène, explique son processus artistique. Cet album fabuleux est à mettre entre toutes les mains.

* Salué par le New York Times.

* Prix Coretta Scott King 2014.

Coup de cœur !

Daniel Beaty est un auteur noir américain.

Daniel Beaty

Bryan Collier est un illustrateur noir américain. 

Bryan Collier

Auteur(s) / illustrateur(s) : Bryan Collier & Daniel Beaty
Maison d’édition: Little Urban Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782374080123
Public cible: 8 à 12 ans.
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La voix d’or de l’Afrique

la voix d'or de l'Afrique
Près du fleuve Niger, un enfant est né, un enfant pas comme les autres, aux yeux un peu rouges, un enfant noir à la peau blanche. Un enfant albinos, considéré en Afrique comme une créature maudite. Cet enfant se nomme Salif Keita, et deviendra, malgré tout, malgré les vieilles croyances, les attaques et le mépris, un chanteur hors norme, la voix d’or de l’Afrique… La vie incroyable d’un enfant né albinos, rejeté de tous et devenu un chanteur à la voix d’or, de réputation internationale, militant pour un monde plus généreux.

Plusieurs fois, Salif songe à se donner la mort. Plusieurs fois, le peuple songe à tuer Salif parce qu’il est albinos. « Et celui qui l’aurait tué aurait tué le coeur même de la musique… » Cet album biographique du chanteur Salif Keita se lit comme un poème. Le texte nous touche droit au coeur. Les mots en malinké sont traduits en bas de page dans le texte. Les illustrations aux couleurs chaudes de Brax s’harmonisent à merveille avec le propos. Le livre se conclut par un dossier informatif sur le véritable Salif Keita dont le père était un descendant direct de Soundjata Keita, fondateur de l’empire mandingue. Au cours de sa carrière, il a été couronné de succès et a ouvert un studio à Bamako afin d’aider les jeunes artistes maliens, comme Rokia Traoré. On en apprend aussi sur l’albinisme et la manière dont elle est perçue en Afrique de l’Ouest. Un album superbe.

Coup de coeur !

Salif Keita est un chanteur malien né le 25 août 1949.

salif keita

Auteur(s) / illustrateur(s) : Michel Piquemal & Justine Brax
Maison d’édition: Albin Michel Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2012
ISBN: 9782226239709
Public cible:  9 ans et plus

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Histoires du soir pour filles rebelles: 100 destins de femmes extraordinaires

VHistoires du soir pour filles rebelles - 100 destins de femmes extraordinaireséritables contes de femmes – et non simples contes de fées, ces Histoires du soir pour filles rebelles permettront à tous les enfants de se rêver un destin extraordinaire et sans limites. Pirates, scientifiques, romancières, sportives, guerrières, reines et chanteuses, les 100 femmes d’hier et d’aujourd’hui qui figurent dans ce brillant et splendide livre ont eu l’audace de franchir des obstacles et de combattre les injustices pour réaliser leurs rêves. Ces Coco Chanel, Frida Kahlo, Serena et Venus Williams, Hillary Clinton, Marie Curie, Rosa Parks, etc., sont autant de preuves qu’un cœur confiant a le pouvoir de changer le monde. Grâce à ces pionnières inspirantes et déterminées, garçons et filles fermeront leurs yeux le soir venu avec la ferme conviction qu’ils peuvent devenir qui ils veulent, peu importe leur couleur, leur statut, leur âge ou leur sexe. N’est-ce pas là la plus merveilleuse façon de s’endormir ?

Wow. Ce livre est fabuleux ! Écrit et illustré uniquement par des femmes, il présente une centaine de filles et de femmes qui ont pris en main leur destin. Chaque double page s’intéresse à une personne et raconte un pan de sa vie ou ce qu’elle a fait qui se démarque des autres. Les personnalités les plus connues comme Coco Chanel, Cléopâtre, Maire Curie et Rosa Parks côtoient des personnes moins connues mais non moins importantes tel que Ashley Fiolek, une pilote de motocross américaine, Coy Mathis, une élève du primaire transgenre, Jacquotte Delahaye, une pirate haïtienne du 17ème siècle ou Manal Al-Sharif, une militante pour le droit des femmes vivant en Arabie Saoudite. La diversité des femmes présentées et des illustratrices les ayant dessinées donne toute sa force à ce livre merveilleux. Des femmes noires sont aussi incluses dans ce recueil: Alek Wek (top model), Ameenah Gurib-Fakim (présidente et scientifique de la république de Maurice), Balkissa Chaibou (militante nigériane), Fadumo Dayib (femme politique somalienne), Harriet Tubman (combattante pour la liberté américaine), Mae C. Jemison (astronaute et médecin américaine), Maya Angelou (écrivaine américaine), Melba Liston (tromboniste américaine), Michaela Deprince (danseuse de ballet née en Sierra Leona, adoptée par des américains), Michelle Obama (avocate et première dame américaine), Miriam Mekeba (militante et chanteuse sud africaine), Misty Copeland (bellerine américaine), Nanny des marrons (reine jamaïcaine, Nina Simone (chanteuse américaine), Rosa Parks (militante américaine), Serena et Venus Williams (joueuses de tennis américaines), Simone Biles (gymnaste américaine), Wangari Maathai (militante kényane) et Yaa Asantewaa (reine guerrière ghanéenne).

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Petit bémol: malgré un soucis d’inclure des femmes du monde entier, la majorité sont occidentales. Mais ce n’est pas si grave, car la dernière femme de ce recueil n’est nul autre que la lectrice du livre ! Elle pourra écrire son histoire et dessiner son portrait, s’insérant ainsi dans une longue lignée de femmes et de filles fortes, indépendantes et courageuses. Une lecture incontournable.

Un livre jeunesse pour souligner le Mois de l’Histoire des Noirs.

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Elena Favilli & Francesca Cavallo
Maison d’édition: Guy Saint-Jean Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782897584627
Public cible: À partir de 10 ans

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Victoire Divine : Déclaration de guerre

Victoire divine déclaration de guerreVictoire-Divine Kembonayawhé a quatorze ans, toutes ses dents, et de la répartie pour cent ! Élève douée, elle a obtenu une bourse pour fréquenter Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, le pensionnat le plus huppé de la province. Mais cette école n’a rien d’ordinaire : les élèves y sont maîtres et rois ! Chaque année, les plus populaires désignent un Intouchable, le souffre-douleur qui subira le mépris et les moqueries de tous. Victoire ne se gêne pas pour dénoncer cette tradition épouvantable, si bien que, cette fois, l’élue n’est nulle autre qu’elle… Contrairement à tous les Intouchables précédents, l’adolescente n’a pas l’intention de se laisser faire sans se battre. Une seule solution s’impose : déclarer la guerre.

Je vous le dis tout-de-go: j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman ! Il a pour personnage principal Victoire-Divine, une adolescente d’origine congolaise née au Québec, intelligente, qui accumule les bonnes notes à l’école, qui a du pep, qui sait prendre sa place et qui n’est pas gênée d’exister. Elle est comme ses nombreux adolescents qui fréquentent ma bibliothèque après l’école, ou qu’on croise à la sortie des cours; voilà donc un personnage réaliste et bien construit. On croirait qu’elle existe vraiment et que c’est vraiment elle qui nous raconte son histoire. L’histoire se déroule dans un pensionnat d’élite situé en région, hors de Montréal, et Victoire-Divine parle tout naturellement avec l’accent québécois, comme le fond d’ailleurs plusieurs jeunes Noirs de deuxième, troisième ou quatrième génération ici. Seule fille noire de son école, il y a aussi un garçon d’origine haïtienne, une fille d’origine asiatique et une élève d’origine arabe. Il y a aussi un surveillant d’origine haïtien que les élève de l’école secondaire ND7D surnomment en secret « Aristide » parce qu’il est « hypra tyrannique », qu’il « se prend très au sérieux » et qu’il « crie après [les élèves] s'[ils] mettent [leurs] pieds sur une chaise ou  si, tout simplement, [ils] respire[nt] trop d’air » (p. 319).

D’une certaine manière, j’ai senti que ce roman était écrit pour le lectorat afrodescendant (mais pas que, bien sûr). Le livre regorge de références et de situations qui nous sont familières sans que l’auteur ne se perdent dans des explications ou une mise en contexte qui de tout manière aurait été superflues: Les tresses qu’elle porte, les pommades pour les cheveux que lui envoie sa mère, son origine, son nom de famille pas si compliqué que ça, son statut minoritaire, son identité noire, la conscience profonde qu’elle a d’elle-même. C’est très rare de retrouver sur le marché du livre francophone ce genre de personnage principal en littérature jeunesse.

NOOOON. Pas basketball, je vous en prie, Dieu Marie Joseph Toutankhamon ? Pourquoi fallait-il qu’il pleuve aujourd’hui ?! Nous sommes forcées de nous taper le pire sport du monde (après le golf et la ringuette). Je HAIS le basketball ! Bon, OK, je hais tous les sports, mais plus particulièrement le basketball, puisque tout le monde s’attend à ce que j’y excelle, vu que je suis grande et Noire. C’est comme croire que tous les Asiatiques sont ceinture noire au judo. Même combat. (p. 131)

Tout allait plutôt bien pour Victoire-Divine jusqu’au jour où elle est déclarée Intouchable après avoir aidée une collègue de classe victime d’intimidation. Ce sera désormais elle qui sera la cible des moqueries qui se révéleront de plus en plus méchantes, tranchantes et sournoises. Certains passages sont difficiles à lire. On va plus loin que les insultes lancées un peu mollement dans les couloirs de l’école. L’intimidation à ND7D pousse Victoire-Divine à abandonner son dortoir et à dormir dans la salle des machines, à nettoyer son pupitre où a été déversée une poubelle, à recevoir des dizaines et des dizaines de courriels haineux, à se faire appeler « Bamboula », à se faire dire que ses cheveux de « rastamen » et « pas lavés depuis des semaines » (p.202) sentent mauvais, à se faire traiter de « fucking laide », de se faire répéter sans cesse de « dégager », etc., etc., Et comme si ce n’était pas assez, même la prof du cours d’Éthique et Culture Religieuse se montre raciste et lance un maladroit « Voyons, Victoire. Es-tu là ? Y a-t-il des chaises dans ton pays? » alors que les autres élèves avaient caché sa chaise. Mais Victoire ne plie pas. Pas totalement. Elle répliquera d’ailleurs, fulminante de colère:

« Pardon? Non, y en a pas ! Ma mère a reçu toute son éducation assise sur des bottes de foin au milieu des lions, TSÉ ! » (p.220)

La déclaration de guerre est un roman drôle tout de même, car Victoire-Divine nous sert des barbarismes savoureux (les imbécioles, vous connaissez? 😉 ), donne à ses professeurs des surnoms hilarants et entretien avec sa mère une relation douce-amère qui donne lieu à des échange très cocasses. Le roman intègre des pages formatées comme l’écran d’un cellulaire où sont échangés des messages ou des courriels, des copies de feuilles mobiles écrites à la main ou des post-its laissés ça-et-là. Bref, la lecture de ce roman est fortement recommandée ! J’ai déjà hâte de connaître la suite et de lire le deuxième tome (qui devrait s’intituler « État Voyou »). Contexte québécois.

Édith Kabuya est une auteure canadienne.

Édith Kabyuya

Je remercie les éditions de Mortagne de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Édith Kabuya
Maison d’édition: Éditions de Mortagne Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782896628810
Public cible: Ados

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Disparais !

disparais escoffierCharlotte aime beaucoup ses parents, même si ce ne sont pas les siens. Car Charlotte vient d’une autre planète. De temps en temps, elle s’en souvient. Là-bas, elle faisait tout ce qu’elle voulait, c’est-à-dire n’importe quoi. Quel bonheur ! Ses parents terrestres, eux, n’ont rien compris et passent leur temps à lui donner des ordres absurdes : manger, ranger, se laver, faire ses devoirs, dormir. Aussi, Charlotte a décidé de s’en débarrasser. Mais pour ça, il lui faut une boîte de magie et une baguette…

Cet album est absolument fantastique ! Quel enfant n’a pas rêvé avoir une boîte magique ? Et quel enfant n’a pas rêvé à la liberté de faire tout ce qu’il veut quand il le veut ? Faire disparaître ses parents avec une baguette magique, cela semble de prime abord ne pas être une si mauvaise idée. Mais ce n’est pas si simple…

La famille de Charlotte est multiraciale: son père est noir et sa mère est blanche. Charlotte a les cheveux bruns, courts et lisses. Elle a énormément d’imagination. Elle se sent prête à vivre comme une grande et faire ses affaires de manière autonome, mais elle réalisera que ses parents, même s’ils imposent pas mal de règles, lui apportent confort et sécurité. Cet album est un plaisir à lire et à raconter. Il peut aussi se lire de manière autonome par un enfant en apprentissage de la lecture. Dans cet album, certains dialogues sont présentés dans des phylactères. Le rouge vif et jaune pétant donnent également fière allure à ce livre jeunesse drôle et rassurant à la fois. L’éditeur suggère de 3 à 5 ans, mais les enfants de 6 à 10 pourraient mieux comprendre le récit.

Coup de cœur !

disparais 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Michaël Escoffier & Matthieu Maudet
Maison d’édition: École des loisirs Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782211231458
Public cible: 6 à 10 ans.

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Petit Robot

Petit robot Ben HatkeD’un côté, il y a une petite fille. Elle est bricoleuse et débrouillarde. De l’autre un petit robot tombé d’un camion… La rencontre a lieu et l’aventure commence. Il faut tout d’abord réparer ce petit robot qui visiblement est cassé. Mais heureusement la petite fille a de l’idée. Et les voilà bien vite à marcher tous les deux. Elle lui montre son univers. Mais à l’usine, les machines implacables donnent l’alerte. Il manque un robot… Bientôt, les deux amis jouent ensemble. Après une course dans la forêt, ils se retrouvent tous les deux face au grillage de l’usine et découvrent un énorme trou. Un énorme robot a pour mission de retrouver l’élément manquant. La course-poursuite entre les deux robots commencent. Et le duel est inégal. Petit robot se retrouve vite à l’usine, de nouveau prisonnier. C’est sans compter sur l’imagination bricoleuse de la petite qui va bien vite trouver la solution et libérer le petit Robot. Ils vont retrouver la liberté… et de nombreux amis, car la demoiselle n’a pas chômé. Elle a réparé et « redonné vie » à de nombreuses machines. La balade et la complicité entre la petite et le robot peut reprendre son cours… 

Je suis sans mots. Cette bande dessinée, presque sans texte, est géniale, loin des gros Petit Robot Ben hatke 2titres commerciaux édulcorés et sans saveur. Et elle m’a touché droit au cœur. Tout simplement sublime ! Les couleurs sont choisies avec soin, et les expressions des personnages sont réalistes et nuancées. Et voilà une bande dessinée pour les enfants avec un personnages principal noir (une fille d’ailleurs) et en plus, elle sait bricoler des robots ! Elle n’est pas parfaite, elle a un peu de mal à se faire des amis et à trouver sa place dans le monde, un peu comme ce petit robot croisé sur son chemin. Un peu comme nous tous. Ce livre est FA-BU-LEUX. Il faut absolument que vous le lisiez, vous ne regretterez pas (car oui, il vous plaira aussi en tant qu’adultes!) Et n’oubliez pas de le faire lire aux enfants de votre entourage.

Coup de cœur !

* Prix Eisner 2016 du roman graphique au Comic-Con de San Diego.

* Prix Gryphon.

* Dans la sélection « Meilleurs livres de l’année 2015 » de Kirkus Review.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ben Hatke
Maison d’édition: Éditions FrimousseBouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782352413363
Public cible: À partir de 8 ans
Vous aimerez peut-être: Roller Girl, une bande dessinée ayant un personnage principal féminin.

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