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Mon voisin Oscar: Une histoire inspirée de l’enfance d’Oscar Peterson

oscar peterson voisinÀ la suite d’une grave maladie, Oscar doit renoncer à jouer d’un instrument qu’il adore. Mais rien n’empêchera le jeune virtuose de vivre pleinement sa passion pour la musique. Cette charmante histoire nous dévoile un pan de l’enfance d’Oscar Peterson, pianiste de jazz renommé.

L’histoire se déroule à Montréal, plus précisément dans le quartier de la Petite-Bourgogne (anciennement appelé Saint-Henri). C’est fanstastique de lire un album où reconnaît la vie de la métropole: ses escaliers extérieurs en colimaçon, ses ruelles chapeautées par des lignes de cordes à linge, la rue Atwater, l’architecture de ses bâtiments, l’église Union United Church… Le récit se termine sur une note heureuse alors qu’Oscar débute des cours de piano et discute avec Millie de ses rêves: elle sera ballerine et lui, explorateur… Millie est un personnage fictif, mais on sait maintenant qu’Oscar est plutôt devenu un pianiste de jazz renommé. Il est décédé le 23 décembre 2007.

Cette histoire, c’est aussi une occasion d’aborder les thèmes de l’amitié, de la maladie, de la musique et des rêves avec les enfants. À l’issu de la lecture de Mon Voisin Oscar, questionnez-les: As-tu déjà été malade? Connais-tu quelqu’un qui a été si malade qu’il ne pouvait plus jouer? Quel est ton instrument de musique favori? Aimerais-tu être musicien comme Oscar? Qu’aimerais-tu être losque tu seras grand? Et, pourquoi pas, leur faire écouter un peu d’Oscar Peterson après la lecture du livre. L’histoire est magnifiquement racontée et les illustrations naïves m’ont beaucoup plu. À lire pour découvrir avec les enfants qui était Oscar Peterson et comment il a marqué l’histoire du jazz montréalais. Chapeau!

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Bonnie Farmer & Marie Lafrance
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443149112
Public cible: 5 à 9 ans

Vous aimerez peut-être: Blues Bayou, une histoire sur le jazz.

Coup de !

Bonnie Farmer (à gauche sur la photo, accompagnée de l’illustratrice Marie Lafrance) enseigne à l’école primaire. Elle est également auteure et dramaturge. Elle habite à Montréal au Québec. Tout comme Oscar Peterson, Bonnie a grandi dans le quartier de la Petite-Bourgogne et elle se souvient avec nostalgie du spectacle et des sons des rues de son enfance.
MONTREAL, QUE.: NOVEMBER 11, 2015 -- Author Bonnie Farmer, left, and illustrator Marie Lafrance stand outside the Union United Church in Little Burgundy onWednesday November 11, 2015. Farmer and Lafrance, have collaborated on the picture book Oscar Lives Next Door. The book is about late Montreal piano legend Oscar Peterson, who grew up in Little Burgundy. (Pierre Obendrauf / MONTREAL GAZETTE)

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Naïma n’a pas le SIDA

naima n'a pas le SIDANaïma est triste car personne ne veut jouer avec elle depuis qu’elle a dit à son amie que ses parents avaient le SIDA. La nouvelle s’est répandue dans la cours d’école et les camarades de classe pensent que Naïma est contagieuse.

Ce petit livre aux images évocatrices est informatif et aborde de manière franche les effets de la maladie, particulièrement du VIH/SIDA, sur le réseau social d’une personne. Le message véhiculé est qu’il ne faut pas rejeter une personne parce qu’elle a cette maladie, que le SIDA n’est pas contagieux et qu’il suffit d’éviter tout contact avec le sang d’une personne affectée. L’histoire se concentre sur Naïma et même si les parents sont très présents dans l’histoire, on ne sait pas ce qu’il arrivera d’eux. Aujourd’hui, on peut vivre très bien et longtemps avec la maladie, mais ceci n’est pas mentionné dans le livre. Il faut dire que ceci-ci a été publié il y a 12 ans et que les choses ont bien changées depuis. Peut être utile.

Un livre jeunesse pour souligner la journée internationale de lutte contre le VIH/SIDA

Auteur(s) / illustrateur(s) : Dossou Paul Kpitimé
Maison d’édition: Éditions Ruisseaux d’Afrique
Année de publication: 2004
ISBN: 2847700889
Public cible: 6 à 10 ans

* Les Éditions Ruisseaux d’Afrique ont été lauréates en 2002 du Prix Alioune Diop pour la promotion de l’éditio en Afrique décerné par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.

Dossou Paul Kpitime est un auteur et illustrateur béninois

Dossou Paul Kpitime

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Ayanda: La petite fille qui ne voulait pas grandir

ayanda fille grandirAyanda était une petite fille heureuse, toujours souriante. Un jour, une guerre terrible éclata. Une guerre insensée. Son papa, si doux, si gentil, fut forcé d’aller se battre. Il ne revint jamais. Le cœur d’Ayanda fut brisé. Son chagrin se transforma en colère, elle décida alors d´arrêter de grandir.

Dans cet album tout en poésie, on découvre le chagrin d’une petite fille jadis pleine d’entrain face à la guerre. Refuser de grandir pour ne pas devenir comme les adultes imparfaits que tous deviendront un jour, c’est symboliquement très fort. Refuser le système. Refuser les attentes qui nous enferment dans un moule. Refuser la guerre, les conflits. Et peut-être aussi, refuser de comprendre la guerre, car elle est incompréhensible; toute démarche pour tenter de la justifier est vaine. Ayanda refuse d’entendre tout ça. Ayanda veut rester simplement Ayanda, heureuse, souriante, dans un monde beau et rassurant. Le récit de Véronique Tadjo aborde avec délicatesse et justesse le désenchantement que vivront tous les enfants, à un âge plus ou moins précoce. Les illustrations de Bertrand sont un plaisir pour l’imagination et les tons ocres et couleurs chaudes donnent une chaleur inattendue à l’album. J’ai adoré la manière dont il a allongé les torses et les membres des personnages; cela donne beaucoup de dynamise aux illustrations. Et cette image sublime où la famille de Ayanda devenue géante tente de la faire littéralement rentrer chez elle, ses pieds dépassant inlassablement de la porte d’entrée…

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Les thèmes abordés sont durs, les images aussi. On fait explicitement référence à la guerre, à la mort, au deuil, à la cruauté. Les illustrations montrent des armes, des chars d’assaut militaires, la peur et la détresse sur les visages des personnages. Le père de Ayanda meurt à la guerre. Sa grand-mère meurt peu après de vieillesse. Sa mère est fortement malada et hospitalisée. Ayanda, réalisant qu’elle doit désormais s’occuper de son petit frère seule, décide de se laisser grandir, jusqu’à devenir une géante… On reproche à Ayanda-petite qu’aucun homme ne voudra l’épouser si elle refuse de grandir, mais Ayanda s’en soucie peu. On reproche à Ayanda-géante qu’elle ne trouvera jamais un mari à sa taille, mais ça lui est égale. Car Ayanda est une femme qui lutte. Elle lutte contre les oppressions, contre les massacres de la guerre, contre les attentes réductrice que la société a envers elle… Elle va même jusqu’à affronter, sans armes, des agresseurs armés pour sauver son village. Une femme forte, vous dites? J’ai A-DO-RÉ cet album, quel petit bijou de littérature.

Cet album serait parfait pour le cours d’éthique et culture religieuse, de morale, de philosophie ou de formation personnelle et sociale au niveau scolaire pour des élèves de 10-11-12 ans. Détrompez-vous; les albums d’images ne sont pas que destinés à la petite enfance! Enseignants et instituteurs, utilisez cet album en classe et questionnez vos élèves sur le sens de la guerre, sur le deuil, sur la perte de l’enfance; vous serez étonnés que même si jeunes, ils sont capables de développer un esprit critique.

Coup de <3!

Auteur(s) / illustrateur(s) : Véronique Tadjo & Bertrand Dubois
Maison d’édition: Actes Sud Junior
Année de publication: 2007
ISBN: 9782742769995
Public cible: 7 à 11 ans
Vous aimerez peut-être: Rougejaunenoireblanche, un album jeunesse parfait pour développer le sens critique des jeunes enfants.

En savoir plus sur l’auteure franco-ivoirienne Véronique Tadjo

véronique Tadjo

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Le petit monde merveilleux

petit monde merveilleuxKéheli tient son journal dans un petit agenda. Il nous fait partager son quotidien en Afrique, dans le village sur pilotis où vit sa famille. Comme la plupart des enfants de son âge, il va à l’école, fait des blagues, et ne supporte pas sa plus jeune soeur. Et puis, il y a la jolie Amiri, et le « petit monde » merveilleux que Kéheli rêve de lui faire découvrir : le soleil qui se couche tous les soirs sur le lac, devant sa maison, véritable coin de paradis offert par la nature? Mais, soudain, le lac se met à dégager une drôle d’odeur, et les habitants du village tombent malades les uns après les autres? Que se passe-t-il ? Où est donc passé le petit monde merveilleux de Kéheli ?

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce roman où un garçon raconte dans un journal intime ce qui fait son petit monde merveilleux: sa soeur qui pleure sans arrêt, ses rêves où il incarne un prince sauvant une princesse, la nouvelle élève qui lui plaît tant, les jeux dans la cours de récrée, puis la maladie, le choléra… Extrêmement bien mené, ce petit bijou de littérature jeunesse vaut le détour. À lire en toute urgence.

Coup de !

En savoir plus sur l’auteur Togolais Gustave Akakpo

Akakpo gustave

Auteur(s) / illustrateur(s) : Gustave Akakpo & Dominique Mwankumi
Maison d’édition: Grasset-Jeunesse
Année de publication: 2007
ISBN: 9782246646518
Public cible: 7 à 12 ans
Vous aimerez peut-être: Du désespoir à la liberté: Julia May Jackson, sur le chemin de fer clandestin (De la Virginie au Canada-Ouest, 1863-1864), un journal intime à lire dès l’âge de 10 ans.

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Amé et les bons bonbons

amé bonbonsLa petite soeur d’Amé est malade. Amé et sa famille vont aller dans un autre pays pour la soigner… Mais est-ce qu’il y a des bonbons dans tous les pays? Petit extrait:

Amé va à l’école avec des pommes dans son sac. Pas de bonbons. Il a des amis noirs, des amis pas noirs. C’est bon. (p.31)

Une « première lecture » intelligente qui aborde des thèmes tels que l’immigration, la maladie et l’adaptation. Présentation des personnages en début de livre. En fin de livre, on invite l’enfant à se questionner: « Quelles sont les ressemblances et les différences entre Amé et toi? » (p.46), « Imagine que tu dois partir longtemps dans un pays étranger, comme Amé. Qu’apporterais-tu dans ta valise? » (p.47). Belles illustrations. Pour lecteurs de niveau intermédiaire (2-3 phrases par page, présence de chapitres). En quatrième de couverture, cette phrase boiteuse: « [Amé] court avec ses petits pieds noirs. » Pourquoi avoir spécifié que ces pieds sont noirs? Non seulement les images sont assez évocatrices, mais jamais on ne lirait quelque chose comme « [Justin] court avec ses petits pieds blancs ». Douteux.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sylvie Massicotte & Christine Battuz
Maison d’édition: Éditions La Courte Échelle
Année de publication: 2009
ISBN: 9782896511778
Public cible: À partir de 6 ans

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Le macareux moine

Le_macareux_moineAuteur(s) / illustrateur(s) : Sylvain Meunier

Maison d’édition: La Courte Échelle

Année de publication: 2007

ISBN: 9782890219359

Public cible: À partir de 7 ans

Résumé: Ramicot Bourcicot se porte mieux. C’est pourquoi il peut aller camper avec son père et son ami Carlito sur l’île Nue, dans l’archipel de Mingan. Deux jours sans entendre râler sa soeur Sagette, quelles vacances! Mais surtout, deux belles journées à observer les oiseaux et à explorer l’île déserte. Déserte? Pas tant que ça…

Mon avis: Lorsque j’étais enfant, La Courte Échelle était ma maison d’édition préférée. Je dévorais tous leurs livres. Quelle plaisir de relire un petit roman de cette maison d’édition. On suit Ramicot, un enfant (noir, probablement d’origine haÏtienne?) atteint d’une maladie (non nommée dans ce titre de la série, une petite recherche en ligne m’indique qu’il s’agit d’anémie falciforme, un handicap qui l’empêche d’aller à l’école) qui part camper avec son père (qu’il appelle Papi, comme le font beaucoup d’Haïtiens) et son meilleur ami. Probablement issu de la deuxième génération d’immigrants haïtiens au Québec, Ramicot ne parle pas créole. Comme je n’ai pas lu le premier tome de la série, plusieurs détails m’ont échappé. Malgré tout, j’ai bien aimé le récit et les illustrations en noir et blanc d’Élisabeth Eudes-Pascal. Une série à découvrir à votre bibliothèque municipale!

hirondelle noire         laparulinemasquee

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