Nola forever

Nola Forever fabien fernandezCette histoire a été racontée mille fois. On a le sentiment de la connaître depuis si longtemps. Shakespeare se l’est appropriée, le cinéma l’a popularisée et encore aujourd’hui, on se demande si Roméo et Juliette est un mythe ou une réalité. Oui, je vous parle bien de la pièce de théâtre et non du drame qui s’est déroulé à New Orleans.La Nouvelle-Orléans danse au rythme de Mardi Gras, quand vibrent les premières notes d’un drame amoureux : lui, poète et cuisinier tout juste sorti de prison ; elle, étudiante brillante issue des quartiers riches. Un regard, un mot, et leurs coeurs sont emportés par la passion. Ni les articles des magazines people, ni même la haine entre leurs familles ne les séparent. Et peu importe la manière dont ils sont morts, ce qui compte est de savoir comment ils se sont véritablement aimés.Moi, Dakota, dépositaire de leurs témoignages vidéo, je fais tomber les masques pour révéler au monde cette vérité.

Dans cette version moderne du classique du théâtre anglais, Roméo et Juliette, une journaliste tente de reconstituer ce qui est arrivé à deux jeunes adultes issus de familles qui se détestent et qui tombent amoureux. Le couple aussi raconte son histoire par le biais des vidéos de Julian, et c’est donc un récit à trois voix que se dévoile au lecteur, créant un rythme qui lui sert bien. L’histoire se passe en Louisiane et on est plongé dans cette ville cosmopolite avec sa culture et sa gastronomie. Le style de Fabien Fernandez est musical et recherché. J’ai bien aimé ce roman !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Fabien Fernandez
Maison d’édition: Gulf streamBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782354886219
Lectorat cible: Ados.
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Vingt petit pas vers Maria

vingt petits pas vers maria« Tout à coup, elle se mit à fredonner un air, une mélodie qui, de manière étrange, semblait éveiller en moi comme un écho. Sans trop savoir où mes pas me conduiraient, je me mis à la suivre. » C’est ainsi qu’une écrivaine s’est intéressée au destin d’une étrangère… pourtant si proche.

Aujourd’hui, j’ai été faire un tour à ma bibliothèque de quartier avec la ferme intention de mettre la main sur les livres de Marie-Célie Agnant. Heureusement, Vingt petits pas vers Maria et L’Enfant gazelle étaient disponibles pour le prêt. J’ai tout de suite lu Vingt petits pas vers Maria en arrivant à la maison. La prémisse du roman m’intriguait: le texte est né du malaise ressenti par Agnant lorsque son fils âgé de sept ou huit ans lui demande, alors qu’il sont en chemin vers l’école dans un quartier huppé du Grand Montréal, « Pourquoi, ici, c’est des femmes noires qui promènent les bébés blancs ? » Les « vingts petits pas », se sont ceux qui nous séparent de l’Autre, souvent ignoré, mais au final si proche de nous. Par exemple, les employées de maisons, les sans-abris ou simplement le voisin d’à-côté. Ce roman réfléchi ouvre les horizons du lecteur et le pousse à ouvrir ses yeux et son cœur à ceux qui l’entourent. Le roman se termine par un « dossier plus » où l’on retrouve des questions de compréhension de texte, des entrevues avec l’auteure et des pistes de réflexion. Idéal pour une exploitation en milieu scolaire !

Marie-Célie Agnant est une auteure, enseignante, traductrice et interprète canadienne née en Haïti. Elle vit à Montréal.

marie célie agnant

Auteur(s) / illustrateur(s) : Marie-Célie Agnant & Normand Cousineau
Maison d’édition: Hurtubise
Année de publication: 2001
ISBN: 2894285396
Public cible: Ados
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Victoire Divine : État voyou

Victoire Divine tome 2 état voyouVictoire-Divine Kembonayawhé a décidé de s’insurger contre l’intimidation qu’elle subit depuis plusieurs semaines. Maintenant qu’elle a dénoncé l’épouvantable tradition des Intouchables qui règne au pensionnat Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, plus aucun élève ne peut la maltraiter, sous peine d’être renvoyé. Ils devront faire preuve d’imagination pour se débarrasser d’elle ! Victoire n’a pas dit son dernier mot : au contraire, elle a bien l’intention de rester et de jouer selon ses propres règles.

Voici la suite des aventures de Victoire-Divine que j’ai découvert il y a quelques mois déjà. Le tome un m’avait laissé avec l’envie de lire la suite et je n’ai pas été déçue par ce deuxième tome. Exhubérante et souvent arrogante, Victoire-Divine a le jugement facile. C’est une forte tête et elle n’a aucune intention de se faire marcher sur les pieds ! J’ai adoré cette amitié qui s’est développée entre Phi Lan, Charles-Étienne et Victoire-Divine. Utilitaire d’abord, elle finit par s’épanouir et se solidifier. Victoire-Divine restera fidèle à elle-même et authentique. Sa sincérité sera récomensée lorsque (SPOILERS) les autres élèves de l’école réaliseront l’importance des mauvais traitements qu’elle a reçue de la Monarchie. Édith Kabuya nous offre ici un roman vif, sans temps morts et palpitant. On en apprend aussi beaucoup plus sur les personnages rencontrés dans le premier tome. Je trouve fantastique de pouvoir lire un roman pour les ados avec un personnage principal d’origine congolaise qui vit au Québec. C’est d’autant plus génial lorsqu’on sait que les romans de la série se vendent comme des petits pains chauds !

Édith Kabuya est une auteure canadienne.

Édith Kabyuya

Je remercie les éditions de Mortagne de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Édith Kabuya
Maison d’éditionÉditions de Mortagne Bouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782896628841
Public cible: Ados

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The Sun is also a star

The sun is also a star Nicola Yoon

Daniel, 18 ans, est fils de Coréens immigrés à New York. L’année prochaine, il intégrera certainement la prestigieuse université d’Harvard. Natasha, 17 ans, est arrivée de la Jamaïque dix ans auparavant. Ce soir, elle quittera peut-être les États-Unis pour toujours. Il croit à la poésie et à l’amour. Elle croit à la science et aux faits explicables. Ils ont 12 heures pour se rencontrer, se connaître, et s’aimer. Au-delà des différences.

Ce roman m’a fait vivre toute sorte d’émotions : la joie, la peine, l’indignation, l’espoir, la mélancolie. Je me suis souvent retrouvée accrochée à mon livre, les orteils crispés, à crier dans ma tête : « NON, DANIEL, NE FAIT PAS ÇA!! », ou encore « NON, MAIS À QUOI AS-TU PENSÉ, NATASHA ??! ». J’ai aimé les personnages, vrais et authentiques, que j’imaginais facilement croiser par hasard dans les rues de Montréal. Natasha est d’origine jamaïcaine et Daniel, d’origine coréenne. Natasha a l’esprit cartésien et scientifique, alors que Daniel est artiste et romantique. Leur relation, fulgurante et tumultueuse, n’aura duré qu’une journée. Elle sera façonnée par les différences, mais ce sont leurs ressemblances qui feront d’eux un couple gagnant. Et, comme dans la vraie vie, les relations ne sont pas toujours faciles ou heureuses; l’histoire de Natasha et de Daniel aussi. Ce roman nous amène avec lui dans un univers beau et dur à la fois et l’histoire nous est racontée par divers points de vue : celui de Natasha et de Daniel, mais aussi celui de l’avocat chargé du dossier de déportation de la famille Natasha, celui d’une agente d’aéroport ayant des idées suicidaire, celui du père de Natasha, et enfin celui d’un narrateur omniscient qui nous éclaire sur des sujets tels que l’histoire des cheveux au sein des populations noires ou encore l’histoire d’une famille coréenne ayant immigrer aux États-Unis. Un petit bijou de littérature pour jeunes adultes (Young adult fiction), pour ceux qui aiment les récits réalistes, romantiques (mais pas trop) doublés d’une critique sociale. Fabuleux ! J’ai hâte de voir le film. Voici un court extrait du roman signé Nicola Yoon :

Les êtres humains ne sont pas des créatures raisonnables. Au lieu d’être gouvernés par la logique, nous sommes gouvernés par les émotions. Si c’était le contraire, les gens sur cette Terre seraient plus heureux. Par exemple, à cause d’un simple coup de téléphone, j’ai commencé à espérer un miracle.
Je ne crois même pas en Dieu. (p.65)

Nicola Yoon est une auteure américaine née en Jamaïque. 

Nicola Yoon

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nicola Yoon
Maison d’édition
: Le livre de poche Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782017052111
Public cible: Ados
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Entre chiens et loups

Entre chiens et loups blackmanImaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin…Et s’ils changeaient ce monde?

Ceci est une relecture. J’ai d’abord lu Entre chiens et loups lorsque j’étais au secondaire et je me souviens à quel point cette lecture m’avait marqué à l’époque. J’avais 15-16 ans, je commençais à peine à comprendre le monde et l’histoire de l’Humanité – particulièrement en ce qui a trait à la traite des Noirs, à l’esclavage et à la lutte pour les droits civiques. J’étais une adolescente noire qui, comme plusieurs autres, était victime de racisme à l’école (par des camarades de classe ET par des professeurs), et qui cherchait sa place dans le monde. Qu’est-ce que ça voulait dire d’être femme, francophone, noire d’origine haïtienne en Amérique du Nord ? Pourquoi donc est-ce que les gens avaient cette fâcheuse tendance à supposer qui j’étais et ce dont j’étais capable simplement en regardant la couleur de ma peau ? J’avais du mal à trouver réponse à mes questionnements: le tout était si intangible et difficile à cerner ! J’avais moi-même du mal à exprimer ce que je ressentais vis-à-vis tout cela, mais la frustration et le malaise que je ressentais face aux inégalités et au racisme étaient bien réels. Entre chiens et loups a été un véritable exutoire pour moi. Un autre monde était possible ! Et même si le monde dans lequel Sephy et Callum évoluent n’était pas réel, il me faisait réaliser que le racisme concerne davantage un système que des individus, que le privilège est quelque chose de réel sur lequel on a bien peu de pouvoir, que la fragilité blanche (« White Fragility ») existe bel et bien et que les microagressions sont sournoises. C’était mes premiers balbutiements vers une meilleure compréhension des mécanismes qui régissent notre société et de ma place dans le monde.

Et puis, l’histoire de Sephy et Callum m’a gardé en halène du début à la fin. J’ai dévoré tous les tomes de la série et lorsque cela a été terminé, j’étais carrément en deuil ! J’étais triste que tout cela soit fini et j’aurais voulu rester dans l’univers de Malorie Blackman plus longtemps. Ce roman a validé d’une certaine manière ce que je ressentais face au racisme : Au Québec, on aime bien dire que le racisme n’existe pas ici et on tolère mal la chicane ou le conflit. On préfère dire qu’on ne voit pas la couleur ! Combien de fois m’avait-on fait comprendre que la couleur de ma peau n’avait rien à voir avec la manière dont j’étais traitée ? À la longue, ça te met un doute dans la tête ! Pourtant, il y avait bien ces petits gestes, ces petites manières de faire, des petits commentaires glissés ça et là qui me pesaient. À titre d’exemple, il y a un passage dans le roman (p. 70) où une Nihil (une fille blanche, donc) a un pansement marron foncé sur le front qui jure avec la couleur de sa peau. C’est tout bête, on n’y pense pas, mais pourquoi est-ce que tous les pansements disponibles sur le marché son beige ?? Bref, Malorie Blackman a mis le doigt sur toutes ces micro-agressions qui vous verront vous lever en plein milieu de votre lecture pour vous écrier « OUI, C’EST EXACTEMENT ÇA!! » Dans le roman, Dieu a la peau noire et les cheveux crépus, les médias parlent des méfaits des nihils en précisant que c’étaient des nihils, mais pas lorsqu’ils sont commis par des Primas, dans les oeuvres de fiction, les Nihils sont des brutes des alcooliques ou les deux… Ça sonne familier ? De plus, j’ai bien aimé le clin d’oeil de l’auteure à Matthew Henson, car dans le monde de Sephy et Callum, on se souvient de lui comme étant le premier à avoir atteint le pôle nord géographique, mais pas du Blanc (Peary) qui l’accompagnait dans son expédition dans le nord. C’est tout le contraire qui s’est passé dans la réalité !

J’ai adoré suivre l’histoire parallèlement du point de vue de Sephy et de celui de Callum. Ce roman jumelle habilement histoire d’amour, fresque historique, tourments adolescents, passage à l’âge adulte et critique sociale et politique. Un incontournable. Ne passez pas à côté !

* Ce roman a reçu de nombreux prix.

Coup de coeur !

Malorie Blackman est une auteure américaine.

Malorie Blackman

Auteur(s) / illustrateur(s) : Malorie Blackman
Maison d’édition: Milan
Année de publication: 2011 Bouton acheter petit
ISBN: 9782745957252
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Haïti : La perle nue

DécHaïti perle nue mémoire d'encrier.jpgouvrir un pays, comprendre les enjeux environnementaux, c’est saisir le lien entre la terre et les hommes. Haïti, pays à l’avenir balbutiant, mélange de tradition et d’incertitude, est une terre façonnée par des siècles d’histoire douloureuse. À travers l’exemple d’Haïti, cet ouvrage nous incite à une prise de conscience du rôle primordial de l’écologie aujourd’hui pour le monde de nos enfants demain.

J’ai emprunté ce livre dans une bibliothèque municipale. On ne trouve pas beaucoup de documentaires sur Haïti destiné aux enfants présentement sur le marché. Haïti : Perle nue offre beaucoup d’informations sur cette île des Caraïbes dans un documentaire richement illustré et entrecoupé de contes traditionnels. Le livre est divisé en cinq chapitres, en plus d’un avant propos, d’un glossaire et d’annexes pour en savoir plus : 1. Un environnement modelé par l’histoire; 2. Le bois et l’arbre; 3. L’eau douce et l’eau salée; 4. La faune et la flore; 5. De la campagne à la ville.

Le premier chapitre s’intéresse à l’île avant l’arrivée de Christophe Colomb, l’introduction de l’esclavage, la fin des Arawaks, la colonie française et l’indépendance d’Haïti. Le deuxième chapitre explique comment les forêts ont disparu du pays, les conséquences de la déforestation et les manières dont le bois est utilisé pour produire de l’électricité, pour créer une source de revenu pour les paysans et pour confectionner des œuvres d’art. Les troisième et quatrième chapitres survolent les ressources naturelle, la pénurie d’eau potable et les écosystèmes haïtiens. Enfin, le dernier chapitre aborde la question de la pollution, de la pauvreté et de l’urbanité en Haïti.

On retrouve également cinq contes haïtiens dans ce livre: « Dife Flanbo et Loraj Kale », « L’oranger magique » (un conte très populaire déjà publié aux Éditions 400 coups),  » « L’île de la Gonâve », « L’oiseau aux ailes bleues » et « Malice et les tambours du roi (Bouki et Malice sont également des personnages très populaires du folklore haïtien). Plusieurs mots ou expressions créoles ponctuent les contes. Même si les sections documentaires sont accompagnées de nombreuses photographies, les contes ne sont agrémentés que d’une ou deux vignettes.

Le livre se termine par une liste des dates importantes, ce qui est très utile pour se repérer dans le temps et connaître les événements marquants de l’histoire d’Haïti. Toutefois, les annexes sont de trop à mon avis car toute l’information qu’on y retrouve aurait pu être ajoutée à l’un ou l’autre des chapitres du livre. De plus, la typographie de cette section est très petite comparée à celle utilisée dans les chapitres; ce qui rend la mise en page très dense et quelque peu rédhibitoire. Parlant de mise en page, j’ai aimé que les photos soient accompagnées d’une légende explicative, parfois assez longue. Par contre, ces dernières coupent parfois un paragraphe en plein milieu d’une phrase et minent la fluidité de la lecture. On s’y retrouve tout de même, mais le va-et-vient entre deux pages est parfois un peu agaçant.

Cela étant dit, les jeunes qui liront ce livre en apprendront énormément sur Haïti: non seulement son histoire, mais aussi les raisons qui expliquent pourquoi le pays est aujourd’hui si pauvre et désorganisé. J’aurais aimé une petite section sur les écarts de richesse et l’absence d’une classe moyenne; cela aura été très intéressant. J’ai trouvé le ton utilisé parfois mal adapté aux enfants (mots difficiles, tournures du phrases trop littéraires, ou encore explications trop vagues ou compliquées). Les préados pourraient avoir un peu de mal à tout comprendre.

Les éditions Mémoire d’encrier nous offre malgré tout un livre documentaire très complet, nuancé et passionnant ! Plaira aussi aux adultes !

Mimi Barthélémy est une auteure, conteuse et metteuse en scène haïtienne
(1939-2013).

mimi bar

Auteur(s) / illustrateur(s) : Gérard Barthélémy & Mimi Barthélémy
Maison d’édition: Mémoire d’encrier / Vents d’ailleurs Bouton acheter petit
Année de publication: 2010
ISBN: 9782923713311 / 9782911412714
Public cible: 8 à 12 ans
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Le garçon sorcière

Garçon sorcièreDans la culture du jeune Aster, treize ans, toutes les filles sont élevées pour devenir des sorcières et les garçons, des métamorphes. Toute personne qui ose contrevenir à cette tradition est exclue. Malheureusement pour Aster, il demeure incapable de se métamorphoser… et il est toujours aussi fasciné par la sorcellerie, bien qu’elle lui soit formellement interdite. Lorsqu’un danger mystérieux menace les autres garçons, Aster sait qu’il peut aider… avec la sorcellerie. Avec les encouragements d’une nouvelle amie excentrique, Charlie, Aster se laisse enfin convaincre d’exercer ses talents de sorcière. Mais il aura besoin d’encore plus de courage pour sauver sa famille… et en réalité, se sauver lui-même.

C’est d’abord le titre qui m’a interpellé lorsque j’ai aperçu ce livre sur une étagère de ma bibliothèque de quartier. Le « garçon sorcière » ? N’est-ce pas simplement un sorcier ? Puis, les illustrations m’ont beaucoup plu et j’adore les bandes dessinées à tome unique. J’ai commencé ma lecture dès que je suis arrivée à la maison et je n’ai pas pu m’arrêter avant d’avoir terminé ! L’histoire est fascinante. Il s’agit d’un monde différent du nôtre, mais en même temps, assez semblable. Du fantastique, de la magie, du suspense ! Tous les ingrédients sont là pour me plaire. Au début du livre, il y a un arbre généalogique où ont découvre la famille d’Aster. Son père est noir et sa mère, blanche. Sa tante a marié une femme. Son grand-père est absent de l’arbre généalogique et à la lecture de la bande dessinée, ont découvrira pourquoi.

Le garçon sorcière 2

Dans l’histoire, on ne remet pas en question le métissage d’Aster, ni l’homosexualité de sa tante. Toutes ces différences sont normalisées. Toutefois, la différence d’Aster (à savoir qu’il s’intéresse à la magie malgré le fait qu’il soit un garçon) est au centre de l’histoire. C’était intéressant de voir cette dualité de point de vue. La normalité est bien relative !

AsterLe garçon sorcière witch boy 3 fera très tôt dans l’histoire la connaissance de Charlie, une voisine humaine. Elle est noire, a les cheveux crépus ornés de perles, et s’intéresse au basketball et au baseball. Or, son école vient de séparer les activités de gars et de filles. Du coup, les garçons font beaucoup plus de sport que les filles et elle ne pourra sans doute pas jouer cette année, alors que c’est le sport que Charlie aime faire ! Ainsi, Aster et Charlie créeront des liens sur leurs frustrations et leur conviction que tous devraient avoir le droit de faire les choses dans lesquelles ils sont doués. Car Aster est doué pour la magie. Il n’est pas bon dans les « activités de garçons » (c’est-à-dire la métamorphose), mais est persuadé que son don pour la magie pourra aider à élucider le mystère de la disparition de son cousin. Il prendra d’ailleurs confiance en lui lorsqu’il parviendra avec succès à guérir la jambe cassé de Charlie à l’aide de la magie.

Bref, c’était absolument rafraîchissant de voir autant de diversité raciale et sexuelle dans une bande dessinée adressée aux enfants et aux adolescents. Molly Knox Ostertag est une bédéiste à surveiller ! Le garçon sorcière est sa première bande dessinée en tant qu’auteur-illustratrice.

Coup de cœur !

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Molly Knox Ostertag
Maison d’édition : Éditions Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication : 2018
ISBN : 9781443168809
Lectorat cible : 10 à 17 ans

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