Veux-tu lire avec moi ?

veux-tu lire avec moiAntonio aimerait qu’on lui lise une histoire. Mais toutes les grandes personnes qu’il sollicite sont très occupées. Et voilà qu’il croise au bas de son immeuble un vieux monsieur aveugle. Et si, cette fois, c’était Antonio qui se mettait à lire ?

Ouf, quel beau livre ! Les illustrations colorées rendent vivantes les rues qui bordent la maison d’Antonio. On y rencontre des personnages (adultes) de toutes sortes, mais personne n’a du temps pour lire avec Antonio. Il paraît que les adultes sont toujours occupés… Au départ, Antonio passe devant l’homme aveugle sans même lui demander de lire avec lui. Après tout, il ne voit pas ! Mais au final, ce sera cet homme qui aura le temps (et l’envie!) de partager un moment de lecture avec Antonio. J’ai beaucoup aimé ce livre qui déconstruit quelques préjugés sur le handicap au passage. Il s’agit d’une belle histoire de tolérance et de partage de ce qu’il y a de plus beau au monde: la lecture, bien entendu (parle de bibliothécaire!)  Je recommande vivement ! Couverture rigide.

Veux-tu lire avec moi - éditions circonflexe

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Lawrence Schimel & Thiago Lopes
Maison d’édition : Éditions CirconflexeBouton acheter petit
Année de publication : 2018
ISBN : 9782878339451
Public cible : 4  à 7 ans

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Le caméléon et les fourmis blanches

caméléon et fourmis blanchesCasimir, professeur des écoles, se remet difficilement d’une rupture amoureuse. Issa, jeune Malien sans papiers, est son élève cette année. Dévoreur de livres et assoiffé d’avenir, il ment, sèche les cours et veut se faire passer pour plus inculte qu’il n’est… Un jour, menacé d’expulsion, le père d’Issa confie son fils à l’enseignant. Malgré leurs différences et leur exaspération réciproque, Casimir et Issa apprendront à s’épauler et à s’apprécier…

Issa a grandi sans sa mère et son père travaille de nuit. L’histoire ce déroule à Dreux. J’ai du m’informer sur le net pour bien comprendre le contexte de cette ville. D’ailleurs, le contexte français peut miner la compréhension des lecteurs non-européens (référence au CE2, à la carte bleue, à Montpellier, à la « balayette », au « foot », au « cartable scolaire », aux « WC », etc.) Cela dit, ces mots nouveaux peuvent également ouvrir leurs horizons vers la manière dont vivent les gens en France.

Malheureusement, je n’ai décelé aucune représentation positive de la négritude dans ce roman. Déjà au début du roman, Casimir se fait coiffer par un homme tenant des propos racistes contre les Arabes et les Noirs, les qualifiant de « sale race » (p.12). Issa envie les cheveux blonds et lisses « comme ceux d’un prince » (p. 26) de son ami Léo. Ce dernier est traité de « négro jap » par le père d’Issa à cause de ses origines métissées. Comme Issa déteste qu’on le compare à un Jackson Five à cause de ces cheveux afro, il les coupe toujours ras. Son père lui a appris à cacher son accent. Il souhaite donc passer inaperçu, être un caméléon; pourtant, ce n’est pas une chose facile lorsqu’on est Noir dans un environnement majoritairement blanc. À la lecture de ce livre, on sent donc que la négritude est perçue de manière négative, voire non souhaitée. Même si cela fait partie de la réalité, certains passages de ce roman sont assez crus.

Le personnage principal n’a pas non plus un comportement exemplaire. Il fume avec son ami même s’ils sont mineurs, ils volent et redoublent leurs années scolaires. Bien qu’on dise d’issa qu’il a « un truc spécial pour les livres, les histoires » (p.30), on dit aussi qu’il a un « comportement inacceptable pour l’Éducation nationale » (p. 36), qu’il est un « vrai criminel » (p.37). Notons la présence d’une scène de viol envers la soeur d’Issa vers la fin du récit, heureusement avortée. À un autre moment, Issa est assommé sauvagement par un vieil homme parce que ce dernier croyait qu’Issa était un voleur !

« Un Blanc comme vous qui court après un Petit Noir comme lui, j’ai comme l’impression qu’il y a eu vol non ? » (p.97)

Trop, trop de négativité ! Dommage, car la plume d’Emmanuel Bourdier m’a beaucoup plu. D’une grande qualité littéraire, ce roman plaira aux enfants de 13 ans et plus. Mais attention: Pour lecteurs avertis.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Emmanuel Bourdier
Maison d’édition: La Joie de Lire Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782889082957
Lectorat cible: Ados
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Tukaï, l’enfant-sorcier

Tukaï enfant sorcierLe mariage de sa soeur approchant à grands pas, Tukaï se voit confier, par le sorcier du village, la tâche d’aller chercher le miel sauvage qui servira à préparer l’hydromel indispensable aux festivités. Le courage et la sagesse du jeune garçon sont rudement mis à l’épreuve alors qu’il doit affronter les serpents noirs, les éléphants et le lion qui rôdent dans la savane… Il n’a pas le droit d’échouer. Ne pas décevoir son peuple, ne pas déshonorer son clan. Être un Massaï…

Issu de la collection Terres de couleurs des Éditions Milan Jeunesse, ce livre tente de faire découvrir le peuple Massaï avant l’arrivée des Blancs. Il s’agit d’un récit initiatique qu’on lit avec beaucoup de plaisir et on partage les inquiétudes du personnage principal. Ce livre d’images pour les grands comprend au moins une illustration à chaque page, mais ce rapproche davantage du roman par sa quantité de texte. Le grand format (26 cm) rend la lecture de ces 43 pages très agréable. Une très belle lecture !

Quelques pistes de réflexions pour utiliser cet album en classe de 5ème ou 6ème année du primaire:

  • Comment qualifierais-tu les illustrations de cet album ?
  • Informe-toi sur les coutumes et les croyances du peuple Massaï.
  • Énumère les différents rebondissements du récit.
  • Qu’aurais-tu fait à la place de Tukaï à la fin du récit ?

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ghislaine Roman & Frédéric Pillot
Maison d’édition: Milan jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 274591703X
Public cible: À partir de 10 ans

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Les incroyables aventures de Baba Wildy

Les incroyables aventures de Baba WildyBaba Wildy est un jeune homme orphelin afro-américain. Son frangin à lui c’est son meilleur copain : un petit hamster au très « très » fort caractère qu’il a surnommé Trombone. Ensemble ils vont devoir affronter les pires individus, les pires situations, frôler la mort et le désespoir ; mais leur amour de la vie les amènera à surmonter les épreuves et faire une découverte extraordinaire à laquelle ils ne s’attendaient plus !

Ce que j’ai aimé

Ce livre a été une découverte pour moi car je ne connaissais pas Sister and Brother, une toute jeune maison d’édition qui se spécialise en littérature jeunesse. « Les incroyables aventures de Baba Wildy » mélange les genres: c’est à la fois un roman et un scénario de film qui d’ailleurs est en préproduction. Le texte est ainsi entrecoupé de scénarimages qui nous indiquent les séquences, les mouvements de caméra, les déplacements des personnages sur l’image et les plans prévus.

Le récit plein de rebondissements plaira aux amateurs d’aventure. Le rythme, soutenu, nous tient en haleine du début à la fin ! De plus, l’amitié entre Baba Wildy et Trombone est touchante. Baba Wildy est un personnage intéressant. Antihéro, il ne se trouve pas particulièrement beau ni intéressant et manque de confiance en lui. Il fera toutefois face à certaines épreuves qui feront de lui un homme plus sûr de lui. Un bon modèle pour les jeunes ! Et puis, je préfère les histoires qui finissent bien et c’est justement le cas dans ce roman.

Ce que j’ai moins aimé

Les femmes ne sont présentes que rarement dans le récit, et lorsqu’elles le sont, cette présence prend soit la forme d’un intérêt amoureux soit celle d’une distraction. Par exemple, lorsqu’on découvre Trouyanov (le vilain de l’histoire) assis à son bureau entouré de « quatre créatures de rêve : une Baba wildyblonde aux yeux verts, une brune aux yeux bleus, une asiatique aux yeux noirs et une métisse aux yeux jaunes » (p.157). J’ignore si je suis plus découragée par l’usage de l’expression « créatures de rêve » (aussi utilisée aux pages 194, 196 et 198) pour faire référence à des personnes humaines, par l’absence de femmes noires dans l’imaginaire de ce que puisse être une femme désirable ou par le fait que la seule utilité de ces femmes est d’être au service d’hommes (notamment en leur servant de la vodka en silence). J’hésite.

Autre exemple: lorsqu’un missile muni d’une caméra dirigé à distance par des agents secrets à l’aide d’un joystick se faufile dans un magasin, se retrouve au milieu du rayon des sous-vêtements féminins et en profite pour stopper sa trajectoire afin de zyeuter les femmes occupées à essayer certains modèles :

Il a les yeux exorbités à la vue de cette foule féminine à moitié déshabillée.
– Oh j’y crois pas. Reluque-moi ça !!! s’esclaffe-t-il.
– Vas-y FREINE !!! hurle Le Hibou
Soudain, le missile s’arrête.
Il reste figé au beau milieu des femmes médusées. Il fait un clin d’œil à Pivert.
– Regarde !!! Les cabines !!!
– Où ??!!!
– Là !!!
Il lui montre un des écrans du doigt.
[…]
– Wahouh !!!! T’as vu les bombes ???!!!! bave Pivert.
Le Hibou découvre une femme à la poitrine imposante.
– Oouhhff le canon !… T’as vu ses boulets?!
(p.45-46)

De plus, l’une des victimes de ce voyeurisme, dont le « soutien-gorge a la graine généreuse » fait même un « sourire un peu effrayé à l’énorme bombe pointée devant elle » (p.46). Sourire bêtement à une arme capable de vous tuer, c’est quand même assez étrange. L’auteur utilise aussi à l’occasion le terme « donzelle » pour faire référence à Blanche, une jeune femme aveugle dont Baba est secrètement amoureux (p.116). Bref, usage de ces termes péjoratifs et irrespectueux envers les femmes, ainsi que leur représentation plutôt paternaliste m’a dérangé.

Avis aux parents: À noter qu’on fait usage d’armes à feu dans le récit, que des personnages abusent de l’alcool fort (on affirme d’ailleurs que l’alcool est un remède « très, très efficace […] contre la solitude » (p.193)) et qu’il y a présence de quelques vulgarités. Pour lecteurs avertis.

Je remercie les éditions Sister and Brother de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Éric Atlan
Maison d’édition: Éditions Sister and BrotherBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 295633400X
Public cible:  Ados

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Tout un monde sous l’eau

SuTout un monde sous l'eaur l’eau je glisse, je me faufile à travers les nénuphars et les roseaux. Ma maman me fait découvrir le monde invisible des animaux qui vivent sous l’eau, les petits poissons et les écrevisses, les tortues et les grenouilles. Je suis émerveillé de découvrir ce monde mystérieux qui se cache, au fond de l’étang. Veux-tu me suivre à la découverte des animaux qui vivent sous l’eau ?

Le long format vertical de cet album se prête merveilleusement bien au propos; tantôt il évoque le niveau de l’eau, tantôt il montre en contre-plongée les profondeurs des mers. Ce va-et-vient entre la surface de l’étang et ce qui se passe sous l’eau donne place à des spectacles splendides, comme des castors qui plongent pour arracher de délicieuses racines, un héron qui chasse le poisson en plongeant soudainement sa tête sous l’eau, un pic qui picosse un pin s’élevant près de la berge, une loutre qui pêche des moules d’eau douce avec ses griffes, des têtard qui sont entrain de se transformer en grenouilles, ou encore une libellule fatiguée venue se poser sur le genou du garçon pour se reposer. Les deux personnages de l’histoire sont une mère et son fils, partis naviguer ensemble dans un petit canoë pour y découvrir ce qui vit sous l’étang. Le fait qu’ils soient noirs ne change rien à l’histoire. J’ai également aimé le fait que ce soit la mère qui accompagne son fils, déconstruisant du même coup de stéréotype que la science est une affaire d’hommes. Avec eux, on s’émerveille de la beauté de la nature, de l’équilibre de l’écosystème et on prend conscience de la nécessité de le respecter et de le protéger. Car la mère et son fils ne pêchent pas; ils rament et observent, sans déranger la nature.

À la fin de l’album, on retrouve une note de l’auteure qui nous explique ce que sont les étangs et les plants d’eau, ainsi que les animaux qui y habitent. elle nous parle d’écosystème, de producteurs (comme le planctons qui crée sa propre nourriture en utilisant la lumière du soleil, l’eau, le dioxyde de carbone et des nutriments), les herbivores (comme les poissons et les oiseaux), les carnivores (comme les hérons et les ratons laveurs), les décomposeurs (comme les bactéries et les champignons). Elle nous explique aussi comment les écosystèmes sont menacés par la pollution ou la détérioration de l’environnement, et nous présente en 5 pages documentaires chacun des animaux rencontrés dans l’histoire. Ce livre jeunesse est vraiment, vraiment excellent.

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Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Messner & Christopher Silas Neal
Maison d’édition: Gründ Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782324019524
Public cible:  7 à 12 ans.
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La journée catastrophe

moi-je-lis-en-ce1-la-journee-catastropheCe matin, le maître avertit les élèves : il va y avoir un exercice alerte-incendie, tout le monde devra se ranger rapidement. Mais lorsque l’alarme sonne, les choses ne se passent pas comme prévu. Les élèves ont bien du mal à respecter les consignes. Heureusement, grâce à un gâteau trop cuit, ils pourront s’améliorer !

Écrit par une enseignante, La journée catastrophe est un petit livre issu de la collection « Moi, je lis en CE1! » de la maison d’édition Auzou. Les phrases sont simples et les mots, faciles à lire et à comprendre. De format agréable, il contient de jolis rabats en début et fin de livre où on découvre les personnages de l’histoire. Samuel, un garçon noir champion en mathématiques, est le personnage principal. Il a eu peur de l’alarme de feu et redoute un deuxième exercice. À la fin de la journée, il fait preuve d’auto-dérision et plaisante sur la possibilité de réaliser un troisième exercice. Samuel évolue dans un milieu assez diversifié: même s’il est le seul noir, la moitié des enfants de sa classe sont non-blancs. On retrouve une section jeux à la fin du livre comprenant quatre questions de compréhension de lecture. Contexte français.

Je remercie les éditions Auzou de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) :  Clémence Masteau & Caroline Modeste
Maison d’édition : Auzou
Année de publication : 2018
ISBN : 9782733861066
Public cible : 7-8 ans

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On est pas des super-héros / On n’est pas des poupées / Ni poupées ni super-héros

On n'est pas des super-hérosOn n’est pas des super-héros

Un album sur les stéréotypes sexistes où des garçons racontent entre autres qu’ils n’aiment pas se battre, aiment les câlins et sont admiratifs devant l’intelligence des filles.

Ce livre est une pépite d’or. Il est tout désigné pour parler du sexisme auprès des enfants en s’adaptant à leur ton, leur vision du monde et leurs préoccupations. J’ai aimé qu’on s’adresse aux garçons, car il est faux de penser que le féminisme ne concerne que les femmes. Des personnages de toutes origines sont présent dans ce livre, dont un garçon noir. Le livre aborde un féminisme plutôt occidental, mais ne prétend pas non plus être universel dans les enjeux qu’il aborde. En fin d’album, une petite présentation du féminisme d’hier à aujourd’hui, avec un focus très français (d’ailleurs on n’a inclus que des hommes blancs dans les courtes présentations biographiques: Nicolas de Condorcet, Victor Hugo, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Auguste Bebel, Friedrich Engels, François Poullain de la Barre, Michel Montaigne).

On n’est pas des poupées

On n'est pas des poupéesOn n’est pas des poupées s’attaque de manière frontale aux stéréotypes de genre, sans périphrases ni métaphores mais avec beaucoup d’humour, de tendresse et de fantaisie ! On n’y trouve pas de clichés, mais des clins d’œil au mouvement féministe, et des petites filles pétillantes qui, au fil des pages, fournissent aux jeunes lecteurs et lectrices des outils pour être soi-même, et non pas ce que les autres voudraient que l’on soit.

J’ai noté la présence de plusieurs personnalités connues dans ce livre, dont Angela Davis qu’on reconnait sur le chandail d’une fille qui a grimpé dans un arbre. Ce livre inclut lui aussi une courte présentation biographique de quelques figures féministes: Olympe de Gouges, Georges Sand, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Virginia Woolf, Rosie la riveteuse, Simone de Beauvoir. Très bien fait, ce livre jeunesse rappelle aux filles qu’elles doivent être libres d’être ce qu’elles sont et de ne pas s’enfermer dans des stéréotypes.

Ni poupées ni super-héros

Ni poupées ni super-hérosParce qu’il n’est jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes Pour que filles et garçons puissent, ensemble, construire un monde antisexiste et égalitaire, On n’est pas des poupées et On n’est pas des super-héros, déjà parus dans cette collection, sont maintenant réunis en un seul livre. Ni poupées ni super-héros, en avant les super-égaux !

Après la lecture de On est pas des super-héros, puis de On n’est pas des poupées, j’ai trouvé dommage la séparation du lectorat: l’un vise les garçons et l’autre, les filles, un peu comme les collections de livres commercialisés pour un genre uniquement. Cette séparation m’a toujours dérangée car il oblige les enfants à choisir entre dragons et princesses, super-héros et animaux, licornes et voitures en fonction de leur genre. Dans Ni poupées ni super-héros, on retrouve une sélection de quelques-unes des pages des deux autres livres de la série. Même si les deux autres livres ont aussi leur utilité, Ni poupées ni super-héros comble le besoin d’un livre jeunesse antisexiste que garçons et filles pourront consulter ensemble. Petit bémol: Ce livre n’ajoute aucun nouveau contenu aux précédents. Très bon quand même ! Dans chacun des livres, on retrouve des enfants noirs ou racisés.

Alors, au final, on achète lequel puisque le contenu est quasiment le même ? Achetez donc les trois. Ça vaut la peine !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Beauvois, Delphine & Claire Cantais
Maison d’édition: La ville brûle Bouton acheter petit
Année de publication: 2014 / 2013 / 2015
ISBN: 9782360120482  / 9782360120369  / 9782360120666
Public cible: À partir de 10 ans
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