Cassius

Cassius Catherine LocandroDans les années 1950 aux États-Unis, un Noir ne peut pas s’asseoir à côté d’un Blanc dans le bus. Il ne peut pas non plus boire la même eau que lui, ni fréquenter les mêmes écoles. Les Blancs et les Noirs ne sont pas égaux en droits : c’est la loi qui le dit. Malgré leur jeune âge, Cassius et son frère subissent cette violence au quotidien. Ils encaissent les inégalités comme autant de coups… jusqu’au jour où l’aîné découvre la boxe. Dans les gymnases, la couleur de la peau importe peu. Rapidement, s’entraîner devient pour Cassius une obsession, gagner, une nécessité…

Au-delà du portrait de l’un des plus grands sportifs de tous les temps, Cassius est un roman sur l’Amérique de la ségrégation raciale. Catherine Locandro peint avec les mots cette période difficile de l’histoire des États-Unis sans jamais perdre de vue le destin de son personnage principal. Dans une écriture vive et travaillée, on découvre un Mohamed Ali sûr de lui, plein de fougue et inspirant qui, même si son histoire est imaginée par l’auteure, nous informe sur l’héritage de ce célèbre boxeur. Les chapitres très courts donnent au roman un rythme soutenu porté par des personnages attachants dont le lecteur se soucie. Le contexte est bien campé sans toutefois alourdir le texte.

Rudy suit son père et s’installe avec lui parmi d’autres spectateurs. L’enfant remarque que, comme sur le mu de la gloire dans le gymnase de l’auditorium, Blancs et Noirs sont mélangés dans la salle, certains assis côte à côte. Cassius lui a raconté qu’un journaliste avait demandé à Martin pourquoi la ségrégation ne s’appliquait pas dans son gymnase. Le sergent avait répondu que Blancs et Noirs devant s’affronter sur le ring, il était logique qu’ils apprennent à se connaître à l’entraînement… (p.124)

Je recommande ce livre aux amateurs de romans historiques, de bio-fictions ou de récits réalistes. Un roman excellent qui parvient a maintenir l’intérêt du lecteur jusqu’à la toute fin. Très bon !

Un livre pour souligner le mois de l’histoire des Noirs. 

Je remercie les éditions Albin Michel Jeunesse de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Catherine Locandro
Maison d’éditionAlbin Michel JeunesseBouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782226437570
Lectorat cible: Ados
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Naïma et la magie du cirque

Naïma et la magie du cirque (Kinra Girls)Chez Naïma, la vie est gaie, entre des parents aimants et quatre petits frères turbulents. Pourtant, l’argent manque souvent… Alors, quand vient son anniversaire, Naïma ne s’attend pas à ce que son rêve se réalise : des cours à l’école du cirque ! Ce sera le début d’une grande aventure.

Les Kinra Girls sont cinq jeunes filles talentueuses venues des quatre coins du monde. Loin de chez elles, elles vont comparer leurs différences culturelles et devenir amies pour la vie. Dans La magie du cirque, on découvre l’histoire de Naïma avant leur rencontre. Je n’ai pas lu les autres titres des Kinra Girls en entier; sachez que ce titre se lit très bien indépendamment des autres.

Naïma est américaine. Son père est blanc et sa mère, noire. Cette dernière est originaire du Bénin et transmet régulièrement à ses enfants la culture de se pays: la langue fon, la caleta (danse de rue enfantine), les contes traditionnels, etc. La famille est nombreuse et a des soucis financiers. On dit d’ailleurs que le père se rend au travail à vélo, non pas par choix ou conscience écologique, mais parce qu’il n’a pas les moyens de s’acheter une voiture. 

Naïma est entourée de personnages d’origines diverses qui se soucient d’elle et avec qui elle entretient des liens sains: la voisine haïtienne qui lui chante des chansons traditionnelles et lui raconte des histoires de son pays, Fat Eddy le patron (blanc) de son père qui travaille à Coney Island, ou encore Funny Billy un afro-américain qui l’initie aux arts du cirque. Devant son talent naturel pour cette discipline, d’autres enfants commencent à éviter Naïma par jalousie. Le récit se termine toutefois avant que l’on sache comment Naïma vit cette situation. D’ailleurs, le récit, lent au début et précipité à la fin, manque d’une ligne directrice claire. On parvient tout de même a bien cerner le personnage de Naïma auquel on s’attache sans difficulté. En fin d’ouvrage, on retrouve un dossier « pour en savoir plus » où l’on parle du boubou (vêtement traditionnel) et de la tradition orale africaine.

L’univers dans lequel évolue Naïma est somme tout assez genré, et on réitère régulièrement qu’elle est une fille par toute sorte de petits clins d’œil sur ce qui est approprié ou pas pour elle de faire. Par exemple, à à l’école, ses deux frères font toujours semblant de ne pas la voire car « on ne parl[e] pas aux filles devant les copains. C’est la honte, quoi! » (p.94) Naïma n’est pas dérangée par cela et trouve cela normal. Autre exemple, on lui dit de ne pas faire la roue car elle porte une jupe (alors qu’on aurait pas l’idée de surveiller et contrôler la manière dont les garçons s’habillent ou ce qu’ils font). Troisième exemple: alors qu’un garçon (Rico) cherche la bagarre après avoir provoqué Naïma, un intervenant lui dit: « Tu ne dois pas frapper les autres, surtout pas une fille qui t’arrive à l’épaule » (p.98) C’est bien sûr à Rico de s’excuser, mais il dit simplement qu’il la pardonne (!). Naïma se défend en disant que c’est à lui de s’excuser, mais l’intervenant dit qu’au moins, Rico a « fait un effort ». Ainsi, il est acceptable pour un garçon de se montrer violent; l’important est qu’il « fasse l’effort » de se contrôler. Eh, misère…

[SPOILERS] Plus loin dans le récit, Rico tourmente Naïma et va même jusqu’à lui empoigner le bras. La jeune fille se libère de son emprise et se met à courir. Alors que Rico est à sa poursuite, il trébuche et se retrouve les pieds dans le vide du haut d’un immeuble de six étages. Naïma ne peut se résoudre a le laisser tomber à une chute qui lui serait mortelle et elle décide de lui venir en aide. Gêné et reconnaissant, Rico se traite lui-même de « gros nul » et affirme que toute personne qui s’en prend à Naïma ou lui fait des problèmes aura désormais affaire à lui. Ce qui m’a dérangé dans ce passage, c’est qu’à aucun moment Rico ne s’excuse de son comportement macho et violent. De plus, il demeure agressif envers les autres; ce n’est que Naïma qui sera épargnée car elle lui a sauvé la vie. Pis encore, Naïma aura beau lui dire que sa protection n’est pas nécessaire, Rico continuera de la suivre partout contre son gré, de se mêler de ses affaires et de la surprotéger. Bonjour l’absence de consentement. [FIN SPOILERS]

Bref, Naïma et la magie du cirque est un roman intéressant avec des personnages réalistes, mais qui véhicule des messages auxquels je n’adhère pas. Parents, vérifiez si ces messages vous conviennent ou préparez-vous à discuter de cette lecture avec votre enfant avant de lui offrir ce roman. Après tout, tout se lit; mais une bonne discussion sur ses lectures permet parfois de relativiser les choses et constitue un moment d’apprentissage privilégié pour les enfants. À vous de juger.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Moka & Anne Cresci
Maison d’édition: PlayBacBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782809661934
Lectorat cible: 8 à 12 ans
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Angela Davis : NON à l’oppression

Angela davis non à l'oppressionNée dans l’Amérique de la ségrégation raciale, Angela Davis fut très tôt confrontée à l’exclusion. Cette prise de conscience précoce favorisa son engagement dans les mouvements de défense des Noirs mais aussi dans les mouvements pacifistes des années 1960 et 1970.   

L’auteure fait parler Angela Davis tout au long du livre, créant ainsi un lien intime avec le lecteur. J’avais déjà lu un autre titre de la collection Ceux qui ont dit non de la maison d’édition Actes Sud Junior avec beaucoup de plaisir. Cette lecture ne m’a pas du tout déplue, bien au contraire. La voix d’Angela Davis, romancée, bien sûr, inspire et éveille sous la plume d’Elsa Solal. Extrait:

La communauté noire endurait des rafles en permanence, la police raciste, les violences, lynchages, supplices et exsécutions sommaires redoublaient. J’ai continué mes études et mes voyages mais je vivais très mal d’être loin du mouvement des droits civiques qui prenait de l’ampleur dans mon pays. Une vague de révolte se sulevait. Dès que ce fut possible, je suis rentrée aux États-Unis pour en être. (p.28)

On retrouve en fin d’ouvrage une bibliographie pour aller plus loin et en apprendre plus sur l’histoire des États-Unis et celle qui est rapidement devenue la femme la plus recherchée de ce pays. Ce petit livre de 72 pages se met facilement dans la poche et se lit rapidement n’importe où. Il se glisse facilement dans une bibliothèque de classe ou sur la table de chevet de votre ado. Fortement recommandé pour initier les jeunes au militantisme, à la politique et à l’histoire.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Elsa Solal
Maison d’édition: Actes sud junior Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782330081973
Public cible: À partir de 12 ans
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Little Lou

Little louLittle Lou a la musique dans la peau. Il a la chance d’habiter au-dessus du Bird Nest, le petit bar où joue Slim, le pianiste. Lou y descend tous les jours prendre sa leçon. À la mort du vieux Slim, Lou hérite de son piano. Le Bird nest est transformé en boîte de nuit. Un soir, des gangsters font irruption dans le bar. Mais Lou est là…

Magnifiquement raconté, ce roman intelligent au format agréable restitue l’ambiance des années folles du jazz du sud des États-Unis. L’histoire nous est racontée tant par le texte que par les illustrations qu’il faut bien analyser et comprendre afin de ne rien manquer, car ces dernières font autant avancer le récite que les mots. La douceur des traits et les couleurs sépia, presque timides, accompagne à merveille le texte, tantôt succinct, tantôt plus long, dynamisant ainsi la lecture. Le passage où des criminels s’introduisent dans Bird Nest nous est raconté par des bandes dessinées, donnant à l’auteur le loisir de s’attarder plus longuement sur ce moment clé du récit et d’enchaîner rapidement les péripéties. Lorsque ceux-ci sont arrêtés, le livre reprend le format d’un roman.

Il existe une version de ce livre avec CD et une version sans CD. Dans la version accompagnée d’un CD audio, on retrouve de magnifiques improvisations de Memphis Slim, du jazz, du blues, de la musique classique au piano et une narration juste et rieuse de Jean Claverie, petit accent américain en plus ! En dix-sept minutes, le roman complet est lu. Pour le passage en bandes dessinées, le lecteur narre ce que l’on vlittle lou 2oit comme un roman. J’ai adoré le CD d’accompagnement, je l’aurais relu quatre ou cinq fois, sans problèmes !

Parents, vous avez essayé de faire lire et écouter ce roman à un enfant d’âge scolaire ? Parfait pour partager un moment de lecture parent-enfant. N’oubliez pas : si votre enfant sait déjà lire, continuez tout de même à lire avec lui. Il se sentira valorisé, important et progressera très vite dans ses apprentissages. Enseignants, pourquoi ne pas offrir une activité spéciale à vos élèves en les faisant écouter ce livre en fin d’étape ? Ne prévoyez pas nécessairement d’évaluation pour ce livre; il est bien parfois de lire simplement pour le plaisir !

 

* Ce livre est recommandé par l’Éducation Nationale de France.

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jean Claverie
Maison d’édition: Gallimard jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 1994
ISBN: 9782070659562 ou 9782070537167 (avec CD audio)
Public cible: 8 ans et plus.

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Little Lou : La route du sud

Little Lou 2 Route Sud couv.inddLittle Lou parcourt le Sud des États-Unis avec ses amis musiciens. Le succès les accompagne, mais un cyclone met brusquement fin à leur tournée. Little Lou continue seul sa route. Arrivée à destination, il découvre la vie à la plantation. Il retrouve Sonny qui va lui livrer un à un les secrets de sa musique.

J’ai lu le premier roman de Little Lou avec beaucoup d’intérêt. Dans ce deuxième tome, on constate que Lou grandit, qu’il réalise de plus en plus le racisme ambiant des États-Unis du XXème siècle, et que la musique peut servir à autre chose qu’à faire danser; elle peut apaiser, faire du bien et émouvoir. Ce tome se lit très bien de manière indépendante, sans avoir lu Little Lou. Par contre, c’est avec énormément de plaisir qu’on retrouve des personnages et un contexte familiers. Le récit se déroule à une époque où, bien que l’esclavage ait été aboli aux États-Unis, de nombreux afro-américains travaillent toujours dans les champs de coton et de canne à sucre comme des esclaves.

Le texte nous est raconté par Lou, un petit garçon haut comme trois pommes, très intelligent et vif d’esprit, mais qui ne comprend pas toujours tout au monde des adultes. Dans sa narration, le narrateur brise fréquemment le quatrième mur et s’adresse directement au lecteur. Cela donne vraiment l’impression de s’adresser à un ami ou à un lointain membre de la famille, comme si Lou existait réellement.

Les images n’illustrent pas simplement ce qui est décrit ou raconté dans le texte, elles participent activement à la narration en donnant au lecteur de l’information additionnelle et en faisant elles aussi avancer le récit. Il existe dans ce petit roman de 60 pages un bel équilibre entre le texte en prose, les planches de bandes dessinées et les illustrations. À noter que les illustrations contiennent des mots en anglais. La route du sud est un roman fantastique que l’on prend plaisir à lire plusieurs fois.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jean Claverie
Maison d’édition: Gallimard jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2003
ISBN: 9782070659159
Public cible: À partir de 8 ans

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Wangari Maathai : La femme qui plante des millions d’arbres

wangari maathai femme plante millions d'arbresCette Africaine est désormais célèbre dans le monde entier pour tous les courageux combats qu’elle mène au service de la planète, des droits des femmes et de la liberté. Dans son pays, le Kenya, comme ailleurs en Afrique, elle s’oppose à la déforestation avec l’aide de milliers de personnes. Le prix Nobel de la Paix lui a été décerné en 2004.

Cet album est le deuxième que je lis sur l’inspirante Wangari Maathai. L’histoire nous est bien racontée et les illustrations de Fronty sont tout à fait intrigantes, intéressantes et recherchées. En fin d’ouvrage, un cahier réunit des documents autour de la vie de Maathai, notamment son passage aux États-Unis. Parfait pour une recherche scolaire. Un livre jeunesse excellent !

Wangari Maathai est décédée en 2011 à l’âge de 71 ans.

Wangari Maathai

Un livre pour souligner le mois de l’Histoire des Noirs. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Franck Prévot & Aurélia Fronty
Maison d’édition: Rue du Monde Bouton acheter petit
Année de publication: 2011
ISBN: 9782355041587
Public cible: À partir de 8 ans

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Dix-sept ans

dix-sept ans ava dellairaDans les années 1990, pour Marilyn, 17 ans, c’est la liberté. Enfermée dans les rêves de célébrité de sa mère qui l’entraîne d’auditions en castings, elle ne revit que lorsqu’elle retrouve le beau et insaisissable James. Mais les regards que certains portent sur la couleur de peau de James ne risquent-ils pas de détruire leur amour naissant ?
De nos jours, pour Angie, 17 ans, c’est la vérité. Alors que le monde semble s’être arrêté de tourner pour sa mère, Marilyn, la jeune métisse est prête à tout pour retrouver James, ce père qu’on lui a toujours caché. Embarquée par son ex-petit ami Sam, Angie fuit sa ville de province et plonge dans les rues bruyantes et colorées de Los Angeles, à la recherche d’un passé trop longtemps maintenu dans l’ombre.
Une mère, une fille, deux façons d’aimer.

Un joli roman qui s’intéresse à la filiation, l’identité, la mixité raciale, les relations mère-fille et le passage à l’âge adulte. On suit l’histoire de Angie et de Marilyn parralèllement et les deux récits se complètent et se répondent l’un l’autre. Ava Dellaira a une plume forte et on se plait à lire ce roman en sirotant un bon thé. Angie, élevée par sa mère blanche, ressent un vide face à l’absence de son père. Qui est-il ? Quelle est sa connection à lui ? Comment peut-elle définir son identité raciale dans cette Amérique qui accorde, on le sait, énormément de place et de sens à la race ? En fait, Angie n’a pas du tout connu la famille de son père. Un passage m’a particulièrement interpelé: Angie, son amie Jess (qui est blanche) sont en sortie scolaire de maternelle avec Marilyn qui accompagne le groupe classe. Jess demande à Angie si elle est adoptée car elle ne ressemble pas du tout à sa mère. La petite Angie, affolée, se demande si son amie n’a pas raison et demande à sa mère pourquoi elle ne lui ressemble pas. Pas facile pour une enfant de 5 ans, et ses questionnements vis-à-vis son identité perdureront jusqu’à son adolescence où une employeuse mettra en doute son lien de parenté avec sa mère et, méfiante, la prendra pour une démarcheuse. Angie est malheureusement trop familière de ses microagressions et en parle avec son ex-petit-ami qui lui conseille des livres sur le sujet (dont du Ta-Nehisi Coates et du Claudia Rankine!)

Angie recherche aussi son passé pour mieux comprendre ce que l’avenir lui réserve. Lorsque des secrets de famille referont surface, Marilyn se défend en disant à sa fille qu’elle souhaitait la protéger, mais Angie ne mord pas le morceau:

Me protéger de quoi ? Tu ne crois pas que ça aurait été bien pour moi de connaître une autre personne noire dans ma famille ? Quelqu’un susceptible de faire office de figure paternelle, ou je ne sais quoi, en l’absence de père ? […] Tu m’as menti ! À propos d’une des choses les plus importantes pour moi ! (p.341)

Ce roman a été très bien reçu lors de sa sortie. Sur son site web, l’auteure propose d’écouter la playlist du roman car oui, la musique prendre beaucoup de place dans ce livre. Très bon !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ava Dellaira
Maison d’édition: Michel LafonBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782749932101
Lectorat cible: Ados.
Vous aimerez peut-être: Frères, un roman pour ados où l’on découvre le quotidien de deux garçons afro-américains qui se passionnent pour le basketball.

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