[LECTRICE INVITÉE] L’oiseau de Colette

L'oiseau de colettePauvre Colette, récemment déménagée dans un nouveau quartier, sa mère lui refuse un animal de compagnie. Mais lorsqu’elle cherchera à se faire de nouveaux amis, ce sera grâce à une perruche… imaginaire! Ce livre est le premier d’une série mettant en vedette les personnages de la bande du Mile-End. Chaque livre apportera de nouvelles aventures, de nouvelles couleurs et des univers propres à la personnalité de chacun.

L’avis d’Olympe, lectrice invitée : Elle s’appelle Colette et vient d’emménager dans un nouveau quartier de Montréal: Le Mile End. « Colette », un prénom atypique pour une enfant spéciale, bout en train, dégourdie et qui a de l’énergie à revendre! Une enfant attachante, au contact facile et à l’imagination débordante. Alors bien sûr, quand Colette a un souci, comme cet après-midi d’été, c’est tout le quartier qui se montre solidaire pour l’aider à retrouver son fameux compagnon… Alors même qu’ils ne connaissent pas encore cette nouvelle voisine, tous les enfants de la bande du Mile End vont contribuer à l’enquête. Colette s’applique pour décrire les moindres caractéristiques de son oiseau et le lecteur est embarqué lui aussi dans cette quête qui est l’occasion de découvrir le voisinage. On peut compter sur les doigts d’une main les couleurs utilisées pour les illustrations de ce beau livre. Et pourtant, elles prennent vie, au fil des pages, de façon étonnante. Cette belle aventure m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page. Un livre à lire et à relire. Une petite fille de 7 ans est restée perplexe suite à cette lecture, car, je cite, « il y a un mensonge »… En effet, entre grande imagination et petit mensonge, il n’y a qu’un pas. Cette histoire est aussi l’occasion d’en discuter avec les enfants !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Isabelle Arsenault
Maison d’édition: Éditions de la PastèqueBouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782897770150
Public cible: À partir de 4 ans

L'oiseau de colette 2

 Merci Olympe !
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Lecteurs invités MistikrakÀ propos d’Olympe: Exploratrice, Olympe habite en France. Elle aime offrir des livres aux enfants et les considère comme des outils de transmission de valeurs et d’ouverture sur le monde. D’où la nécessité pour elle d’y retrouver des personnages à l’image de cette société plurielle qui nous entoure. Olympe porte autant d’importance à l’histoire et aux images qu’à l’objet. Tous les sens doivent être en éveil !

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Rolihlahla Mandela

Rolihlahla MandelaDe sa prison sur Robben Island aux rues de Johannesburg qu’il a fréquentées, de ses origines dans les régions tribales de son Afrique du Sud tant aimée à ses moments de triomphe, Rolihlahla Mandela fait revivre un des personnages marquants de la fin du vingtième siècle. En effet, nul plus que lui n’a incarné les idéaux universels de courage, de fraternité et d’engagement. Mandela a représenté et représente toujours un cri de ralliement pour tous ceux dans son pays et ailleurs qui refusent l’injustice et les préjugés. Son cheminement fait l’objet de cette pièce.

J’ai été agréablement surprise par cette pièce où découvre la complexité de ce héros qui a marqué tant de vies. Cette pièce en deux actes nous transporte dans une Afrique du Sud en pleine évolution. Les scènes savamment écrites sont basées sur l’autobiographie de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Une quinzaine de personnages s’échangent des répliquent qui mettent en lumière des événements importants dans la vie de Mandela. Rolihlahla Mandela a été présentée pour la première fois en juin 2014 dans la salle Martial-Caron de l’Université de Saint-Boniface à Winnipeg (Manitoba) Canada. Dembélé a écrit cette histoire car il souhait partager l’histoire de Mandela avec les jeunes en faisant usage de la musique, des chants et un style dramaturgique susceptible de leur plaire. Une pièce de théâtre sur la vie de Nelson Mandela ? Je dis oui !

Daouda Dembélé est un comédien et dramaturge canadien d’origine ivoirienne.

Daouda Dembélé

Je remercie les Éditions du Blé de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) :  Daouda Dembélé
Maison d’édition : Éditions du Blé
Année de publication : 2016
ISBN : 9782924378489
Public cible : Ados, Adultes

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Le carnaval de Malaika

le carnaval de malaikaMalaika est heureuse de retrouver sa mère, même si cela signifie qu’elle doit déménager au Canada où tout est différent. Il y fait froid, les gens ont un fort accent et le Carnaval de Québec ne ressemble en rien à celui que Malaika aimait tant aux Caraïbes! L’adaptation à son nouvel environnement et à sa nouvelle famille risque d’être difficile…

Ce sont d’abord les illustrations qui m’ont charmée dans cet album à couverture souple. Faites de collages, elles sont dynamiques et vibrantes. La qualité de la mise en page est conforme à ce que nous a habitué les éditions Scholastic, et je n’ai pas été déçue !

Le récit est touchant, difficile parfois, et échappe à une interprétation unique. Bien qu’on devine que Malaika vient des Caraïbes, son pays d’origine est gardé secret. On ignore comment sa mère et son nouveau conjoint se sont rencontrés ni depuis combien de temps dure leur relation. Leur mariage arrive comme un cheveu sur la soupe et nous laisse perplexe, comme le perçoit Malaika de son regard d’enfant: Qui es cet homme ? Pouquoi partir ? Pourquoi une nouvelle famille ? Pourquoi un nouveau pays ? Tous ces non-dits ouvrent la porte aux interprétations et aux discussions avec les lecteurs. Cela rend également facile l’identification au personnage. En effet, même un enfant dont les parents sont séparés et qui doit vivre dans une famille reconstituée pourrait se reconnaître en Malaika même s’il ne partage pas l’expérience de l’immigration.

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Le point de vue de la narratrice, tout à fait original, fait également en sorte que les personnages blancs soient perçus comme étrangers. Malaika ne connaît pas le Canada, et encore moins le Québec. Et, si elle parle français, l’accent québécois lui pose parfois quelques problèmes de compréhension ! Le Carnaval, elle connait, bien sûr, mais celui de la ville de Québec n’a rien à voir avec celui de son pays. Malgré tout, Malaika surmonte les difficultés et parvient à s’adapter à son nouvel environnement. Le dénouement est positif. Un très bel album !

Nadia L. Hohn est une auteure canadienne. 

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Nadia L. Hohn & Irene Luxbacher
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9781443164962
Public cible: 8 à 11 ans
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Voici Viola Desmond

Voici viola desmondPar un jour pluvieux de novembre 1946, Viola, de passage à Glasgow en Nouvelle-Écosse, décide d’aller au cinéma. Elle s’installe dans la section officiellement réservée aux Blancs, mais l’ouvreuse lui demande de changer de place. Viola refuse, car elle sait que c’est à cause de la couleur de sa peau. La police l’amène de force. Viola est emprisonnée, jugée et déclarée coupable. Cela ne l’empêche pas, avec l’aide de ses partisans, de continuer à se battre pour la justice sociale. Sa cause ira jusqu’à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse. Parce que quand Viola a une idée en tête… elle n’abandonne pas !

La ségrégation a existé au Canada. À l’école, durant le cours obligatoire d’Histoire du Québec et du Canada de 4ème secondaire, on n’en a pas du tout parlé. L’autre jour, j’en discutais justement avec d’autres personnes de mon âge qui m’ont révélé qu’elles non plus n’avaient pas abordé cette période sombre de l’histoire du Canada. On aime bien entretenir notre réputation de « gens gentils » ici. C’est un peu notre marque de commerce. Pourtant, l’histoire de Viola Desmond nous rappelle que le racisme a bel et bien existé dans ce pays.

Viola Desmond était entrepreneure et pionnière en matière d’égalité raciale au Canada. L’histoire est racontée par un narrateur omniscient et on en apprend beaucoup sur la vie de cette grande femme: ses études à Montréal, sa détermination, sa famille nombreuse, sa dignité et sa force de caractère. On s’intéresse davantage au personnage qu’on contexte canadien; j’aurais aimé qu’on s’y attarde un peu plus (par exemple, parler des Noirs Canadiens, parler plus amplement de l’association de la Nouvelle-Écosse pour l’avancement des gens de couleur), de Sydney et d’Halifax. On accuse Viola d’avoir refusé de payer un cent de taxe au gouvernement Canadien en s’assoyant au parterre (réservé aux Blancs) d’un cinéma alors que sont billet était pour le balcon (réservé aux Noirs). Le tribunal ne mentionne pas la couleur de la peau de Viola, mais tout le monde sait que c’est de cela qu’il s’agit. Les illustrations réalisées avec des outils traditionnels et numériques, et les couleurs et textures à la gouache et à l’aquarelle sont très réussies. Les dialogues sont présentés dans des phylactères, ces petites bulles caractéristiques des bandes dessinées. On retrouve à la fin du livre les dates importantes de la vie de Viola et de sa lutte pour l’égalité des droits de tous les Canadiens. Le tout est accompagné de photos d’archives. Très bon ! Couverture rigide.

Un livre jeunesse pour souligner le Mois de l’Histoire des Noirs.

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Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Elizabeth MacLeod & Mike Deas
Maison d’édition : Éditions Scholastic
Année de publication : 2018
ISBN : 9781443163880
Public cible : À partir de 8 ans

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Le costume de Malaika

Le costume de Malaika 2C’est le temps du carnaval. Le premier depuis le départ de la maman de Malaika pour le Canada. Celle-ci est partie dans l’espoir d’y trouver un bon emploi pour pourvoir aux besoins de sa famille. Elle avait promis qu’elle enverrait à Malaika de l’argent pour acheter un costume pour la fête, mais l’argent n’est pas arrivé. Malaika pourra-t-elle tout de même participer au défilé?

La mère de Malaika est au Canada pour y travailler. Malaika est un peu embêtée par cette situation et se demande pourquoi cela prend autant de temps pour recevoir de l’argent de sa mère car elle en a besoin pour faire son costume. Elle est aussi attristée de ne pas être près d’elle. Lorsqu’elle fait de la peine à sa grand-mère parce qu’elle a déchiré et n’a pas voulu porter le costume que cette dernière portait lorsqu’elle était petite, Malaika n’hésite pas à s’excuser. J’ai adoré le fait que ce soit Malaika qui nous raconte son histoire avec ses yeux d’enfant. Sa famille habite dans les Antilles, et l’illustratrice a fait un travail remarquable qui traduit bien la chaleur et les couleurs de cette région du globe. La négritude de Malaika est normalisée; non seulement parce qu’elle vit aux Antilles, mais aussi parce que son histoire ne tourne pas autour de la couleur de sa peau et elle n’est pas présentée comme étant « exotique ». C’est plutôt une histoire de famille, de célébrations et de séparation qui utilise un événement familiers aux Antillais: le carnaval.

Le costume de Malaika

Les costumes des enfants sont magnifiques et font référence à des personnages typiquement antillais: Jab Molassie (personnage de mascarade et démon acrobate dont le nom vient des mots « diable » et « mélasse »), Moko Jumbie (échassier d’Afrique occidentale dont la taille était traditionnellement associée à la capacité de voir le diable), Pierrot (personnage de mascarade muni d’un pistolet ou d’un fouet, connu pour ses longs discours et joutes verbales). On retrouve dans le texte plusieurs autres éléments typiquement antillais également: le kaiso, le manioc, l’obeah, le rastafarisme et le soca. Bien qu’il puisse être lu à un enfant dès l’âge de 4 ans, je vous recommande d’exploiter ce livre auprès des enfants de 7 ans et plus et qui pourront lire l’histoire par eux-mêmes. J’ai vraiment adoré cet album que je vous recommande vivement !

Nadia L. Hohn est une auteure canadienne. 

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Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) : Nadia L. Hohn & Irene Luxbacher
Maison d’édition : Éditions Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication : 2017
ISBN : 9781443155861
Public cible : À partir de 7 ans

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Marche à l’étoile

Marche à l'étoileBilly a quinze ans et il est esclave dans le Sud des États-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au cœur d’un pays gigantesque. Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route. Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.

L’écriture concise et vive d’Hélène Montardre est un plaisir à lire. Elle crée un rythme soutenu avec de courtes phrases et une succession de petits chapitres (de deux à quatre pages généralement) pour raconte une histoire qu’il m’a été difficile d’arrêter de lire. Difficile de dormir, faire le ménage, sortir et même manger avec Marche à l’étoile tant l’histoire nous rentre dedans. On ne voit pas le temps passer !

Au départ, cette plume particulière, presque expéditive, déstabilise. Tout va si vite, tout le temps, c’est un feu roulant. Puis, on apprivoise ce livre petit à petit, jusqu’à ne plus pouvoir le lâcher. On pourrait penser que l’histoire nous est « balancée » de manière superficielle, mais il n’en est rien. Tout est là: le suspense, les émotions, l’attente, même si à une ou deux reprises, j’aurais aimé que l’auteur prennent plus son temps sur certains passages clés car la vitesse à laquelle ils étaient racontés donnaient presque l’impression que la fuite de Billy a été facile (pourtant; quoi de plus difficile que d’être un esclave en fuite dans le sud des États-Unis avec un chasseur d’esclave à ses trousses ?)

[Le prochain paragraphe contient des divulgacheurs] Lors de sa quête de liberté, Billy est majoritairement aidé par des personnes blanches contre le système esclavagisme, notamment des Quakers. Au début de sa fuite, il est brièvement aidé par une esclave du nom de Rose. Un peu plus tard, alors qu’il tente de fuir par bateau vers New York, des hommes afro-américains libres lui tendent un piège en lui faisant croire qu’ils allaient l’aider, alors qu’il le dénonceront plutôt à des chasseurs d’esclaves. Enfin, il sera aidé par la famille Hood, une famille noire libre qui prendra soin de lui. Bref, on assiste peu à une solidarité entre esclaves et afro-américains libres dans le roman et la réussite de la quête de liberté de Billy repose assez lourdement sur l’aide de personnes blanches.

Le trois-quart du roman est consacré à Billy et à sa fuite de sa plantation jusqu’au nord des États-Unis où il trouvera la liberté. Quant à moi, le roman aurait été complet sans la deuxième partie consacrée à Jasper, un homme de notre époque remontant la trace de ses ancêtres. Au départ, le récit de Jasper m’a un peu ennuyé: d’ailleurs, tout était assez prévisible et un peu tiré par les cheveux (trop de coïncidences tue la crédibilité !). Puis, la démarche de ce personnage est venue me chercher au plus profond de moi-même: Et moi, qui étaient mes ancêtres ? La lecture de ce roman m’a finalement donné envie de creuser l’histoire de ma famille pour découvrir d’où je viens vraiment en tant que femme antillaise.

Si je devais noter ce roman sur dix, je lui donnerais un généreux huit, car même s’il ne m’a pas fait vibrer, il m’a gardé en haleine du début à la fin !

« Les larmes lui montèrent aux yeux. Voilà si longtemps qu’il fuyait, qu’il se cachait, invisible aux yeux de tous, comme s’il n’existait pas. Pourquoi avait-il hérité de cette peau noire qui faisait de lui un esclave, une marchandise ?
Il se reprit. Oh si, il existait ! Il avait hurlé son nom dans la solitude des Appalaches : « Oh ! Oh ! Je suis Billy ! Billy ! Billy ! » (p. 114)

Auteur(s) / illustrateur(s) : Hélène Montarde
Maison d’édition: Rageot Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782700256246
Public cible: Ados
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J’en ai assez de la 1re année !

PaJ'en ai assez de la première année .jpgrfois, le changement est difficile, mais il peut aussi avoir du bon. Stella adore être dans la classe de Mme Cartier. Elle s’inquiète quand elle apprend le départ de son enseignante. Elle craint que la personne qui la remplacera ne sache pas comment s’y prendre. Stella décide d’écrire une lettre au directeur pour lui faire part de ses inquiétudes. Elle menace d’abonner l’école si ses exigences ne sont pas satisfaites. Une histoire touchante sur la relation privilégiée entre les enseignants et leurs élèves.

Les illustrations de Tom Goldsmith, faites au pinceau avec de l’encre et de l’aquarelle selon la technique du lavis, sont douces et colorées. Ses illustrations laissent suffisamment de place au texte sans briser l’équilibre entre les deux; chaque page se lit aisément et se regarde comme un tout.

Stella est le personnage principal du récit. Débrouillarde et obéissante, mais de nature inquiète, elle n’hésite pas à se confier à ses parents sur sa crainte de voir son enseignante quitter pour le reste de l’année scolaire. Ceux-ci ont une bonne écoute et tentent de la rassurer. La famille de cet album ressemble à n’importe quelle famille occidentale: ils mangent des repas équilibrés en famille, ont un chien de compagnie et affichent les dessins de leur enfant sur le réfrigérateur. Les auteurs nous donnent également beaucoup d’information sur Stella, se qui la rend encore plus réelle, comme si elle était une petite fille comme une autre que l’on pourrait rencontrer dans la cours d’école, à la bibliothèque ou au centre commercial. Elle aime dessiner (surtout des chats) et faire de la peinture, apprécie les bonnes blagues (-Toc toc toc. – Qui est là? – Jean. – Jean qui ? – J’en ai marre des devoirs ! 🙂 ), a encore un peu de difficulté à attacher ses lacets et aime lire des livres avec beaucoup d’images. Au fond, Stella est une fille noire et cela ne change absolument rien à l’histoire. Une représentation comme je les aime. Fortement recommandé !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nancy Wilcox Richards & Tom Goldsmith
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9781443139205
Public cible: 6-7 ans
Vous aimerez peut-être: Marilou casse-cou, aussi publié chez Scholastic.

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