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Les petits héros

Les petits héros 2Chaque jour, les enfants sont courageux à leur façon. Ce sont de vrais petits héros! Ils sont courageux chaque fois qu’ils accomplissent quelque chose de grand, bien qu’ils soient petits. Ils sont courageux quand ils regardent s’il y a un monstre sous leur lit, juste au cas. Ils sont courageux quand ils doivent passer du temps à l’hôpital. Car être courageux, ce n’est pas que pour les superhéros…

Ce texte touchant invite les enfants à faire preuve de courage au quotidien. Parmi les exemples magnifiquement illustrés par Joanne Lew-Vriethoff, il y a une jeune fille métisse qui affronte un vétéran aux échecs, un garçon qui vérifie qu’il n’y a pas de monstre sous le lit pour son petit frère, un enfant en fauteuil roulant qui participe à une course à pied, un jeune garçon noir qui sauve un chat coincé dans un arbre, un enfant malade qui se bat contre le cancer, un enfant handicapé qui tient tête à une intimidatrice pour prendre la défense à un camarade de classe et un violoniste noir qui s’apprête à monter sur scène. Ce livre d’images est approprié à une lecture à voix haute, ou encore aux enfants de première ou deuxième année du primaire en apprentissage de la lecture. Cela dit, les enfants plus vieux y trouveront aussi leur bonheur. Tout simplement beau et touchant. À lire au plus vite !

Les petits héros

Auteur(s) / illustrateur(s) : Stacy McAnulty & Joanne Lew-Vriethoff
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9781443165730
Public cible: 6 à 9 ans

Vous aimerez peut-être: Les jolies filles, aussi publié chez Scholastic des mêmes auteurs.

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Le collectionneur de mots

collectionneur de motsJérôme collectionne des mots… des mots courts et doux… des mots qui sonnent comme une mélodie… des mots merveilleux à prononcer !

Scholastic est probablement une de mes maisons d’édition jeunesse préférée. Ici, non seulement le personnage principal est noir, mais plusieurs personnages secondaires sont noirs également, comme la dame qui collectionne les roches, ou une fillette qui collectionne les bestioles, ou encore la jeune fille qui collectionne les bandes dessinées (d’ailleurs, elle lit une BD qui s’intitule Super fille et dont l’héroïne est aussi noire !) Le fait d’avoir choisi de faire de Jérôme un garçon noir est puissant. D’autant plus que c’est un garçon qui adore lire ! Trop souvent, les garçons noirs sont représentés de manière négative dans les médias. Une étude stipule que les garçons noirs sont perçus comme étant plus vieux que leur âge et moins innocents que les enfants blancs du même âge.

Ce livre peut être lu et relu plusieurs fois sans s’en tanner. Les enfants pourront lire les mots de Jérôme et en découvrir le sens au fur et à mesure, même s’ils ont déjà lu l’histoire. Car certains mots risquent d’être nouveaux pour eux : Mœurs, onyx, curcuma, infinitésimal ou molécule. D’autres seront familiers : lumière, paix, câlins, merci ou miel.

Monter une animation autour de cet album

En animation, j’aime bien utiliser ce genre d’album auprès des 6 à 8 ans. Je leur lis l’histoire et je les invite à venir lire les mots que Jérôme a inscrits sur ses petits bouts de papier jaune au fur et à mesure. Cela transforme l’heure du conte en moment de partage et de découverte. Généralement, les enfants lèvent la main bien haut pour que je les choisisse et sont très fiers de montrer qu’ils savent lire et sont enthousiastes à l’idée de participer à l’heure du conte. Voilà quatre idées pour monter une animation autour de cet album :

  1. Sélectionnez une trentaine de livres parmi lesquels les enfants pourront en choisir un ou deux. Demandez-leur d’y trouver des mots qui les interpellent et de les transcrire sur des petits papiers jaunes que vous aurez préalablement découpés. Vous pouvez ensuite confectionner une muraille pour décorer votre classe ou votre bibliothèque.
  2. En classe, vous pouvez lire Le collectionneur de mots en début d’année et faire écrire tous les mots nouveaux rencontrés par vos élèves dans un livre blanc spécialement prévu à cet effet. Prenez le temps de former des hypothèses avec vos élèves sur ce que pourraient bien vouloir dire ces mots et de chercher avec eux la définition. En fin d’année (ou avant les vacances d’hiver), ouvrez et explorez votre livre blanc avec vos élèves pour constater à quel point ils ont appris de nombreux mots nouveaux.
  3. Cachez un mot chaque jour quelque part dans votre classe, ou encore plusieurs mots dans votre salle d’animation en bibliothèque, et les enfants devront (chaque jour ou lors d’une seule animation) trouver le mot caché. Lorsque le ou les mots sont trouvés, déposez-les dans un bocal qui, une fois rempli, pourra être vidé dans la cours d’école (ou le stationnement, ou le parc…) comme à la fin de l’album Le collectionneur de mots.
  4. Bricolez un cahier comme celui de Jérôme et demandez aux enfants de consulter un dictionnaire ou un livre ou y trouver une dizaine de mots à recopier dans leur cahier. Une fois que les enfants ont tous leurs mots, demandez-leur de créer un poème ou une phrase avec ceux-ci.

Bref, les possibilités sont nombreuses ! Et vous, avez-vous utilisé cet album en classe ou en bibliothèque ? Quelle a été votre animation ?

Coup de cœur !

collectionneur de mots 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Peter H. Reynolds
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443168588
Public cible: 5 à 9 ans.

Vous aimerez peut-être: Lauren McGill’s Pickle Museum, un album jeunesse sur une petite fille noire qui collectionne les cornichons (en anglais).

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Les jolies filles

les jolies fillesQu’est-ce que la beauté? La beauté est un concept social fondé sur de nombreux stéréotypes. Ces stéréotypes influencent les jeunes filles et les amènent à se persuader que non seulement la beauté est importante, mais que pour être belles, elles doivent adopter des comportements soi-disant féminins. Dans son album Les jolies filles, Stacy McAnulty dénonce ces stéréotypes avec légèreté et humour. À l’appui de ses affirmations, elle appose des images teintées d’une ironie contrastante. Son ouvrage permet aux parents de mener une discussion sur différents modèles de beauté et sur l’importance d’être bien dans sa peau. (c) Scholastic.

L’un des personnages est une fillette noire aux cheveux bouclés. Un autre personnage a le teint foncé. Les filles de ce livre sont diverses, courageuses, fortes, drôles, rusées, débrouillardes, curieuses. Elles n’ont pas peur d’être elles-mêmes, telles qu’elles sont. Elles ont le droit d’être simplement authentiques, pleines de défauts et de qualités, comme tout le monde. Et surtout, elles ont le devoir d’être bien dans leur peau.

Vous avez sans doute déjà remarqué, mais je lis beaucoup. Même avant d’être bibliothécaire, je dévorais tous les livres qui me tombaient sous la main et ce, depuis l’enfance. Et j’admets que je n’ai malheureusement pas souvent été exposée à de telles images et de tels récits dans mon parcours de lectrice, surtout dans l’enfance. La littérature jeunesse de l’époque était très stéréotypée. Aujourd’hui encore (mais peut-être un peu moins? Je me questionne…). Des filles qui font du skate ? De filles qui jouent aux chevaliers ? Des filles qui se salissent et ce n’est pas si grave ? Je souris lorsque je pense que les filles qui grandiront avec Les Jolies filles ne trouveront rien de particulier là-dedans. « Y’a rien là! », diront-elles peut-être plus tard en haussant les épaules. Elles, qui auront été exposées à un univers des possibles plus large que la petite Valérie de 7 ans que j’étais il y a quelques décennies. Et c’est la toute la force et la magie de la littérature jeunesse. Permettre aux enfants d’imaginer. Imaginer TOUT. Bref, j’ai adoré cet album. Lisez-le au plus vite !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Stacy McAnulty & Joanne-Vriehoff
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter
Année de publication: 2017
ISBN: 9781443164283
Public cible: 4 à 10 ans
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Les règles… Quelle aventure !

règles quelle aventureLes règles, les ragnagnas, les affaires ou les machins… Une fois par mois environ, les filles et les femmes entre 12 et 52 ans saignent pendant quelques jours mais on n’en parle jamais, alors même que cela concerne la moitié de l’humanité. Les règles ont longtemps été un instrument qui a permis d’opprimer les femmes et de leur donner l’impression qu’elles étaient impures et capables de moins de choses que les hommes. Les règles sont donc un véritable enjeu féministe auquel il n’est jamais trop tôt pour s’intéresser…

Une belle découverte en librairie le mois dernier ! Résolument féministe, ce livre plein d’humour et de bon sens apprendra aux filles à ne pas avoir honte d’elles-mêmes. Absolument nécessaire. Il s’agit avant tout d’un documentaire, mais plusieurs fille

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s illustrées dans le livres sont non-blanches, grosses, maigres, poilues, petites, grandes, de toutes formes et de tout genre (car certaines personnes ont un utérus mais ne considère pas comme des femmes !) Certains passages peuvent choquer car les filles sont souvent illustrées avec leur culotte tâchée de sang mentruel. Par la complexité de certains propos et par le ton du livre (beaucoup d’ironie et de second degré), je
recommande à partir de 12 ans, plus jeune si accompagné. Fabuleux !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Élise Thiebaut & Mirion Malle
Maison d’édition: La ville brûle Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782360120949
Public cible: À partir de 12 ans

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La princesse et le poney

Lprincesse-et-le-poneya princesse Prunelle n’a qu’un vœu pour son anniversaire cette année : qu’on lui offre un cheval. Un grand cheval musclé qui serait digne d’une princesse guerrière. Or, le jour venu, on ne lui offre pas exactement le cheval de ses rêves…

Ce qui m’a d’abord accroché dans ce livre, c’est la page couverture et cette petite fille qui se tient debout, fièrement, le poing levé. Pourquoi ce geste? Ce poing levé, était-ce celui du Black Power? Du pouvoir aux femmes? Et ce titre contenant ce mot « Princesse »… Serait-ce l’histoire d’une princesse forte, maîtresse d’elle-même et de son destin? Sans mentionner les traits physiques du personnage en page couverture: loin des images de top modèles que la société de consommation nous jette en plein visage à longueur de journée, la fille est de petite taille, rondelette, a le teint brun. Cette fillette, je l’aimais déjà avant même de tourner la première page de l’album. À la lecture de son histoire, je n’ai pas été déçue !

La famille qui est mise en scène dans cette histoire est constituée d’un père blanc au teint très pâle et d’une mère non-blanche aux longs cheveux lisses. Prunelle est blonde et son grain de peau est un heureux mélange de celui de ses parents. Prunelle est futée, déterminée, joueuse. Sa chambre semble être le repère d’une adolescente; elle a certainement passé la petite enfance, même si le livre dont elle est le personnage principal semble s’adresser aux 3 à 6 ans. Il s’agit tout de même (aussi) d’une histoire de pets (oui, vous avez bien lu). Ce décalage peut sembler illogique (peut-on être préoccupé par le féminisme à un si bas âge?), et il m’a semblé qu’on perdait un peu le public cible ce faisant. La fillette de 6 ans à qui j’ai lu l’histoire ne semble pas avoir compris les enjeux antisexistes de l’histoire, mais avait passé l’âge de rire des blagues de pipi-caca-pets. J’ai tout de même sentit que la lecture du livre avait contribué à déconstruire certains de ses à-prioris (tout de suite, elle avait pensé que Prunelle VOULAIT un Poney, puisque c’est une princesse et que les princesses aiment les poneys, alors que c’est bien un grand cheval fort que Prunelle désirait).

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Il y a dans ce livre plusieurs niveaux de lecture. Les mots racontent l’histoire « officielle » si on veut, alors que les illustrations racontent une histoire parallèle, une histoire qui, sans prétention et avec humour, dénonce les stéréotypes de genre et le sexisme. Parce que les filles et les garçons sont tout autant capables d’aspirer être des guerrières ou des guerriers.

Ne vous inquiétez pas, l’histoire ne fait pas que l’éloge de la puissance physique et de la guerre; à la fin, c’est en parvenant à attendrir ses compétiteurs (une tactique efficace et sans violence!) que Prunelle gagnera le trophée des Guerriers les plus utiles. De plus, l’histoire se termine sur un gag de pet; les petits de 3-4 ans adoreront, à défaut de ne pas avoir compris le sous-texte féministe.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Beaton
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443147705
Public cible: 3 à 6 ans
Vous aimerez peut-être: Si vous aimez les histoires drôles, essayez Maquillage à gogo. Si vous cherchez d’autres histoires antisexistes, lisez Mon dragon à moi.

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Ça joue vite et ça joue bien!

ca-joue-vite-et-ca-joue-bienÇa joue vite et ça joue bien ! est un livre tout petit et court qui raconte le déroulement rocambolesque d’un match de soccer. Le récit se déroule sur tout au plus une ou deux minutes. Mais quel plaisir de lire cette histoire et de prendre la voix sérieuse et enjouée d’un commentateur sportif! Ce livre a quelque chose de magique. Il offre tant de pistes d’exploitation ludiques ou pédagogiques:

– Il développe le vocabulaire de l’enfant en lien avec le soccer (ballon, but, remise en jeu, terrain, équipe, gradins, etc.)
– Il aide l’enfant à prendre conscience des diverses parties du corps
– Il apprend à l’enfant à nommer les parties précises de son corps (genou, coude, hanche, pied, talon, cuisse, dos, épaule, mollet, etc.)
– Il montre à l’enfant qu’il existe plusieurs verbes d’action (propulse, renvoyer, frapper, rebondir, accélérer, ricocher, etc.)
– Il apprend à l’enfant à déchiffrer les moments séquentiels d’une action (ex.: d’abord le coup d’épaule, ensuite le coup de hanche)… si bien que cet enchaînement improbable se solde en un buuuuuuut grandiose!

On ne s’ennuie pas même en lisant le livre plusieurs fois: La page de garde, faite d’un terrain de soccer, nous permet de jouer notre propre match avec nos doigts; chaque joueur a son numéro et son nom, on peut s’amuser à les chercher et à répéter leur contribution à la mise au jeu à la page 21; on peut inventer des histoires à chacun des personnages dans les gradins… Le livre utilise la répétition, mais le rythme est soutenu, il accélère, on frémit, on frissonne. J’ai adoré le ton pris par l’auteur, les mots choisis qui captent si bien l’attente impatiente d’une passe bien faite, les temps morts d’un ballon qui roule doucement sur le terrain, l’esprit d’équipe, l’excitation d’un tir au but… Et c’était drôle et « voir le tout au ralenti », donnant l’occasion à l’illustratrice de faire des petites cases à la manière d’une bande dessinée, le tout, sans texte, comme si c’était un vidéo.

À noter que les équipes sont mixtes et que garçons et filles ont autant de talent: exit le sexisme dans le sport! Le livre montre en outre plusieurs personnages non-blancs de manière positive. Un livre vraiment, vraiment bien, croyez-moi.

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Richard Marnier & Aude Maurel
Maison d’édition: Frimousse Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782352412755
Public cible: 3 à 7 ans
Vous aimerez peut-être: L’Orange, folle de foot, une histoire sur le soccer qui se déroule en Afrique.

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Ayanda: La petite fille qui ne voulait pas grandir

ayanda fille grandirAyanda était une petite fille heureuse, toujours souriante. Un jour, une guerre terrible éclata. Une guerre insensée. Son papa, si doux, si gentil, fut forcé d’aller se battre. Il ne revint jamais. Le cœur d’Ayanda fut brisé. Son chagrin se transforma en colère, elle décida alors d´arrêter de grandir.

Dans cet album tout en poésie, on découvre le chagrin d’une petite fille jadis pleine d’entrain face à la guerre. Refuser de grandir pour ne pas devenir comme les adultes imparfaits que tous deviendront un jour, c’est symboliquement très fort. Refuser le système. Refuser les attentes qui nous enferment dans un moule. Refuser la guerre, les conflits. Et peut-être aussi, refuser de comprendre la guerre, car elle est incompréhensible; toute démarche pour tenter de la justifier est vaine. Ayanda refuse d’entendre tout ça. Ayanda veut rester simplement Ayanda, heureuse, souriante, dans un monde beau et rassurant. Le récit de Véronique Tadjo aborde avec délicatesse et justesse le désenchantement que vivront tous les enfants, à un âge plus ou moins précoce. Les illustrations de Bertrand sont un plaisir pour l’imagination et les tons ocres et couleurs chaudes donnent une chaleur inattendue à l’album. J’ai adoré la manière dont il a allongé les torses et les membres des personnages; cela donne beaucoup de dynamisme aux illustrations. Et cette image sublime où la famille de Ayanda devenue géante tente de la faire littéralement rentrer chez elle, ses pieds dépassant inlassablement de la porte d’entrée…

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Les thèmes abordés sont durs, les images aussi. On fait explicitement référence à la guerre, à la mort, au deuil, à la cruauté. Les illustrations montrent des armes, des chars d’assaut militaires, la peur et la détresse sur les visages des personnages. Le père de Ayanda meurt à la guerre. Sa grand-mère meurt peu après de vieillesse. Sa mère est fortement malade et hospitalisée. Ayanda, réalisant qu’elle doit désormais s’occuper de son petit frère seule, décide de se laisser grandir, jusqu’à devenir une géante… On reproche à Ayanda-petite qu’aucun homme ne voudra l’épouser si elle refuse de grandir, mais Ayanda s’en soucie peu. On reproche à Ayanda-géante qu’elle ne trouvera jamais un mari à sa taille, mais ça lui est égal. Car Ayanda est une femme qui lutte. Elle lutte contre les oppressions, contre les massacres de la guerre, contre les attentes réductrices que la société a envers elle… Elle va même jusqu’à affronter, sans armes, des agresseurs armés pour sauver son village. Une femme forte, vous dites? J’ai A-DO-RÉ cet album, quel petit bijou de littérature.

Cet album serait parfait pour le cours d’éthique et culture religieuse, de morale, de philosophie ou de formation personnelle et sociale au niveau scolaire pour des élèves de 10-11-12 ans. Détrompez-vous; les albums d’images ne sont pas que destinés à la petite enfance! Enseignants et instituteurs, utilisez cet album en classe et questionnez vos élèves sur le sens de la guerre, sur le deuil, sur la perte de l’enfance; vous serez étonnés que même si jeunes, ils sont capables de développer un esprit critique.

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Véronique Tadjo & Bertrand Dubois
Maison d’édition: Actes Sud Junior Bouton acheter petit
Année de publication: 2007
ISBN: 9782742769995
Public cible: 7 à 11 ans
Vous aimerez peut-être: Rougejaunenoireblanche, un album jeunesse parfait pour développer le sens critique des jeunes enfants.

Véronique Tadjo est une auteure franco-ivoirienne.

véronique Tadjo

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