The Sun is also a star

The sun is also a star Nicola Yoon

Daniel, 18 ans, est fils de Coréens immigrés à New York. L’année prochaine, il intégrera certainement la prestigieuse université d’Harvard. Natasha, 17 ans, est arrivée de la Jamaïque dix ans auparavant. Ce soir, elle quittera peut-être les États-Unis pour toujours. Il croit à la poésie et à l’amour. Elle croit à la science et aux faits explicables. Ils ont 12 heures pour se rencontrer, se connaître, et s’aimer. Au-delà des différences.

Ce roman m’a fait vivre toute sorte d’émotions : la joie, la peine, l’indignation, l’espoir, la mélancolie. Je me suis souvent retrouvée accrochée à mon livre, les orteils crispés, à crier dans ma tête : « NON, DANIEL, NE FAIT PAS ÇA!! », ou encore « NON, MAIS À QUOI AS-TU PENSÉ, NATASHA ??! ». J’ai aimé les personnages, vrais et authentiques, que j’imaginais facilement croiser par hasard dans les rues de Montréal. Natasha est d’origine jamaïcaine et Daniel, d’origine coréenne. Natasha a l’esprit cartésien et scientifique, alors que Daniel est artiste et romantique. Leur relation, fulgurante et tumultueuse, n’aura duré qu’une journée. Elle sera façonnée par les différences, mais ce sont leurs ressemblances qui feront d’eux un couple gagnant. Et, comme dans la vraie vie, les relations ne sont pas toujours faciles ou heureuses; l’histoire de Natasha et de Daniel aussi. Ce roman nous amène avec lui dans un univers beau et dur à la fois et l’histoire nous est racontée par divers points de vue : celui de Natasha et de Daniel, mais aussi celui de l’avocat chargé du dossier de déportation de la famille Natasha, celui d’une agente d’aéroport ayant des idées suicidaire, celui du père de Natasha, et enfin celui d’un narrateur omniscient qui nous éclaire sur des sujets tels que l’histoire des cheveux au sein des populations noires ou encore l’histoire d’une famille coréenne ayant immigrer aux États-Unis. Un petit bijou de littérature pour jeunes adultes (Young adult fiction), pour ceux qui aiment les récits réalistes, romantiques (mais pas trop) doublés d’une critique sociale. Fabuleux ! J’ai hâte de voir le film. Voici un court extrait du roman signé Nicola Yoon :

Les êtres humains ne sont pas des créatures raisonnables. Au lieu d’être gouvernés par la logique, nous sommes gouvernés par les émotions. Si c’était le contraire, les gens sur cette Terre seraient plus heureux. Par exemple, à cause d’un simple coup de téléphone, j’ai commencé à espérer un miracle.
Je ne crois même pas en Dieu. (p.65)

Nicola Yoon est une auteure américaine née en Jamaïque. 

Nicola Yoon

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nicola Yoon
Maison d’édition
: Le livre de poche Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782017052111
Public cible: Ados
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Entre chiens et loups

Entre chiens et loups blackmanImaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin…Et s’ils changeaient ce monde?

Ceci est une relecture. J’ai d’abord lu Entre chiens et loups lorsque j’étais au secondaire et je me souviens à quel point cette lecture m’avait marqué à l’époque. J’avais 15-16 ans, je commençais à peine à comprendre le monde et l’histoire de l’Humanité – particulièrement en ce qui a trait à la traite des Noirs, à l’esclavage et à la lutte pour les droits civiques. J’étais une adolescente noire qui, comme plusieurs autres, était victime de racisme à l’école (par des camarades de classe ET par des professeurs), et qui cherchait sa place dans le monde. Qu’est-ce que ça voulait dire d’être femme, francophone, noire d’origine haïtienne en Amérique du Nord ? Pourquoi donc est-ce que les gens avaient cette fâcheuse tendance à supposer qui j’étais et ce dont j’étais capable simplement en regardant la couleur de ma peau ? J’avais du mal à trouver réponse à mes questionnements: le tout était si intangible et difficile à cerner ! J’avais moi-même du mal à exprimer ce que je ressentais vis-à-vis tout cela, mais la frustration et le malaise que je ressentais face aux inégalités et au racisme étaient bien réels. Entre chiens et loups a été un véritable exutoire pour moi. Un autre monde était possible ! Et même si le monde dans lequel Sephy et Callum évoluent n’était pas réel, il me faisait réaliser que le racisme concerne davantage un système que des individus, que le privilège est quelque chose de réel sur lequel on a bien peu de pouvoir, que la fragilité blanche (« White Fragility ») existe bel et bien et que les microagressions sont sournoises. C’était mes premiers balbutiements vers une meilleure compréhension des mécanismes qui régissent notre société et de ma place dans le monde.

Et puis, l’histoire de Sephy et Callum m’a gardé en halène du début à la fin. J’ai dévoré tous les tomes de la série et lorsque cela a été terminé, j’étais carrément en deuil ! J’étais triste que tout cela soit fini et j’aurais voulu rester dans l’univers de Malorie Blackman plus longtemps. Ce roman a validé d’une certaine manière ce que je ressentais face au racisme : Au Québec, on aime bien dire que le racisme n’existe pas ici et on tolère mal la chicane ou le conflit. On préfère dire qu’on ne voit pas la couleur ! Combien de fois m’avait-on fait comprendre que la couleur de ma peau n’avait rien à voir avec la manière dont j’étais traitée ? À la longue, ça te met un doute dans la tête ! Pourtant, il y avait bien ces petits gestes, ces petites manières de faire, des petits commentaires glissés ça et là qui me pesaient. À titre d’exemple, il y a un passage dans le roman (p. 70) où une Nihil (une fille blanche, donc) a un pansement marron foncé sur le front qui jure avec la couleur de sa peau. C’est tout bête, on n’y pense pas, mais pourquoi est-ce que tous les pansements disponibles sur le marché son beige ?? Bref, Malorie Blackman a mis le doigt sur toutes ces micro-agressions qui vous verront vous lever en plein milieu de votre lecture pour vous écrier « OUI, C’EST EXACTEMENT ÇA!! » Dans le roman, Dieu a la peau noire et les cheveux crépus, les médias parlent des méfaits des nihils en précisant que c’étaient des nihils, mais pas lorsqu’ils sont commis par des Primas, dans les oeuvres de fiction, les Nihils sont des brutes des alcooliques ou les deux… Ça sonne familier ? De plus, j’ai bien aimé le clin d’oeil de l’auteure à Matthew Henson, car dans le monde de Sephy et Callum, on se souvient de lui comme étant le premier à avoir atteint le pôle nord géographique, mais pas du Blanc (Peary) qui l’accompagnait dans son expédition dans le nord. C’est tout le contraire qui s’est passé dans la réalité !

J’ai adoré suivre l’histoire parallèlement du point de vue de Sephy et de celui de Callum. Ce roman jumelle habilement histoire d’amour, fresque historique, tourments adolescents, passage à l’âge adulte et critique sociale et politique. Un incontournable. Ne passez pas à côté !

* Ce roman a reçu de nombreux prix.

Coup de coeur !

Malorie Blackman est une auteure américaine.

Malorie Blackman

Auteur(s) / illustrateur(s) : Malorie Blackman
Maison d’édition: Milan
Année de publication: 2011 Bouton acheter petit
ISBN: 9782745957252
Public cible: Ados
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L’école du style (tome 1) : Glamour, projecteurs et histoires de coeur

École du style Daïna BéliceDu jour au lendemain, Olivia, 14 ans, est propulsée dans l’univers de la mode alors qu’elle fait des courses avec sa mère. L’agence nouveau genre qui la recrute a choisi de miser sur la beauté naturelle plutôt que sur les standards actuels. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Olivia s’envole à destination de Londres pour son premier défilé. Elle y apprendra en accéléré ce que le monde glamour du mannequinat peut lui offrir : des voyages, certes, mais aussi des amitiés, de la compétition entre mannequins et, qui sait, peut-être même l’amour…

Olivia, le personnage principal de ce roman pour ados est une jeune fille blanche, aux cheveux blonds et bouclés, aux yeux verts et au petit nez rond. Ses lèvres sont aussi « ridiculement épaisses » (p.34). Alors qu’Olivia tente d’entrer dans l’univers de la monde, on dit d’elle qu’elle est une « beauté atypique, non conventionnelle et loin d’être classique » (p.34). Or, il me semble que les filles blanches et blondes correspondent justement au standard de beauté conventionnel dans notre société. Si on veut parler de ses lèvres épaisses qui lui donne un air unique, je ne vois pas pourquoi on les qualifient de ridicules, surtout lorsqu’on sait qu’il s’agit d’un trait commun aux personnes afro-descendantes, alors qu’on exige souvent aux femmes noires qui veulent percer dans le métier d’avoir des traits caucasiens (nez et lèvres fines, par exemple). J’ai été déçue par cette représentation qui renforce les stéréotype et la stigmatisation des personnages noirs en littérature. À la page 119, on fait de nouveau référence à cette idée de « beauté classique » en parlant de Bella, une jeune fille (blanche) aux cheveux châtains.

Le premier personnage noir arrive à la page 110, mais n’a pas un rôle majeur dans le récit. Elle mentionne toutefois que plusieurs grosses boîtes lui ont balancé sans mettre de gants blancs qu’il y avait pas de place pour une fille « comme elle » dans l’industrie de la mode. Lorsque Olivia, étonnée, lui dit qu’elle est « tellement belle » et qu’elle a pourtant « la tête de l’emploi », Ana répond que « [p]our bien des agences, pas si tu es noire avec un nez un peu large. » (p.113) Ce commentaire met Olivia mal à l’aise, mais elle admet qu’elle a elle-même rarement vu des femmes noires dans les magazines de mode et qu’elle trouve le monde est « arriéré » de refuser une mannequin à cause de couleur de sa peau.

Cela étant dit, malgré un départ un peu lent, l’auteure sait entretenir le mystère. Toutefois, on sent beaucoup sa présence derrière la narration de son personnage principal. Faire dire à cette dernière des choses comme « tout un chacun » ou « le stress lié à cette rencontre singulière c’est manifesté tardivement » (p.45), ça sonne plutôt faux venant d’une adolescente de 14 ans. Bref, je n’ai pas aimé ce roman et j’ai eu beaucoup de mal à le terminer ! Dommage.

Ex-mannequin et intervenante psychosociale, Daïna Bélice est une auteure québécoise d’origine haïtienne. 

Daïna Bélice

Auteur(s) / illustrateur(s) : Daïna Bélice
Maison d’édition: HurtubiseBouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782897237486
Lectorat cible: 11 ans et plus
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Toc toc toc, Papa, où es-tu ?

Toc toc toc, papa où es-tuChaque matin, je joue au même jeu avec mon père. TOC, TOC, TOC, il frappe à ma porte, je fais semblant de dormir, jusqu’à lui sauter dans les bras. Mais, un matin. Silence. Papa n’est plus là… Une histoire vraie, un album poignant sur l’absence du père salué par le New York Times.

Je dois absolument débuter cette critique en soulignant la qualité des illustrations de Bryan Collier. Faites de photographies, de collages et d’aquarelles hyper-réalistes, elles témoignent d’un minutieux  travail d’artiste. Tout s’emboîte parfaitement et les techniques mixtes se côtoient comme si elles étaient faites pour être ensemble tout en soutenant habilement le texte. Celle que je préfère, c’est celle où on voit une peinture du jeune garçon devant un miroir où son visage photographié est reflété dans un cadre en bois. Le texte, puissant, ira chercher auprès du lecteur quelques larmes par l’authenticité des émotions véhiculées. L’amour, l’attente, la déception, le manque, l’absence, le vide, l’oubli, l’incompréhension, la perte. En épilogue, l’auteur Daniel Beaty raconte comment la visite de son père en prison a été traumatisante pour lui et comment son absence a créé un énorme vide dans sa vie. L’illustrateur, qui a été touché par le texte de Beaty lorsqu’il l’a entendu sur scène, explique son processus artistique. Cet album fabuleux est à mettre entre toutes les mains.

* Salué par le New York Times.

* Prix Coretta Scott King 2014.

Coup de cœur !

Daniel Beaty est un auteur noir américain.

Daniel Beaty

Bryan Collier est un illustrateur noir américain. 

Bryan Collier

Auteur(s) / illustrateur(s) : Bryan Collier & Daniel Beaty
Maison d’édition: Little Urban Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782374080123
Public cible: 8 à 12 ans.
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Tu ne manqueras jamais d’amour

tu ne manqueras jamais d'amourTu peux manquer de biscuits, tu peux manquer de lait, tu peux manquer de bas, tu peux manquer d’argent, d’idées et d’énergie… Mais tu ne manqueras jamais, au grand jamais, d’amour. On ne peut pas le mesurer dans un récipient. Il est impossible de l’épuiser complètement. L’amour n’est pas un jeu, on ne compte pas les points. On a beau en donner, il en reste toujours plein.

Voilà le genre de livre qu’il faut lire plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités. Les phrases, succinctes, soutiennent des illustrations abondantes d’éléments narratifs complétant le récit. Deux récits sont racontés en parallèles : celui d’une fille au teint foncé, de sa petite sœur encore en couches et de leur chat noir et brun, ainsi que celui d’un garçon roux, de son chien-saucisse et de son lapin. J’aime particulièrement exploiter ce genre d’album avec les grands lecteurs de troisième ou quatrième année, ou encore avec les lecteurs récalcitrants. Car oui, l’album n’est pas réservé à la petite enfance ! N’hésitez pas à en lire avec vos enfants d’âge scolaire. Le récit est tendre, les illustrations sont touchantes, parfois drôles. Un très, très bel album que je recommande vivement !

tu ne manqueras jamais d'amour 2

* L’auteure Helen Docherty est récipiendaire de plusieurs prix littéraires pour la jeunesse.

Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Helen Docherty & Ali Pye
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443165334
Public cible: À partir de 4 ans
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Nous serons toujours là pour toi

Nous serons toujours là pour toi ValentinEn grandissant, votre enfant se pose beaucoup de questions: « Et s’il y a un monstre dans ma chambre ? « , « Et si vous sortez le soir sans moi ? « . Ce livre est là pour le rassurer, en lui faisant comprendre qu’il pourra toujours compter sur vous. 

Le personnage de ce livre est un petit garçon métis qui s’inquiète de tout un tas de petites choses, comme le font bien des enfants. Chaque double page s’attarde à une de ses peurs: sur la page de droite la peur en question, et sur la page de gauche la manière dont les deux parents aident et rassurent leur enfant. Cette narration, répétitive, est très rassurante pour les enfants: ils savent un peu à quoi s’attendre, ils anticipent la suite de l’histoire et font des inférences. Cette capacité à utiliser plusieurs éléments d’une situation pour en tirer une conclusion ou prévoir une réaction fait partie de l’apprentissage des enfants en bas âge. Les histoires les aident beaucoup à développer cette compétence qui leur sera utile tout au long de la vie !

La famille représentée est mixte et hétéroparentale, et se montre, à l’occasion, plutôt hétéronormative. En effet, pour rassurer son garçon malade, la maman se fait infirmière alors que le papa, docteur. Pour chasser les monstres cachés dans la chambre du petit, la maman utilise un balai alors que le papa, un couvercle de casserole en guise de bouclier et un fouet en guise d’épée… Autrement, les deux parents travaillent ensemble, de manière égalitaire et se soutiennent mutuellement dans leur rôle de parents. L’amour qui unit les membres de la famille est tout à fait touchante ! Les illustrations naïves accompagnent bien le texte et facilitent la compréhension auprès des petits qui « liront » les images à défaut de savoir lire les mots. L’illustratrice utilise également l’humour, en faisant apparaître le petit chien de la famille sur chaque page (les enfants s’amuseront à le trouver!), ou en créant des images rigolotes (par exemple, le chien qui vole sur le dos d’un oiseau).

Bref, cet album a pour héros une famille unie par l’affection et qui fait preuve de spontanéité et de collaboration pour faire face au monde. Une lecture douce, parfaite pour l’histoire du soir, qui fera du bien tant aux enfants qu’aux parents. Un beau cadeau à offrir à toute la petite famille !

Je remercie l’auteur Stephan Valentin de m’avoir offert ce livre.

Nous serons toujours là pour toi Valentin 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Stephan Valentin & Denitza Mineva
Maison d’édition: Pfefferkorn
Année de publication: 2017
ISBN: 9783944160306
Public cible: 3 à 6 ans
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L’amour, c’est…

l'amour, c'est...En compagnie d’une fillette et de son caneton, les parents et les enfants découvriront ce qu’est l’amour, à toutes les étapes de la vie.  

Le texte se lit comme un poème qu’il faut savourer à chaque phrase. Le personnage du récit est une fillette noire aux cheveux bouclés coiffés en deux lulus. Elle semble très jeune, mais porte énormément de maquillage; l’épais mascara noir, le fard sur les joues et les lèvres rouges et pulpeuses détonnent avec la petitesse de son corps et sa dentition d’enfant dont il manque d’ailleurs les deux dents d’en avant. J’aurais aimé un peu plus de sobriété. À offrir aux enfants avec précaution car ceux-ci sont très sensibles aux images. Cela dit, j’ai adoré la douceur des illustrations et la manière dont l’auteure rend compte du temps qui passe et de la relation d’amour qui se développe entre la fillette et son canard. Cela fait tout de même du bien de retrouver un personnage noir dans un contexte autre que l’Afrique exotique peuplée d’animaux sauvages. On est ici clairement en occident, dans une grande ville, voir une métropole (probablement New York), où une jeune fille ordinaire vit son quotidien de manière semblable aux gens d’Amérique ou d’Europe. Rafraîchissant.

amour c'est 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Diane Adams & Claire Keane
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443165488
Public cible: 3 à 5 ans
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