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I love my hair!

i love my hairEvery night before she goes to bed, Keyana sits down between her mother’s knees to have her hair combed. But no matter how gently Mama pulls, it sometimes still hurts! Keyana doesn’t feel lucky to have such a head of hair, but Mama says she is because she can wear it any way she chooses. This is a wonderful book about self-acceptance for black girls with natural hair. The little girl as a black doll which I found wonderful, especially knowing how difficult it is to find black dolls in Canada (where I live). It is sometimes difficult for black girls to accept and love their hair as it naturally grows out of their head for various reasons. I believe lack of positive representation greatly contributes to this phenomenon. Young girls as little as 4 or 5 years old sometimes refuse to wear their hair a certain way because none of their friends do, and they never see hair like theirs on TV. This book can contribute to build self-esteem in young girls. It also gives them a positive representation of themselves, which is often lacking in popular media.

Author(s) / illustrator(s) : Natasha Anastasia Tarpley & E. B. Lewis
Publisher: Little, Brown
Publication date: 1998
ISBN: 0316522759
Target audience: 4 to 8 years old

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natasha tarpley

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Le prince bégayant

prince bégayantLe jeune prince africain semble comblé par les dieux. Il a la beauté, la force et la gaieté. Sans peine, il apprend à maîtriser les arts de la lutte, de la danse et de la chasse. Mais dès qu’il veut parler, immanquablement, le prince bégaye. Lui, le superbe, est incapable de s’exprimer. La blessure de son orgueil grandit avec lui et le prince une fois adulte n’est plus que haine. Il fait la guerre sans fin, devient le plus terrible des guerriers. Les victoires se multiplient, sa blessure demeure. Épuisé, le prince quitte le monde des hommes pour celui des animaux, «le pays étrange des êtres qui vont sans mots». Au terme de cette initiation, le prince aura appris l’amour, le bonheur et la façon de se passer de mots.

Cet album est tout simplement magnifique. Le récit est propice à favoriser le développement de l’esprit critique des jeunes. Il est facile de s’identifier au personnage, ou du moins de comprendre son mal-être. Car on peut être aimé, adulé et admiré, mais être aux prises avec des démons intérieurs. Le texte est fluide, rythmé et touchant, et il accompagne très bien les illustrations aux tons terreux ponctués de couleurs plus vives. Un voyage initiatique, un conte sur le passage à l’âge adulte, plein de douceur, de blessures, de poésie et d’humanité. J’ai adoré cet album et j’en recommande vivement la lecture. Attention! Pour lecteurs avertis. Adapté à une animation en classe.

* Prix Chrétien de Troyes 2007

Coup de ❤ !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : François Place
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse
Année de publication: 2006
ISBN: 9782070550692
Public cible: 9 à 13 ans
Vous aimerez peut-être: Ayanda, la petite fille qui ne voulait pas grandir, un album jeunesse pour les plus grands ou encore Je m’appelle Baraka, un livre biographique sur un garçon handicapé.

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À la ferme… Le mouton un peu différent

mouton différentÀ la ferme, Réglisse, un nouveau mouton vient d’arriver. Comme il est de couleur noire, les autres moutons se méfient de lui et le laissent à l’écart. Le Mouton un peu différent est une histoire sur le thème de la différence avec des jeux et des conseils pour dessiner le héros en fin de livre.

Bon. D’accord, j’ai triché. Les personnages de ce livre ne sont pas humains et ne sont donc pas d’origine caribéenne ou africaine. M’enfin… Techniquement. Sauf que la symbolique de la race humaine est bien là, même s’il s’agit de moutons. Réglisse est en effet appelé « noir » même si dans les faits, il est de couleur brune. On fait donc clairement référence à la race telle qu’elle est construite par la société et non pas simplement à une teinte de couleur.

La situation dans laquelle se retrouve Réglisse est famillière à bien des enfants noirs vivant en occident. Arriver dans un environnement où l’on est la seule personne noire, c’est le quotidien pour plusieurs. Le rejet du troupeau de moutons blancs est assez brutal. Réglisse va même jusqu’à se rouler dans l’herbe ou encore plonger dans l’eau en espérant faire disparaître sa couleur noire. Heureusement, une brebis apprend à connaître Réglisse et grâce à elle, ce dernier fini par se faire accepter du groupe. Toutefois, je dois admettre qu’une scène en particulier m’a mise mal à l’aise. Alors que la brebis amène Réglisse pour le présenter au troupeau, les moutons blancs s’approchent du mouton noir et se mettent à l’examiner comme une bête de foire… Et un mouton de s’exclamer: « Venez toucher sa laine! »

touch hair

Euh.

Non.

Ça me semble évident de ne pas toucher les gens sans permission. Pour les personnes de descence africaine ou caribéenne en particulier, combien de fois les gens se permettent-ils de toucher vos cheveux ou votre peau sous un prétexte douteux? Imposer sa fascination pour le corps des autres en envahisant leur espace personnel n’est jamais une bonne idée. Aux parents qui liront ce livre à leur enfant, je vous implore d’également sensibiliser votre progéniture sur les microagressions (petit truc: ne touchez pas les gens sans permission! C’est super impoli!!)

Autre truc qui m’a déplu: l’usage du mot « différent ». Différent de quoi? De qui? En tant que lectrice noire, le choix de ce mot ne cadre pas avec ma réalité. Au contraire, le mouton noir me ressemble tout à fait! Il s’agit donc d’un livre qui ne m’est pas addressé et c’est pourquoi je ne l’ai pas lu aux enfants de mon entourage.

Cela dit, ce livre peut constituer un point d’entrée vers une discution sur la tolérance, un sujet crucial qu’il n’est jamais trop tôt d’aborder avec les enfants.

mouton différent2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christophe Boncens
Maison d’édition: Beluga
Année de publication: 2001
ISBN: 9782371330214
Public cible: 4 à 7 ans.
Vous aimerez peut-être: Dans Gros Chagrin, une petite fille espère elle aussi être blanche jusqu’à ce que son père lui fasse réaliser la beauté de sa couleur de peau.

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Gros chagrin

gros-chagrinNoémie, une petite fille métisse, a un gros chagrin : elle voudrait être blanche, blanche comme son papa. Ému, ce dernier lui raconte l’histoire de Boulou, la petite chatte noire qui voulait être blanche, sauf qu’une fois son souhait exaucé plus personne ne la reconnaissait…

Publié en collaboration avec Amnesty International, cet album a l’avantage d’aborder franchement et sans détour le sujet du rejet de soi à cause de sa couleur de peau. Noémie, le personnage principal, déclare d’un coup à son père:

« J’veux plus être noire! J’veux être blanche, comme toi! »

D’une certaine manière, cet album illustre également les dangers du manque de représentations chez les personnes racisées. Les raisons pour lesquelles Noémie veut devenir blanche sont de l’ordre de la ressemblance, de la reconnaissance. Elle veut être blanche pour être « comme son papa » et « comme [ses] copains d’école ». Il n’y a dans son discours aucune indication qu’elle aurait été victime de racisme. Elle ne dit pas ne pas aimer sa couleur de peau, comme cela a été le cas dans Noire comme le café, blanc comme la lune. Il semble être question d’un enjeu de représentation (et de son absence), donc. Cela dit, les enjeux raciaux sont complexes. Après tout, Noémie ne désire pas être noire comme sa maman adorée ou noire comme sa grand-maman qu’elle aime tant… Étant métissée, elle est déjà considérée par défaut comme étant noire. Le père parvient à amener sa fille à accepter et célébrer son métissage: elle est en effet noire et blanche. Ses deux identités se complète et se nourissent l’une de l’autre.

Le récit est raconté uniquement par le biais de dialogues dans des phylactères (des bulles de type bande dessinées). La mise en page est toute simple. En effet, on tourne les pages un peu comme on regarderait un film: les illustrations sont très semblables d’une page à l’autre. De beaux clins d’oeil ponctuent le livre (par exemple, Noémie-humaine a un petit chat en peluche, alors que Noémie-chaton a une petite poupée noire).

Auteur(s) / illustrateur(s) : Rémi Courgeon
Maison d’édition: Talents Hauts
Année de publication: 2014
ISBN: 9782362660924
Public cible: À partir de 4 ans
Vous aimerez peut-être: Comme elle ressemble à mon papa de Pili Mandelbaum, un livre jeunesse sur un enfant métissé qui rejette son identité noire.

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Sur les traces de Loubaye Dantor

loubaye dantorAuteur(s) / illustrateur(s) : Jean Fils-Aimé

Maison d’édition: Bayard Canada

Année de publication: 2015

ISBN: 9782895796671

Public cible: À partir de 13 ans

Résumé: Entre les jokes à l’école et les explications sur mes origines haïtiennes, j’ai l’impression d’être un alien. Mes parents auraient vraiment pu trouver mieux. C’est bien simple, je déteste ce prénom. Je supporte encore moins tout ce qu’il représente. Il me condamne à ne jamais m’éloigner de mes racines, alors que je suis avant tout Québécois. Je refuse d’être enfermé dans une culture, dont j’ignore presque tout. C’est un pays associé à la misère et aux catastrophes naturelles. Mais si cette île avait bien plus à m’offrir?

Mon avis: La littérature jeunesse manque de diversité ethnique et raciale. Quel vent de fraîcheur que de lire ce livre dont le personnage principal, né au Québec (Canada), est d’origine haïtienne. Une rareté dans le paysage de l’édition adressée aux enfants. Les questionnements de Loubaye sur son identité (est-il québécois ou haïtien?), le rejet de ses origines haïtiennes tout en ayant le sentiment de ne pas être totalement québécois… plusieurs ados de la deuxième génération d’immigration pourront s’y identifier. On en apprend un peu sur Haïti et sur sa richesse. Très court, ce livre est un « mini-roman pour adolescents », de petits livres de moins de 100 pages, à la mise en page aérée (on aime ou pas), qu’on lit en un trajet aller-retour en autobus ou en métro. Ce format plaira aux lecteurs récalcitrants. Le ton est parfois un peu trop calculé et les dialogues, peu naturels, rendant le récit mécanique. Quelques passages invraisemblables au niveau du récit. Malgré tout, voilà un livre à lire, si ce n’est pour montrer aux ados racisés qu’il existe des romans dont les personnages principaux les ressemblent, et qui se posent les mêmes questions qu’eux sur leur identité et sur leur place dans le monde. Certains passages sexistes. Quelques passages créoles (traduits en bas de page). Contexte québécois.

Je n’aime pas qu’on m’enferme dans une identité. Je me sens comme dans une cellule de prison. Ou une camisole de force. Je suis Haïtien d’origine, mais aussi un Québécois d’un genre nouveau. Je suis né ici. J’aime le rap, le hip-hop et le slam. On me considère comme un Noir. Je crois plutôt que je suis black. Voilà qui je suis vraiment. J’ai bien dit black! Noir, pour moi, c’est négatif et réducteur. Ça fait appel à la couleur de la peau.  Être black, c’est plus qu’une couleur. C’est un style de vie, une façon d’habiter le monde. (p.26)

Découvrez l’auteur et essayiste canadien Jean Fils-Aimé

jean fils aimé

Vous aimerez peut-être: Oublier Camille, un mini-roman pour ados sur un garçon qui doit apprendre à accepter sa mixité raciale et qui se questionne sur son orientation sexuelle.

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Moi, je m’aime !

je m'aimeAuteur(s) / illustrateur(s) : Karen Beaumont & David Catrow

Maison d’édition: Éditions Scholastic

Année de publication: 2006

ISBN: 0439941563

Public cible: À partir de 5 ans

Résumé: Une fillette espiègle énumère tout ce qu’elle aime chez elle et les raisons pour lesquelles elle s’aime telle qu’elle est.

Mon avis: Magnifique, cet album ! Un livre jeunesse mettant en scène un personnage noir, heureux, à la chevelure rebelle et adorable, qui crie à la face du monde qu’elle s’aime. Puissant. Des illustrations colorées tout en poésie. J’aurais sans l’ombre d’un doute beaucoup aimé qu’on me lise cette histoire étant enfant et pouvoir ainsi me reconnaître en la narratrice, noire comme moi, les cheveux crépus comme moi, pleine d’imagination comme moi. Un livre tout désigné pour insuffler l’estime de soi chez un enfant d’origine caribéenne ou africaine.

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Coup de !

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D’un monde à l’autre

d'un monde a l'autreAuteur(s) / illustrateur(s) : Daria Michel Scotti & Kalonji

Maison d’édition: La joie de lire

Année de publication: 2008

ISBN: 9782882584335

Public cible: À partir de 7 ans

Résumé: Un dimanche, Ben rentre dans le bureau de son grand père ; une pièce magique. Il y a là tous les trésors que grand-père a ramené de ses lointains voyages : des statuettes africaines, des bouddhas dorés, des lances… Ben regarde avec fascination ces objets qui ont tous une histoire. Lui aussi a une histoire, il est né dans un autre pays, a eu d’autres parents avant ceux d’aujourd’hui. Grand-père raconte alors à Ben que dans bien des cultures les enfants sont adoptés, du Pôle Nord au Ghana en passant par la Malaisie ; il n’y a là aucune fatalité.

Mon avis: Un enfant découvre que bien d’autres enfants sont adoptés comme lui et ce, partout dans le monde. Très jolies illustrations. Narration au « je », le livre se lit comme un roman, bien qu’il s’agisse d’un livre d’images. Très bien!

Vous aimerez peut-être: C’est pour ça! de Babette Cole, un livre jeunesse qui explore le sens de la vie.

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