Moi aussi je suis triste

Moi aussi je suis tristeAs-tu déjà perdu ton jouet préféré ? Serais-tu triste sans ton animal familier ? Comment te sentirais-tu ? Tes yeux se rempliraient-ils de larmes ? L’histoire d’Omar et de Chloé t’apprendra comment on peut réagir quand on est triste. La collection Moi aussi, je… aide les enfants à comprendre ce qu’ils ressentent et, ainsi, à vivre plus sereinement de nouvelles émotions et de nouvelles expériences.

Les histoires de Chloé et d’Omar sont distinctes; il s’agit de deux cas de figure où un enfant s’est senti triste. Alors que Chloé a perdu son jouet préféré, Omar est contraint de se départir de son chat car sa mère en est devenue allergique.

Féminine et sociable, Chloé est une petite fille noire au teint foncé. Malheureuse de ne pas pouvoir apporter son jouet à l’école comme à l’habitude, Chloé est consolée par sa mère et se confie à ses amis dans la cour de récréation. Sept pages sont consacrées à son histoire dans cet album qui en contient 24. En plus de l’histoire d’Omar, on retrouve une section « Se sentir mieux » qui explique comment les deux personnages principaux sont parvenus à surmonter leur tristesse. On retrouve également en fin d’album un glossaire ainsi que des trucs et astuces pour aller plus loin où l’éditeur suggère des activités à faire avec les enfants pour les aider à comprendre le sentiment de tristesse et à explorer ensemble cette émotion à partir de l’histoire. Dans ce livre, Chloé n’a pas plus ni moins d’importance qu’Omar. Elle vit une situation du quotidien à laquelle plusieurs enfants pourront s’identifier. Elle est noire, oui, mais au fond, elle aurait pu ne pas l’être et cela n’aurait rien changé au récit. Ce genre de représentation est extrêmement positif : le personnage noir n’est ni exotique, ni représentatif de toute une population. Son existence n’est pas justifiée par la présence de difficultés raciales ou par la réduction de sa raison d’être à sa différence par rapport aux personnages blancs, comme c’est souvent le cas en littérature jeunesse. En fait, sa couleur de peau n’a absolument rien à voir avec ce qui lui arrive. Cela normalise sa présence en tant que personnage racisé dans un livre pour enfant. Bravo !

moi aussi je suis triste 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Moira Butterfield & Holly Sterling
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9781443152747
Public cible: 4 à 8 ans.

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Tu ne manqueras jamais d’amour

tu ne manqueras jamais d'amourTu peux manquer de biscuits, tu peux manquer de lait, tu peux manquer de bas, tu peux manquer d’argent, d’idées et d’énergie… Mais tu ne manqueras jamais, au grand jamais, d’amour. On ne peut pas le mesurer dans un récipient. Il est impossible de l’épuiser complètement. L’amour n’est pas un jeu, on ne compte pas les points. On a beau en donner, il en reste toujours plein.

Voilà le genre de livre qu’il faut lire plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités. Les phrases, succinctes, soutiennent des illustrations abondantes d’éléments narratifs complétant le récit. Deux récits sont racontés en parallèles : celui d’une fille au teint foncé, de sa petite sœur encore en couches et de leur chat noir et brun, ainsi que celui d’un garçon roux, de son chien-saucisse et de son lapin. J’aime particulièrement exploiter ce genre d’album avec les grands lecteurs de troisième ou quatrième année, ou encore avec les lecteurs récalcitrants. Car oui, l’album n’est pas réservé à la petite enfance ! N’hésitez pas à en lire avec vos enfants d’âge scolaire. Le récit est tendre, les illustrations sont touchantes, parfois drôles. Un très, très bel album que je recommande vivement !

tu ne manqueras jamais d'amour 2

* L’auteure Helen Docherty est récipiendaire de plusieurs prix littéraires pour la jeunesse.

Je remercie les éditions Scholastic de m’avoir offert ce livre. 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Helen Docherty & Ali Pye
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443165334
Public cible: À partir de 4 ans
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Ami ! Ami ?

Ami Ami Chris RaschkaUne succession de séquences, à la manière d’un dessin animé qui exprime l’amitié et la fraternité au-delà de toutes les différences. Des dessins efficaces aux couleurs franches et aux traits simples illustrent cette histoire inhabituelle en 39 mots.

Cet album, c’est d’abord une rencontre. Une rencontre entre deux garçons, l’un noir, qui interpelle celui qui lui fait face, un jeune Blanc timide. En toute simplicité. Un mot échangé à la foi, un, pas plus. Parfois interrogatif, parfois exclamatif. Pourtant, c’est toute la complexité et la beauté d’une 1ère rencontre et d’une nouvelle amitié que nous dévoile de page en page le talentueux Chris Raschka. Leurs gestes et leur posture parle aussi beaucoup. Enseignants de premier cycle, à la lecture de cet album en classe, encouragez vos élèves à porter attention au non verbal des personnages. Une lecture excellente, que je conseille vivement !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Chris Raschka
Maison d’édition: Éditions Joie de lire
Année de publication: 2011
ISBN: 9782889080649
Public cible: À partir de 4 ans

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Carl et Elsa prennent le large

CCarl et Elsa prennent le large‘est l’été. Carl et Elsa se dirigent vers la plage. Ils vont bien sûr se baigner. Et creuser un trou dans le sable. Le trou le plus profond du monde. Mais que vont-ils en faire ? Un piège pour capturer des bêtes sauvages ? Un château de pirates pour monter la garde face au grand large ? Parce que l’océan fourmille de créatures en tous genres : des étoiles de mer, des anémones, des crabes mais aussi des pieuvres et des phoques qu’il va falloir apprivoiser ? Une aventure riche en émotions pour les deux inséparables amis, qui va de loin dépasser leur imagination.

Cet album de 32 pages est absolument charmant. Il croque un moment de vie en famille et entre amis par une belle journée d’été sur le bord de la plage. Elsa, une petite fille blanche, est fonceuse. Elle prend généralement les devants, proposant les activités et initiant les jeux. Elle aime aussi jouer à la pirate. GIRL POWER ! Carl, un petit garçon au teint brun, est plus craintif , notamment au moment d’entrer dans l’eau. Heureusement que son amie est là pour l’encourager. Lorsque Carl se fera un bobo suite à un accident causé par Elsa, les deux amis auront un différent. Toutefois, Elsa finira par s’excuser et leurs jeux continueront.

Au départ, le texte écrit tout petit en bas des pages ne m’a pas plu. Puis, j’ai réalisé qu’au contraire, cela laisse toute la place aux magnifiques illustrations qui s’étendent sur les deux pages. Je recommande vivement !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Jenny Westin Verona & Jesus Verona
Maison d’édition: Éditions Cambourakis Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782366243314
Public cible: À partir de 4 ans

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Quelle tête !

quelle tête robert munschAshley adore ses beaux cheveux, mais il faut une ÉTERNITÉ pour les tresser. Peut-être que sa grand-mère pourra l’aider…

Vous le savez, j’adore Robert Munsch. Ses histoires sont inventives, originales, drôles, tordantes, superbement illustrées et un plaisir à lire et à relire. Il offre toujours une représentation positive de personnes racisées et ça me plait. Je vous le dit, l’un de mes objectifs de vie est d’avoir la totalité des albums de Robert Munsch !! 🙂 Dans Quelle tête!, on découvre l’histoire d’une petite fille noire, Ashley, qui, comme bien des petites filles noires dans la vraie vie, doit tresser ses cheveux pour les garder beaux et en santé, contrairement aux petites filles blanches, autochtones ou asiatiques qui peuvent sans trop de problèmes laisser leurs cheveux détachés 24h sur 24h. Il faut savoir que les cheveux dans la communauté noire, c’est politique, c’est communautaire, c’est identitaire, c’est historique, c’est social. Bref, c’est sacré. Et même si j’adore Robert Munsch, je me suis dit en voyant ce livre écrit par un homme blanc de classe moyenne « Isshhhh… J’espère que ce sera une représentation correcte et qu’il ne sera pas à côté de la track. » Eh bien non. Robert Munsch a encore réussi à nous offrir un album fantastique avec des péripéties loufoques et une finale savoureuse. YAY !!!

Au début de l’histoire, Ashley a les cheveux pleins de nœuds, si bien qu’un oiseau y a fait son nid ! C’est le moment de démêler tout ça et de se « tresser la tête » comme on dit chez moi. Deux heures plus tard, la voilà toute jolie, des billes blanches au bout de ses tresses et le sourire jusqu’aux oreilles. Mais Ashley n’est pas contente de devoir passer autant de temps entre les genoux de sa mère pour se faire coiffer. Avec la complicité de sa grand-mère, elle entreprend de tresser les cheveux de la mère d’Ashley ! Trois heures plus tard, la maman d’Ashley est aussi toute jolie avec des tresses. Mais la maman d’Ashley est mécontente que cela ait pris autant de temps (3 heures!). C’est le tour de… la maîtresse d’école qui passait par là ! Elle aussi se fera tresser les cheveux (cela prendra 6 heures) ! Et vous savez quoi ? Même le chat de compagnie d’Ashley décide de tresser les poils du chien de la famille. Le chat est HI-LA-RANT, caché à toutes les pages, en trait d’élaborer son plan machiavélique comme seuls les chats savent le faire. Bref, vous l’aurez compris, on est dans du Robert Munsch classique et on adore !!! Il parvient à dédramatiser une routine bien familière aux familles noires: le soin des cheveux crépus. Un tour de force.

Ai-je besoin de mentionner que vous devez absolument vous procurer ce livre pour votre bibliothèque personnelle ? Cliquez vite sur le bouton acheter ci-dessous et il vous sera envoyé par la poste. 😉

quelle tête robert munsch 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Robert Munsch
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9781443157407
Public cible: 4 à 9 ans

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Terminus

terminus christian robinson matt de la penaLors de leur voyage en bus, Tom et sa grand-mère découvrent la beauté du monde qui les entoure…

Terminus est un album qu’on lit lentement. Pour admirer les illustrations et savourer les mots. L’illustrateur Christian Robinson utilise avec beaucoup d’inventivité des techniques mixtes telles que la peinture, le collage, l’estampe et le fusain.

Le récit est très bien mené. Au départ, on peut croire que Tom et sa grand-mère sont moins privilégiés que d’autres personnes de leur communauté et on se pose beaucoup de questions, tout comme Tom. Pourquoi prennent-ils l’autobus ? Pourquoi n’ont-ils pas de voiture ? Le quartier couvert de déchets et de graffitis est-il celui de leur maison? Se rendent-ils à une soupe populaire pour dîner ? Eh bien, non, non et non. Tom et sa grand-mère se rendent dans un quartier défavorisé après une matinée à l’église pour y faire du bénévolat. Et c’est magnifique. La grand-mère de Tom trouve toujours les réponses les plus justes, appropriées, authentiques et poétiques qu’il soit. À travers leur trajet en autobus, on découvre toute la bonté, la générosité, le respect et le don de soi dont nous sommes tous capables. Tous les éléments sont là pour faire de Terminus un album qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque personnelle. Fabuleux !

Coup de cœur !

* Médaille Caldecott 2016

* Livre d’honneur 2016 du Coretta Scott King Illustrator

* Médaille John Newberry 2016

 

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Christian Robinson est un illustrateur américain.

christian robinson

Je remercie les Éditions des éléphants de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Robinson & Matt De La Peña
Maison d’édition: Les Éditions des éléphants Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9782372730273
Public cible: À partir de 4 ans
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Fourchon

fourchonSa maman est une cuillère. Son papa est une fourchette. Lui, il est un peu des deux. Voici Fourchon ! Il a beau tenter de passer pour une cuillère, puis pour une fourchette, Fourchon n’est jamais choisi lorsque vient le temps de se mettre à table…

Publié dans la collection « Pamplemousse » aux éditions La Pastèque, cet album de Kyo Maclear et Isabelle Arsenault se démarque par son originalité. Il traite de la différence, quelle qu’elle soit, et chaque lecteur pourrait y voir quelque chose de différent. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu dans ce livre car j’y vois une analogie avec la mixité raciale. Une maman cuillère et un papa couteau, c’est un peu comme une maman noire et un papa blanc ou vice-versa; c’est pareil et différent à la fois. Fourchon, quant à lui, a hérité des caractéristiques physiques de ses deux géniteurs: la rondeur de sa mère et les pointes de son père. Les enfants métisses pourront s’y identifier facilement.

L’album traite aussi du sentiment d’appartenance et du rejet. Fourchon est bien embêté de n’être pas « une seule chose » et les autres ustensiles le lui font bien sentir. Autrement dit, il détonne, comme les enfants noirs grandissant dans des environnements où il n’y a que des blancs, ou comme les personnes chrétiennes qui vivent dans des pays à majorité musulmane, ou comme des hispanophones discutant dans un café où la clientèle est presque exclusivement francophone… Bref, tous ces moments où certaines personnes ne sont pas tout à fait comme les autres. Malheureux, Fourchon se dit qu’il faut choisir: soit être une cuillère, soit être une fourchette, mais pas les deux en même temps. Il fera preuve d’inventivité en portant un chapeau melon pour se donner un air de cuillère, mais les fourchettes le jugent trop rond. Il tentera alors de porter une couronne de papier pour avoir l’air d’une fourchette, mais les cuillères le jugèrent trop pointu. À la lecture de ce passage, on peut se demander pourquoi Fourchon n’a pas choisi de porter le chapeau melon auprès des cuillères et la couronne de papier auprès des fourchettes. Je pense que là n’est pas vraiment la question; être accepté au sein d’un groupe parce qu’on porte un masque n’est pas ce que veut Fourchon. Il veut plutôt être accepté tel qu’il est. Ce passage démontre tout de même comment le rejet s’articule dans la société: être trop noir(e) pour les blancs ou trop blanc(he) pour les noirs, cela c’est bien sûr déjà vu, encore aujourd’hui ! La solution que propose les auteures n’est pas de trouver un groupe d’ustensiles qui ressemblent à Fourchon (car des instruments de cuisine qui ne ressemblent ni à cuillère, ni à des fourchettes, bien sûr qu’il y en a: les couteaux, les baguettes chinoises, le presse-ail, le rouleau à pâtisserie, la théière, le malaxeur, les verres à vins, etc.) Fourchon finira plutôt par trouver sa place dans la cuisine (c’est-à-dire le monde) en réalisant que parfois, on a besoin justement de quelque chose d’un peu plus rond qu’une cuillère, mais d’une peu plus pointu qu’une cuillère…

Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont très belles, mais les couleurs choisies sont un peu fades et n’ont pas plu aux enfants à qui j’ai lu ce livre. Aussi, les pages 17-18 où l’on voit une éclaboussure de ce qu’on devine être de la sauce tomate accompagnée de fruits coupés et d’une moitié de poisson ont suscité des réactions négatives auprès d’eux: dégoût, peur, incompréhension. Les plus jeunes ont décroché à partir de ce moment-là, ne comprenant pas que « la chose malpropre » était un bébé, et encore moins pourquoi on le qualifiait de « chose » comme si c’était un objet. Les pages suivantes où la panique s’installe auprès des ustensiles tâchées de sauce rouge évoquent une scène de guerre ensanglantée. Ensuite, la scène où l’on aperçoit l’ombre de « la chose malpropre » effraie, certains enfants ont même pensé que Fourchon était en grave danger et ne comprenaient pas pourquoi il souriait à la fin. La morale de l’histoire est que Fourchon est en réalité parfait tel qu’il est. Bref, la force de l’album est un peu perdue dans la deuxième moitié un peu violente où les illustrations ne parvient pas à toucher le lectorat cible: les enfants.

Bref, aucun personnage noir n’est présent dans cet album jeunesse, même si un deuxième ou troisième niveau de lecture permet d’y voir des personnes métissées. À la toute fin, on découvre que la chose « malpropre » est un bébé blanc. Voilà donc un album au sujet intéressant et traité d’une manière intelligente et inventive, mais dont les illustrations, bien que magnifiques, semblent déplaire à certains enfants.

* Prix jeunesse des libraires du Québec

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Kyo Maclear & Isabelle Arsenault
Maison d’édition: La pastèque éditeur Bouton acheter petit
Année de publication: 2011
ISBN: 9782923841038
Public cible: 4 à 6 ans
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