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Petit Robot

Petit robot Ben HatkeD’un côté, il y a une petite fille. Elle est bricoleuse et débrouillarde. De l’autre un petit robot tombé d’un camion… La rencontre a lieu et l’aventure commence. Il faut tout d’abord réparer ce petit robot qui visiblement est cassé. Mais heureusement la petite fille a de l’idée. Et les voilà bien vite à marcher tous les deux. Elle lui montre son univers. Mais à l’usine, les machines implacables donnent l’alerte. Il manque un robot… Bientôt, les deux amis jouent ensemble. Après une course dans la forêt, ils se retrouvent tous les deux face au grillage de l’usine et découvrent un énorme trou. Un énorme robot a pour mission de retrouver l’élément manquant. La course-poursuite entre les deux robots commencent. Et le duel est inégal. Petit robot se retrouve vite à l’usine, de nouveau prisonnier. C’est sans compter sur l’imagination bricoleuse de la petite qui va bien vite trouver la solution et libérer le petit Robot. Ils vont retrouver la liberté… et de nombreux amis, car la demoiselle n’a pas chômé. Elle a réparé et « redonné vie » à de nombreuses machines. La balade et la complicité entre la petite et le robot peut reprendre son cours… 

Je suis sans mots. Cette bande dessinée, presque sans texte, est géniale, loin des gros Petit Robot Ben hatke 2titres commerciaux édulcorés et sans saveur. Et elle m’a touché droit au cœur. Tout simplement sublime ! Les couleurs sont choisies avec soin, et les expressions des personnages sont réalistes et nuancées. Et voilà une bande dessinée pour les enfants avec un personnages principal noir (une fille d’ailleurs) et en plus, elle sait bricoler des robots ! Elle n’est pas parfaite, elle a un peu de mal à se faire des amis et à trouver sa place dans le monde, un peu comme ce petit robot croisé sur son chemin. Un peu comme nous tous. Ce livre est FA-BU-LEUX. Il faut absolument que vous le lisiez, vous ne regretterez pas (car oui, il vous plaira aussi en tant qu’adultes!) Et n’oubliez pas de le faire lire aux enfants de votre entourage.

Coup de cœur !

* Prix Eisner 2016 du roman graphique au Comic-Con de San Diego.

* Prix Gryphon.

* Dans la sélection « Meilleurs livres de l’année 2015 » de Kirkus Review.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Ben Hatke
Maison d’édition: Éditions FrimousseBouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782352413363
Public cible: À partir de 8 ans
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Neïba Je-sais-tout : Tu sais garder un secret ?

Neïba-Je-Sais-ToutNeïba est une petite fille de 9 ans drôle, curieuse et un peu mauvaise foi (mais c’est ce qui fait tout son charme). Le jour où elle apprend un secret sur son frère, Ibrahima, elle promet de ne pas le dévoiler, sans se douter des conséquences que cela pourrait avoir si elle le laissait filer…

Enfin un livre où le personnage principal est noir et où on ne parle à aucune moment du racisme, de l’esclavage ou de la pauvreté ! Neïba est une petite fille noire, mais cela ne change rien au récit. On ne raconte pas l’histoire d’une « fille noire », mais simplement l’histoire d’une « fille », une fille comme les autres, qui a des amis d’école, des voisins d’immeuble, un frère, deux parents présents. Une enfant comme les autres qui doit garder un secret, et comme pour bien des enfants, c’est difficile de garder un secret ! Dès les premières pages, la personnalité éclatée et attachante de Neïba charme. Elle s’adresse directement au lecteur comme un ami s’adresse à un autre. Parfois impertinente, mais toujours drôle, on s’amuse beaucoup à lire son histoire.

Malgré quelques coquilles, la plume de Madina Guissé est vivante, presque orale, et on se plait à lire ce roman plein d’humour. Les illustrations de Lyly blabla, lumineuses, m’ont beaucoup plu. On retrouve certains dialogues dans des phylactères et du texte en lettres attachées.

Bref, j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman. Madina Guissé est assurément une auteure à suivre ! Contexte français.

Madina Guissé est une auteure française.

Madina Guissé

Je remercie l’auteure Madina Guissé de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Madina Guissé
Maison d’édition: Publishroom Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9791023606102
Public cible: 7 à 11 ans
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Probouditi !

probouditiLe jour de son anniversaire, Calvin assiste au spectacle du magicien Lomax le magnifique. Impatient d’essayer lui-même ses techniques d’hypnose, il les applique à sa jeune soeur Trudy en lui faisant croire qu’elle est un chien. Toute la journée, la petite Trudy aboie et marche à quatre pattes, menant la vie dure à son frère qui a oublié le mot à prononcer pour faire cesser l’état d’hypnose. (c) À livres ouverts.

Calvin ne s’entend pas bien avec sa petite sœur et adore l’embêter. Il la rejette parfois et l’exclue de ses jeux. J’ai eu pitié pour elle, car elle souhaite vraiment pouvoir passer du temps avec son frère. Cela a été difficile de la voir ainsi rejetée; certains y verront même de l’intimidation.

Cela dit, la fin du livre semble suggérer que ce n’est pas la petite Trudy qu’il faut prendre en pitié, mais peut-être bien son frère car Trudy est bien plus futée qu’elle n’y paraît. On ne saura jamais si se comporter en chien a été pour elle une manière détournée d’obtenir ce qu’elle voulait et si elle a fait semblant d’être hypnotisée. Au fond, devrions-nous avoir pitié de Calvin qui ne sera jamais rien d’autre qu’un enfant méchant et égoïste ? Et puis, n’existe-t-il pas toujours une certaine compétition entre les membres d’une même fratrie ?

Il est également possible d’aborder ce livre sous l’angle du contexte des États-Unis de la seconde moitié du XXe siècle. Les voitures anciennes arpentent les rues, les deux garçons noirs s’assoient à l’avant de l’autobus publique qui les ramène chez eux, le décor de la probouditi 2maison familiale, la mode vestimentaire et les jeux auxquels jouent les enfants sont d’autant d’éléments à analyser pour bien comprendre le contexte historique. Cet album offre donc plusieurs points d’entrée. Tout n’est pas dit, tout n’est pas clair. Je recommande donc une lecture accompagnée. Il serait idéal pour une lecture en classe ! D’ailleurs, le site web À livres ouverts offre plusieurs pistes de réflexions pour une exploitation en classe de 4ème, 5ème ou 6ème année du primaire.

Je ne peux passer sous silence les illustrations précises et détaillées de Chris Van Allsburg. Les tons de sépia offrent chaleur et se déploient tels des tableaux de grands maîtres sous les yeux des lecteurs.

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Chris Van Allsburg
Maison d’édition: L’École des loisirs
Année de publication: 2006
ISBN: 9782211086592
Public cible: 8 à 11 ans

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Carl et Elsa prennent le large

CCarl et Elsa prennent le large‘est l’été. Carl et Elsa se dirigent vers la plage. Ils vont bien sûr se baigner. Et creuser un trou dans le sable. Le trou le plus profond du monde. Mais que vont-ils en faire ? Un piège pour capturer des bêtes sauvages ? Un château de pirates pour monter la garde face au grand large ? Parce que l’océan fourmille de créatures en tous genres : des étoiles de mer, des anémones, des crabes mais aussi des pieuvres et des phoques qu’il va falloir apprivoiser ? Une aventure riche en émotions pour les deux inséparables amis, qui va de loin dépasser leur imagination.

Cet album de 32 pages est absolument charmant. Il croque un moment de vie en famille et entre amis par une belle journée d’été sur le bord de la plage. Elsa, une petite fille blanche, est fonceuse. Elle prend généralement les devants, proposant les activités et initiant les jeux. Elle aime aussi jouer à la pirate. GIRL POWER ! Carl, un petit garçon au teint brun, est plus craintif , notamment au moment d’entrer dans l’eau. Heureusement que son amie est là pour l’encourager. Lorsque Carl se fera un bobo suite à un accident causé par Elsa, les deux amis auront un différent. Toutefois, Elsa finira par s’excuser et leurs jeux continueront.

Au départ, le texte écrit tout petit en bas des pages ne m’a pas plu. Puis, j’ai réalisé qu’au contraire, cela laisse toute la place aux magnifiques illustrations qui s’étendent sur les deux pages. Je recommande vivement !

Carl et elsa prennent le large 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jenny Westin Verona & Jesus Verona
Maison d’édition: Éditions Cambourakis Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782366243314
Public cible: À partir de 4 ans

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Frères

JFrères Kwame Alexander.jpgosh et Jordan sont jumeaux, tous les deux stars de leur équipe de basketball. Guidés par leur père, grand joueur retraité surnommé « Le Boss », les deux frères sont inséparables, dans la vie comme sur le terrain. À mi-chemin entre le slam et le vers libre, Frères, est un texte magnifique qui utilise avec finesse les règles du basket pour dire l’importance de la famille, de l’amour et du libre arbitre.

Une fois qu’on s’est habitué à la traduction française très européenne, ce roman pour adolescents signé Kwame Alexander ne peut que nous charmer.

Josh, le narrateur, énumère en page 22 ce qu’il aime de ses cheveux qu’il porte en dreadlocks. Je ne le dirai jamais assez, mais les cheveux ont une importance capitale pour les personnes afro-descendantes. Pour Josh, ses locks sont des ailes, façonnées mèches par mèches, et constituent une partie intégrante de sa personne. J’ai trouvé cela puissant.

Mes dreads : 5 raisons

5. Certains de mes rappeurs préférés en ont:
Lil Wayne, 2 Chainz et Wale.

4. Elles me donnent l’impression
d’être un roi.

3. Personne d’autre sinon
n’en a dans l’équipe, et

2. ça aide les joueurs à nous
distinguer, moi et JB.

Mais
la vraie raison, c’est que

1. un jour j’ai vu la
vidéo de papa
qui dunk par-dessus
un pivot croate de deux mètres douze
dans l’émission Les meilleurs dunks de tous les temps…
Il décolle — ses longs
cheveux torsadés se déploient
comme des ailes
qui le portent très haut
plus haut
que le cercle.

J’ai su ce jour-là
qu’à moi aussi il me faudrait
des ailes pour m’envoler

Au niveau de la représentation, on a ici deux garçons noirs américains qui jouent au basketball et qui se passionnent pour ce sport. Leur père est présent dans leur vie et s’occupe des tâches ménagères, tandis que leur mère est directrice adjointe de l’école secondaire où ils étudient. Leurs parents s’aiment et se respectent. Ils sont studieux. Josh récolte des A+ en cours d’anglais et rêve d’étudier à l’Université Duke. Premier de classe, il fait aussi du bénévolat à la bibliothèque. Leur mère leur répète sans cesse l’importance des études et les force à livre un livre chaque soir. Ces garçons ce permettent de pleurer lors des moments difficiles et c’est normalisé dans l’histoire. Josh et Jordan grandissent et prennent en maturité au fur et à mesure que le récit avance: Le terrain de basketball est pour eux un terrain d’apprentissage du sport, oui, mais aussi de la vie. Et malgré une rivalité dans la fratrie, Josh et Jordan ont une relation saine. Leur réactions opposées face à la maladie de leur père et l’histoire d’amour de Jordan avec une fille de l’école les éloignera au début, mais finira par les rapprocher.

Le texte en vers libre, déstabilisant au départ, se révèle être une manière fabuleuse de raconter cette histoire. Cette poésie se prête tout aussi bien aux matchs de basketball endiablés qu’aux conflits entre frères. L’auteur a choisi d’inclure une série de règles léguées par leur père qui, plutôt que d’alourdir le récit, lui profère sagesse et  profondeur.

Règle no 3

Ne laissez jamais personne
baisser le panier pour vous.
Les attentes des autres
dépendent de leurs propres limites.
Le ciel, voilà votre limite, mes garçons.
Visez toujours
le soleil
et c’est vous qui brillerez.

Les chutes à la fin des chapitres nous donnent le goût de continuer notre lecture. Difficile de poser ce livre ! Ce roman est excellent et plaira tant aux adolescents récalcitrants qu’aux mordus de lecture. Fortement recommandé !

* Newbery Medal

* Prix Coretta Scott King

Coup de cœur !

Kwame Alexander est un auteur noir américain.

Kwame alexander

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kwame Alexander
Maison d’édition: Albin Michel Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782226328502
Public cible: Ados
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L’ours brun qui voulait être blanc


ours-brun-qui-voulait-etre-blancUn ours brun qui s’ennuie seul dans sa forêt décide de partir à l’aventure. Baluchon sur le dos, il observe plusieurs choses qu’il n’a jamais vues auparavant. Mais c’est une fois arrivé au pôle Nord qu’il fait une découverte des plus surprenantes: là-bas, tous les ours sont blancs.

Ce livre n’est pas qu’une histoire sur la l’identité raciale. C’est avant tout une histoire sur l’ouverture sur le monde, sur le départ du cocon familial et sur l’autonomie. C’est l’histoire d’un ours brun, oui, mais aussi l’histoire d’un ours qui apprend à se débrouiller seul. Il est très sûr de lui, d’ailleurs, jusqu’à ce qu’il rencontre pour la première fois une ourse blanche et ses amies (blanches également) qui insiste un peu trop sur la couleur de sa fourrure. Intimidé par toute cette attention, l’ours décide de se mettre à l’abri des regards indiscrets. Jamais auparavant la couleur de sa fourrure avait-elle été un élément distinctif de sa personne. Et même si les commentaires des ourses blanches et des pingouins sont positifs (« Ça amincit! », « C’est original! », « Le foncé [est] aussi beau que le pâle »), l’ours prend soudainement conscience de sa différence. Il n’est pas qu’un ours. Il est un ours BRUN. Heureusement, il finit par renouer avec l’ourse blanche pour faire plus ample connaissance. Voilà une histoire sur la découverte de l’Autre. Couverture matelassée.

ours-brun-qui-voulait-blanc.jpg

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jean Leroy & Bérengère Delaporte
Maison d’édition: Éditions les 400 Coups
Année de publication: 2012
ISBN: 9782895406044
Public cible: 3 à 5 ans
Vous aimerez peut-être: Le mouton un peu différent, un livre d’images qui met en scène des animaux de la ferme, ou encore Fourchon, un livre jeunesse qui parle de la différence et de l’acceptation de soi.

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J’en ai assez de la 1re année !

PaJ'en ai assez de la première année .jpgrfois, le changement est difficile, mais il peut aussi avoir du bon. Stella adore être dans la classe de Mme Cartier. Elle s’inquiète quand elle apprend le départ de son enseignante. Elle craint que la personne qui la remplacera ne sache pas comment s’y prendre. Stella décide d’écrire une lettre au directeur pour lui faire part de ses inquiétudes. Elle menace d’abonner l’école si ses exigences ne sont pas satisfaites. Une histoire touchante sur la relation privilégiée entre les enseignants et leurs élèves.

Les illustrations de Tom Goldsmith, faites au pinceau avec de l’encre et de l’aquarelle selon la technique du lavis, sont douces et colorées. Ses illustrations laissent suffisamment de place au texte sans briser l’équilibre entre les deux; chaque page se lit aisément et se regarde comme un tout.

Stella est le personnage principal du récit. Débrouillarde et obéissante, mais de nature inquiète, elle n’hésite pas à se confier à ses parents sur sa crainte de voir son enseignante quitter pour le reste de l’année scolaire. Ceux-ci ont une bonne écoute et tentent de la rassurer. La famille de cet album ressemble à n’importe quelle famille occidentale: ils mangent des repas équilibrés en famille, ont un chien de compagnie et affichent les dessins de leur enfant sur le réfrigérateur. Les auteurs nous donnent également beaucoup d’information sur Stella, se qui la rend encore plus réelle, comme si elle était une petite fille comme une autre que l’on pourrait rencontrer dans la cours d’école, à la bibliothèque ou au centre commercial. Elle aime dessiner (surtout des chats) et faire de la peinture, apprécie les bonnes blagues (-Toc toc toc. – Qui est là? – Jean. – Jean qui ? – J’en ai marre des devoirs ! 🙂 ), a encore un peu de difficulté à attacher ses lacets et aime lire des livres avec beaucoup d’images. Au fond, Stella est une fille noire et cela ne change absolument rien à l’histoire. Une représentation comme je les aime. Fortement recommandé !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Nancy Wilcox Richards & Tom Goldsmith
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9781443139205
Public cible: 6-7 ans
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